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Politique

Abdelwahad Radi au Club de L’Economiste
Radi: L’USFP n’est plus un superparti

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Le parti préfère la critique constructive à la confrontation conflictuelle. L’abstention massive du 7 septembre n’était pas pour punir les partis«Un soutien critique au gouvernement». Depuis qu’elle a été adoptée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP), cette position n’a cessé d’alimenter les polémiques. Abdelwahad Radi, ministre de la Justice et membre du Bureau politique du parti, justifie cette décision prise le 21 octobre dernier: «Il s’agit d’une décision tout à fait normale de notre parti, dans la mesure où nous avons la responsabilité de discuter toutes les décisions prises par le gouvernement dont nous faisons partie», explique-t-il. En revanche, «un soutien conflictuel pourrait créer une atmosphère d’instabilité susceptible d’entraver les actions gouvernementales», ajoute-t-il. C’est la défense de l’intérêt national qui a motivé la position de l’USFP. «Le jeu de la démocratie veut qu’il y ait une opposition constructive où tous les acteurs contribuent à l’avènement de l’Etat de droit», commente Radi. D’ailleurs, le souci de l’intérêt public est avancé par toutes les autres formations politiques comme étant leur priorité. Or, le soutien critique de l’USFP au gouvernement Abbas El Fassi a suscité parfois l’étonnement en raison de l’appartenance de cette formation politique au bloc de la Koutla dont le parti majoritaire de l’Istiqlal est membre fondateur. Cette décision a été perçue comme étant paradoxale par certains observateurs. Ces derniers avancent que les partis intégrés dans une coalition gouvernementale ne peuvent pas critiquer les actions menées par celle-ci. En réponse, le ministre de la Justice fait savoir que «l’USFP a toujours été une force de proposition au sein du gouvernement». «Notre parti a milité, depuis toujours, pour la modernité, la démocratie, le progrès et la justice sociale. Il ne peut, en aucun cas, être un “aval-tout”», commente-t-il. «Tout ce qui va à l’encontre de nos valeurs sera discuté de manière à défendre l’intérêt public», martèle-t-il.Le scrutin du 7 septembre 2007 fait encore parler de lui. Le ministre apporte sa contribution au débat. Pour lui, l’abstention de près de 70% des électeurs n’était pas un acte entrepris en vue de punir les partis politiques. «Les gens n’en connaissaient pas l’enjeu», explique-t-il. Connaisseur des réalités électorales, le ministre procède à une analyse du comportement électoral du Marocain ordinaire. «Un rapport de donnant/donnant ou encore de clientélisme lie ce dernier au candidat», affirme-t-il. Au mieux, le Marocain succombe à la pression de la collectivité et vote de façon collective: «Une sorte de démocratie tribale», commente le ministre de la Justice. Au pire, «le Marocain pense que le candidat ne se présente aux élections que pour se servir une fois élu. Il réclame alors sa part du gâteau, immédiatement», renchérit-il.C’est la faute aux partis conservateurs qui entretiennent l’état actuel des choses et ne cherchent pas à modifier l’existant. L’USFP, que Radi range parmi les partis progressistes, «cherche, elle, à donner de l’autonomie au citoyen». «La démocratie, c’est l’individualisme. Le vote doit être individuel», martèle le ministre. Les analyses du ministre Radi (tribalisme, clientélisme) expliquent bien pourquoi et comment on vote. Cependant, elles ne renseignent en rien sur le pourquoi du «non-vote». La raison résiderait probablement dans le fait que pour l’électeur tous les partis se ressemblent. Le ministre socialiste le confirme: «Tout le monde parle aujourd’hui de démocratie; nous avons perdu notre statut de superparti et c’est tant mieux parce que nous avons gagné la bataille de l’instauration de la démocratie». Au gouvernement, l’USFP ne s’est pas non plus distinguée des pratiques précédentes. «On nous demande de tenir un discours d’opposition alors qu’on est aux commandes. C’est totalement incohérent», argue-t-il. L’USFP a retourné la veste pour certains, elle s’est, au contraire, modernisée pour d’autres. Une chose est sûre, les voix qui appellent à la refonte d’une nouvelle identité du parti de la rose n’ont jamais été aussi nombreuses.RHA & NT.

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