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    Economie

    Abattoirs de Casablanca: Le bras de fer se durcit

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    . Des ouvriers observent depuis lundi un sit-in devant l’entreprise. Les chevillards s’y mettent aussiDEPUIS lundi, les chevillards, les ouvriers et l’administration des abattoirs de Casablanca sont en guerre ouverte. Les employés avaient appelé à une grève de deux jours pour les 7 et 8 septembre. «Nous avons été surpris par le licenciement de 40 de nos confrères et nous sommes solidaires avec eux», explique Mostapha El Ouadi, secrétaire général adjoint de l’UGTM. Actuellement, 170 employés observent un sit-in illimité devant les abattoirs.Et pourtant, ces derniers fonctionnent normalement, si l’on en croit Mehmet Ellici, directeur opération à Unluer Maroc, la société concessionnaire turque: «La situation est normale. Les effectifs en place, 220 environ, dont la plupart sont des anciens, sont suffisants pour assurer le travail. De plus, il n’y a aucun problème de qualité ni de quantité au niveau des viandes qui sortent des abattoirs». El Ouadi n’est pas du même avis. Pour lui, l’administration, pour casser le mouvement de grève, a fait appel à des «extras» qui n’ont aucune expérience dans le domaine de l’abattage. «L’administration veut ainsi intimider les ouvriers grévistes et exige de ceux qui veulent reprendre le travail de signer de leurs empreintes digitales un document vierge. Les risques de chantage sont là». Les revendications des employés concernent l’augmentation des salaires, l’implication du bureau syndical dans les prises de décisions de l’administration des abattoirs, l’obtention d’une carte de travail, l’octroi d’une prime de productivité, l’ouverture des 12 vestiaires au lieu de 2 actuellement, l’application du smig… A cela Ellici rétorque: «Cela fait à peine trois mois que nous avons pris en main la gestion des abattoirs. Tous ces problèmes existaient bien avant notre arrivée. Nous avons déjà fait une augmentation générale de 5% des salaires. Comme dans toute entreprise à travers le monde entier, nous devons attendre la fin de l’exercice pour savoir si notre entreprise dégagera des bénéfices. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons décider d’une éventuelle révision des conditions salariales des ouvriers». Le responsable des abattoirs appelle donc les ouvriers à la patience. Selon El Ouadi, certains ouvriers pourront aller jusqu’à s’immoler par le feu si aucune solution n’est trouvée à leur problème. «A présent, seul le maire de la ville de Casablanca est capable de débloquer la situation», précise-t-il avec une note d’amertume.L’autre mouvement social qui touche directement les abattoirs, la grève déclenchée depuis lundi dernier par les chevillards. «Nous ne sommes pas concernés par cette grève. C’est un conflit entre les chevillards et la commune». «Le taux de participation est de 98%. Et pour casser notre mouvement, les autorités provinciales et locales et la commune urbaine de Casablanca mobilisent, depuis dimanche dernier, les opérateurs de l’abattage clandestin, ce qui prouve que ce secteur bénéficie de protections et de complicités à tous les niveaux», déclare Mohamed Dahbi, coordonnateur préfectoral de l’Union générale des entreprises et professions, chargé du dossier des abattoirs.


    Conflit dans le conflit

    PARMI les revendications des chevillards, la restitution de la licence d’abattage retirée par la commune de Casablanca à trois de leurs confrères, dont un représentant syndical, l’organisation d’un vrai dialogue pour décider de l’avenir des abattoirs, le rétablissement des deux commissions de lutte contre l’abattage clandestin …«Au début, il y avait deux commissions, dont l’une ordinaire, opérant de jour, et la seconde, exceptionnelle, qui faisait des inspections les soirs, les weekends et jours fériés. Et depuis le 28 août, ces commissions ont été suspendues sur ordre du conseil de la ville pour l’empêcher de faire son travail et protéger les tueries clandestines», affirme Dahbi, coordonnateur préfectoral de l’Union générale des entreprises et professions, chargé du dossier des abattoirs. Pour rappel, ces commissions sont composées du service économique et des services vétérinaires de la wilaya de Casablanca, de policiers et des représentants des chevillards en tant qu’observateurs.Hassan EL ARIF

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