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Le Portugal veut remporter le match!

Par Safall FALL | Edition N°:4812 Le 13/07/2016 | Partager
Tecnimed investit près de 300 millions de DH dans les anticancéreux
C’est le 2e plus gros laboratoire du marché portugais
Energies renouvelables, métallurgie, automobile… là où vont les investissements
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A l’international, le groupe pharmaceutique portugais pèse quelque 132 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sa présence sur le marché marocain se limitait, jusque-là, au volet commercial (Ph. Khalifa)

C’est la première unité de fabrication d’anticancéreux sous forme de génériques du Maroc. Le groupe pharmaceutique Tecnimed, deuxième plus important sur le marché portugais, vient de démarrer les activités de sa nouvelle unité industrielle au Maroc. D’un investissement de près de 300 millions de DH, le site d’Atlas Pharm, la filiale locale du groupe, est le premier investissement de l’enseigne à l’international. L’usine s’étend sur une superficie totale de 10 hectares au niveau de la zone industrielle de Berrechid, dont 3.400 m2 occupés par les installations de production. Elle sera dédiée à la production de médicaments génériques anticancéreux. «La commercialisation des premiers lots devrait intervenir dès cette fin de semaine, et les premières opérations à l’export sont lancées depuis le mois dernier», explique Yassin Bitar, directeur de l’ingénierie et de la maintenance industrielle. L’industriel démarre par des traitements du cancer du sein. La capacité de production annuelle est de 4 millions d’unités. Les objectifs sont clairs. Il s’agit d’abord d’approvisionner le marché local en produits anticancéreux, ainsi que de renforcer les exportations sur les marchés à fort potentiel, en l’occurrence européen et subsaharien. «Nous comptons faire de cette plateforme un hub pour nos opérations dans le continent», poursuit le manager. Cet investissement n’est d’ailleurs qu’un premier pas. D’autres projets d’extension d’activité sont déjà à l’étude. L’objectif serait de doubler la superficie actuelle à moyen terme, sur un foncier attenant au site existant d’une superficie de 15 hectares. 
Ce n’est pas uniquement sur la pharmacie que le rapprochement s’opère. Les deux pays viennent de lancer l’étude de faisabilité du projet d’interconnexion électrique d’une capacité de 1.000 MW. Elle devrait permettre le renforcement des échanges d’électricité entre les deux rives de la Méditerranée. L’objectif, à terme, est d’établir un hub énergétique méditerranéen à trois pôles: Lisbonne, Madrid et Rabat.  «Les énergies renouvelables seront au cœur de cette stratégie», déclare Manuel Caldeira Cabral, le ministre portugais de l’Economie. Pour le responsable, il est important que les gouvernements des deux pays renforcent leur coopération en la matière pour booster les investissements de part et d’autre. Le business portugais lorgne aussi des positionnements sur le secteur de l’investissement touristique, du transport aérien via sa compagnie TAP (cf. L’Economiste n°4714 du 23 février 2016), ainsi que dans les industries de pointe de l’automobile et de l’aéronautique. Dans la métallurgie, le groupe portugais Famedal se prépare à un investissement de 50 millions de DH pour le lancement de ses premières installations industrielles au Maroc. Par ailleurs, le géant portugais des matériaux de construction, O Feliz, planche depuis plusieurs mois déjà sur un projet d’implantation sur le marché local. Pour un modeste classement de 28e investisseur au Maroc, il est vrai qu’il reste encore bien des marges d’amélioration.
 «Le Maroc est une porte naturelle sur le continent africain au profit du secteur privé portugais, notamment les marchés d’Afrique francophone», poursuit le ministre. La récente visite de travail du président portugais Marcelo Rebelo de Sousa constituait déjà un signal fort. 

 

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