×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Abattoirs casablancais: Des résistances au transfert?

Par L'Economiste | Edition N°:1144 Le 15/11/2001 | Partager

. Cela fait plus d'un an que les nouveaux établissements sont prêts sans que les activités n'y soient déménagées!. Les usagers des anciens abattoirs s'inquiètent toujours pour leur avenirPlus de peur que de mal. La grève de zèle menée avant-hier par les usagers des abattoirs de Casablanca n'a eu qu'une incidence temporaire sur l'approvisionnement du marché. L'activité a normalement repris hier avec un pic de production de 800 bovins (la moyenne est de 600).Certains expliquent ce mouvement par la marginalisation des différents corps de métiers dans la préparation du lancement des nouveaux abattoirs situés au quartier My Rachid. «Ils s'interrogent sur leur avenir après la mise en marche des nouveaux abattoirs. A travers cette grève, ils souhaitaient attirer l'attention des autorités. Opération réussie. Ils ont été convoqués hier à une réunion d'urgence tenue à la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) en la présence de son secrétaire général, Omar Akhssasse. Le dossier, en raison des enjeux financiers qu'il implique, a été repris, apprend-t-on, par Driss Benhima. Le wali mettra-t-il de l'ordre dans une affaire dont la conduite a été une succession de désordre de zones d'ombres et de retards? Rappel: En janvier 1990, un concours ouvert international, pour l'étude et la construction des nouveaux abattoirs de Casablanca clé en main, a été lancé par la CUC. Trois candidats avaient soumissionné. Il s'agit de Ramon Vizcaino, Bouygues et de LV Salamanca. Le groupement retenu a été celui conduit par l'Espagnol Ramon Vizcaino. Le dossier fut géré directement par l'ancien président de la CUC, Abdelmoughit Slimani.Pour le financement de ce projet, la CUC avait obtenu un crédit de 69,18 millions de dollars, octroyé par le gouvernement espagnol. Les entités financières retenues étaient l'Instituto de Credito Oficial (ICO pour 50%) et BBV (Banco Bilbao Vizcaya: 50% du crédit). La première annuité de ce prêt est exigible depuis la mi-2000. Elle se chiffre à plusieurs centaines de millions de DH.Sept ans plus tard, en 1997, les travaux sont enfin lancés. Ils s'achèvent en janvier 2000 et la livraison provisoire des abattoirs s'effectuera le 12 septembre de la même année. Cela fait donc plus d'un an que les nouveaux établissements sont prêts sans que les activités n'y soient déménagées! Des essais d'abattage y ont été effectués la semaine dernière. Ils ont été jugés «normaux».Le déménagement, explique-t-on, bute sur le choix de la société gestionnaire. Un grand flou enveloppe ce dossier. Le nom de la société Abatca avait circulé au début. Elle aurait même signé des contrats pour la gestion. Seulement, «il s'est avéré que c'est une société écran», indique sous couvert d'anonymat un fonctionnaire de la CUC. Les responsables de Ramon Vizcaino, constructeur des abattoirs, avaient également manifesté leur volonté de prendre en gestion l'établissement. Rien ne filtre. Hier, à l'heure où nous mettions sous presse, l'ensemble des responsables préfectoraux et communaux en charge du dossier étaient en réunion.Aniss MAGHRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc