×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Ne dites pas Méditel, mais Orange Maroc
DNES à Paris, Hassan EL ARIF

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4812 Le 13/07/2016 | Partager
Le basculement interviendra avant la fin de l’année
Un nouveau DG pour conduire le changement
stepane_richard_4812.jpg
 

C’est à l’occasion de l’organisation de l’Euro 2016 en France que le conseil d’administration de Méditel s’est délocalisé, lundi 11 juillet, à Paris. 
A l’ordre du jour, l’examen des comptes du premier semestre de l’opérateur télécoms et la nomination d’Yves Gauthier en tant que nouveau directeur général de Méditel en remplacement de Taïeb Belkahia, secrétaire général et DG par intérim. La nomination de ce responsable à ce poste n’est pas fortuite. 
C’est lui qui a piloté le rebranding de Mobinil, filiale égyptienne du groupe Orange en mars dernier. C’est encore lui qui a été chargé d’effectuer le même travail chez Méditel, qui deviendra Orange Maroc avant la fin de l’année.   Yves Gauthier prendra ses nouvelles fonctions en septembre prochain.
Le changement de marque de Méditel était à l’ordre du jour depuis l’entrée du groupe français dans l’actionnariat de la société marocaine en 2010 en accord avec ses partenaires, en l’occurrence la CDG et Finance.com, qui détient chacun 25,5% du capital. Si la date précise du changement de l’enseigne n’est pas encore fixée, la seule certitude est que le basculement interviendra avant la fin de cette année. «Nous avions besoin de connaître la société de l’intérieur et nos grands partenaires. Nous devions également tenir compte de la stratégie des uns et des autres, des spécificités du marché, mais nous nous préparons pour que le rebranding puisse avoir lieu d’ici fin 2016», annonce Stéphane Richard, PDG d’Orange, au cours de sa première rencontre avec les médias marocains au quartier général du groupe Orange à Paris. 
Ce changement suscite déjà des frémissements sur le marché. A commencer par l’utilisation de la couleur par la concurrence. «Une chose est certaine: nous comptons garder la couleur orange, qui est la même dans tous les pays où nous sommes présents. Et si elle est déjà utilisée par un concurrent, c’est peut-être un signe d’inquiétude ou de bienvenue», ironise le PDG. Le management du groupe Orange promet que le rebranding se traduira par des investissements à la fois dans la promotion de la marque et l’enrichissement de l’offre des services. «Il faut que le client sente vraiment qu’il y a un changement lié à l’arrivée de la marque Orange au Maroc. Ce qui implique la refonte d’un certain nombre d’offres, l’arrivée de nouveaux services et l’accès à des innovations du groupe», explique Richard. 
C’est le nouveau directeur général de Méditel qui sera chargé d’appuyer sur le bouton du changement de marque commerciale. Comme il l’a d’ailleurs fait pour la filiale égyptienne d’Orange. «Notre société représente un certain standard en Belgique, en France, ou ailleurs. Il faut qu’on retrouve les mêmes standards. Ce qui nécessitera une certaine adaptation du parcours client, des produits…», précise Gauthier. Orange s’appuiera sur un réseau de points de vente ainsi que le web. Méditel compte déjà quelque 260 magasins franchisés et une soixantaine de boutiques en propre. Ces points de vente arboreront l’identité visuelle d’Orange. 
D’ici fin 2016, Orange compte ouvrir un Smart Store pour offrir aux clients une nouvelle expérience de shopping. Mais tous les magasins actuels n’ont pas vocation à devenir des smart stores, qui représente un concept différencié.
Le management assure que le changement de marque n’est pas une fin en soi. Certes, cela permettra aux clients de retrouver la même qualité de service dans les 28 pays où Orange est implanté et dans plus de 200 marchés où il offre ses services. Mais le géant français des télécoms devra jouer des coudes pour grignoter de nouvelles parts de marché. Data, fixe, mobile, vidéo, fibre optique, tous les segments seront exploités au maximum pour améliorer les revenus de l’entreprise dans «marché mature, où le retour de croissance de revenu est difficile, principalement au niveau de la téléphonie mobile», confie Stéphane Richard. En 2006, le revenu par minute/voix était de 6 DH. Aujourd’hui, il est de 1,20 DH. Les nouvelles offres et les budgets sont en cours de finalisation avec les équipes locales. Mais pour d’évidentes considérations de confidentialité, le management reste silencieux. 

 Il faut une vraie concurrence sur le fixe 

 «NOUS nous positionnons sur le mobile, et nous comptons faire la différence sur ce segment. Mais le fixe reste une nécessité car nous ne pouvons nous cantonner sur le mobile à long terme», explique Stéphane Richard, PDG d’Orange. Sauf que les conditions d’ouverture de ce segment sont difficiles. «Il faut dire les choses telles qu’elles sont: cela pose le problème de Maroc Telecom qui reste dans une position de quasi monopole sur le fixe. Si l’on veut pénétrer le marché du fixe, il faut obtenir que la régulation sectorielle s’applique comme partout dans le monde et que l’opérateur historique soit contraint d’ouvrir ses infrastructures dans des conditions régulées», signale le PDG, qui affirme qu’il y a un dispositif de régulation, mais qui n’existe que sur le papier.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc