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Economie

Accord de pêche: Demain le deuxième round

Par L'Economiste | Edition N°:889 Le 07/11/2000 | Partager

. Les négociations de Rabat seront marquées par la réponse européenne. La pression espagnole exigera d'autres concessions de la partie marocaine surtout concernant le débarquement des prisesL'Union Européenne (UE) met les bouchées doubles. C'est donc demain mercredi 8 novembre que les négociateurs se retrouvent à Rabat pour un deuxième round. Le Maroc avait donné à Bruxelles fin octobre sa réponse aux propositions européennes. L'UE a eu plus d'une semaine pour examiner l'offre marocaine. Les négociations entrent donc dans une phase décisive, d'autant que le temps presse. L'UE souhaite aboutir à la conclusion d'un accord avant la date anniversaire de la fin du dernier accord (fin novembre 1999).En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les négociateurs vont aller dans le détail. Ils vont reprendre point par point le contenu de l'offre marocaine et formuler les attentes de la flotte communautaire. En gros, l'offre marocaine est basée sur l'estimation des ressources halieutiques et la capacité de pêche de la flotte marocaine. Des concessions sont attendues sur le segment de la pêche hauturière où la flotte marocaine n'est pas bien développée. Le prochain accord ne sera pas aussi long que le dernier (4 ans). La formule de 24 mois arrange le Maroc. Elle est assortie de deux conditions: fixer le volume à pêcher et débarquer toutes les prises dans les ports marocains. Reste à savoir si ces ports sont équipés pour accueillir toutes les prises. L'infrastructure actuelle ne le permet pas. Et c'est là où intervient une autre condition du package marocain: développer la filière à terre. Certaines propositions européennes abondent dans ce sens. En effet, l'UE envisage d'accompagner le Maroc dans le développement du secteur de la pêche dans le cadre du plan quinquennal. Ses offres portent sur l'investissement dans les infrastructures portuaires comme l'extension des quais, la construction des marchés de gros, de criées et l'amélioration de la chaîne de froid.Quant au montant annuel de la redevance, il sera de l'ordre de 125 millions d'Euros, soit près de 1,2 milliard de DH.Sur les espèces menacées, la position marocaine ne varie pas d'un iota: la priorité est à la sauvegarde de ses ressources halieutiques. Sur ce registre, les réserves des crustacés et céphalopodes, qui sont les plus convoitées par les armateurs, sont en diminution. Il faudra fixer les limites objectives pour les préserver.Autre point cardinal de la réponse marocaine, le volet social. Il s'agit de développer la pêche artisanale qui assure près de 300.000 emplois directs. Sur ce plan, l'UE est prête à concentrer ses efforts sur le développement de ce secteur. Les petits ports de pêche ont besoin d'investissement. Les petits bateaux qui débarquent leurs prises à terre ne trouvent pas d'installations frigorifiques ni de machines à produire des glaces. Il faudra y remédier.


Double déception

Près d'un an après le départ de la flotte communautaire, rien n'a vraiment changé pour le consommateur marocain. Les prix du poisson sur les marchés sont toujours aussi chers. L'offre, en qualité comme en quantité, est restée la même.Déception du citoyen, mais également du gouvernement. Le manque à gagner pour le Trésor marocain (1,2 milliard de DH) n'a pas été compensé par les recettes fiscales. Celles-ci n'ont pas augmenté d'un radis durant la période du non-accord. Les professionnels pour leur part, rejettent la responsabilité de cette situation. Selon eux, l'absence d'une politique de pêche est la cause de tous les maux. oM.C.


. Retrait d'accréditation à Claude Juvenal: Premières réactionsClaude Juvenal, chef du bureau de l'AFP à Rabat, ne pourra plus exercer au Maroc. Le gouvernement marocain lui a retiré son accréditation vendredi dernier et signifié son expulsion dans les 72 heures. Motif: Le journaliste se serait «écarté de l'éthique et de la déontologie en dénaturant toutes les initiatives et réformes M. Claude Juvenal et non le bureau de l'AFP à Rabat. La direction générale de l'Agence française a protesté contre ces mesures qualifiées de «graves et tout à fait inhabituelles«. Même étonnement chez l'organisation de Reporters Sans Frontières (RSF) qui a saisi le Premier ministre M. Abderrahman Youssoufi pour revenir sur cette décision. Pour RSF, cette mesure démontre «l'intolérance croissante dont font preuve les autorités marocaines à l'égard du travail des professionnels«. Autre réaction, celle de l'AMDH (Association Marocaine des Droits de l'Homme) qui a condamné le retrait de l'accréditation, soulignant «qu'elle est contraire à la déclaration universelle des droits de l'Homme et au pacte international relatif aux droits civils et politiques que le Maroc a ratifié«. . L'Euro se stabiliseL'Euro s'est légèrement apprécié hier matin (0,8694 USD) après une intervention de la Banque Centrale Européenne (BCE). La devise européenne est restée tout de même sous le seuil psychologique des 0,87 Dollar. L'Euro avait atteint son plus bas niveau historique le 26 octobre dernier à 0,8230 Dollar, perdant ainsi près de 30% de sa valeur depuis son lancement.La BCE se montre discrète sur les montants mobilisés pour cette opération et les détails de l'intervention. Les analystes ont été surpris que la BCE se jette à l'eau juste avant les élections présidentielles américaines et sans l'appui de la Réserve Fédérale Américaine. L'institution de Francfort justifie son intervention par son inquiétude «quant aux répercussions globales et internes du taux de change de l'Euro«.
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