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Affaires

Accor entrevoit une saison faste en 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. Dans cette interview exclusive à L'Economiste, Benjamin Cohen, vice-président du directoire du groupe Accor, en charge des Finances et du Développement hôtelier, des Loisirs et du Tourisme, prédit une reprise mondiale du tourisme en 2004. La sortie du Japon de la récession et la vigueur de la croissance américaine malgré un dollar faible, lui font dire que «l'horizon se dégage». . L'Economiste: Comment voyez-vous évoluer la conjoncture touristique après deux années plutôt moyennes?- Benjamin Cohen: Je suis un des rares professionnels à penser que 2004 verra le début d'une période faste. Le sujet déborde le simple cadre du tourisme. Les circonstances font que les Etats-Unis redémarrent très fort avec une croissance de plus de 8 points au troisième trimestre. La deuxième raison d'être optimiste tient au réveil de l'Asie. Son économie tournait jusqu'à présent avec un seul moteur, mais voit arriver la reprise du Japon ainsi que celle de l'Inde, qui s'achemine vers une croissance de 7%. Cette région qui était freinée par le Sras et la peur du terrorisme, est en train de retrouver un nouvel élan, ce qui devrait augmenter sa contribution à l'économie mondiale. Par ailleurs, l'Europe reprend des couleurs, en espérant que la parité euro-dollar ne soit pas aussi déséquilibrée qu'elle ne l'ait actuellement. Sauf à étouffer la reprise, les experts de la Banque centrale européenne doivent faire attention à ne pas laisser se creuser cet écart entre l'euro et le dollar. Je crois qu'il y a une prise de conscience à la présidence de la Banque centrale européenne. Reste les problèmes du Moyen-Orient où, au fond, on peut espérer une évolution positive. En Iran, il y a un peu plus de tempérance dans les excès du fondamentalisme, et dans la société, les jeunes poussent à un peu plus d'ouverture. Cela pourrait être relayé avec la paix recouvrée en Irak à terme. Ce sont là des tendances lourdes sur lesquelles le tourisme peut asseoir sa croissance.. Mais les images comptent beaucoup dans le secteur touristique et on n'est pas à l'abri d'un brusque retournement…- J'en conviens, mais je reste convaincu que ces tendances lourdes peuvent faire basculer l'opinion qui a été jusqu'à présent irriguée par l'enchaînement des mauvaises nouvelles. Elles ont commencé par le ralentissement économique, puis les actes terroristes, le Sras et les tensions diverses. Tous ces facteurs ont poussé les gens à se recroqueviller sur eux-mêmes. Ils ont certes ralenti le tourisme international, mais pas au point de l'arrêter. C'est cela qui me rend optimiste. Selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme, 700 millions de personnes sont sorties de leurs frontières nationales cette année. C'est considérable et c'est un chiffre en légère progression par rapport aux années précédentes. Il ne faut donc pas tomber dans un excès de pessimisme, même s'il y a des pays qui ont subi les contrecoups du terrorisme, dont malheureusement le Maroc. Malgré tout, dans le Royaume, pour la saison 2003, les arrivées internationales seront du même niveau que celles de 2002 en dépit des attentats du 16 mai.Je dois d'ailleurs rendre hommage aux autorités marocaines pour la façon dont elles ont géré la crise née de ces attentats. L'activité avait baissé le mois suivant ces évènements, mais elle a repris rapidement parce que les opérateurs avaient la conviction que les pouvoirs publics avaient pris le taureau par les cornes. Il peut y avoir des accidents de parcours, mais je suis plus que jamais convaincu que l'horizon se dégage.. Chercher de nouveaux relais de croissance. Les vingt-et-une unités que compte le portefeuille du groupe Accor au Maroc sont-elles rentables?- Il faudra attendre encore quelques années pour rentabiliser nos unités parce que nous sortons à peine de la phase de lancement. Si la société Risma n'est pas encore bénéficiaire, en revanche, son cash-flow est aujourd'hui positif. La montée en régime de nos opérations est parfaitement contrôlée. Je n'ai aucune inquiétude à ce propos et nous allons continuer notre plan de développement. Après cinq ans d'activité au Maroc, Risma entame la deuxième phase après celle du décollage. Au cours des 3-4 prochaines années, notre perspective sera d'apporter une impulsion nouvelle au développement avec quelques grands objectifs. Nous voulons occuper une place centrale à Casablanca en nous appuyant sur le projet du Casa-City Center sur lequel le dernier Conseil de surveillance s'est prononcé favorablement. La pose de la première pierre interviendra en février 2004. Pour démarrer, il sera construit un hôtel Novotel et un Ibis, soit 500 chambres, suivis des aménagements complémentaires, notamment les parkings les bureaux et centres commerciaux. La deuxième étape du projet comprend la construction d'un hôtel Sofitel. L'autre grand projet au niveau de Risma est de lancer sur un mode majeur, l'hôtellerie économique. Nous avons déjà l'expérience avec la chaîne Ibis Moussafir, qui est un élément d'équilibre entre l'hôtellerie de luxe et le moyen de gamme. L'autre objectif est d'épauler par notre présence dans les grands centres médiatiques, le développement du tourisme international vers le Maroc. Sur des marchés importants, nous pouvons mettre à profit notre expérience pour convaincre les Français, mais aussi des touristes d'autres pays européens, notamment l'Espagne, de venir au Maroc. La France, c'est 45% de la fréquentation étrangère au Maroc, et l'Espagne seulement 10%. Face à la baisse de la clientèle allemande, il faut trouver d'autres relais de croissance. . Si vous aviez trois voeux à formuler au Père Noël pour votre activité au Maroc, quels seraient-ils?- Je lui demanderais d'avoir plus de dessertes aériennes directes, des crédits moins chers et la paix dans le monde afin de favoriser les déplacements internationaux.


Tickets-restaurant dès l'année prochaine

Le groupe Accor annonce le démarrage avant la fin 2004, de l'activité d'émission des tickets-restaurant au Maroc «pour aider les salariés à avoir le moyen de se nourrir à des conditions convenables dans les restaurants près de leur lieu de travail». Les démarches entreprises par ses responsables auprès des autorités ont été concluantes. Les ministères de l'Emploi et des Finances se sont montrés prêts à encourager le groupe dans son projet. En tout cas, si la généralisation de l'horaire continu se concrétisait, cela ouvrirait bien des opportunités. Accor Services, filiale du groupe hôtelier, est numéro un mondial sur ce créneau. A en croire Benjamin Cohen, le patron Finances et de la branche hôtellerie et loisirs du groupe, tous les jours, 13 millions de personnes utilisent le ticket-restaurant Accor Services pour se restaurer sur le lieu de travail. Les études de marché ont convaincu le groupe à se lancer sur ce créneau où Sodexho est encore seule à se battre. Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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