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    Analyse

    Usine PSA Maroc
    Coup d’envoi du chantier fin juillet

    Par Amin RBOUB | Edition N°:4811 Le 12/07/2016 | Partager
    Le transfert de propriété du terrain sera opéré cette semaine
    Les premiers bâtiments sortiront de terre en février 2017
    70% du projet confiés à des entreprises marocaines
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    Les travaux de terrassement de la future usine démarrent dès cette semaine. Le coup d’envoi du chantier est programmé pour fin juillet et les premiers bâtiments devront sortir de terre dès février 2017 (Ph. PSA)

    Le chantier de l’usine PSA est sur les rails. Le premier Comité stratégique du projet industriel PSA vient de se tenir à Casablanca. C’est la première réunion officielle entre le constructeur français et le ministre marocain de l’Industrie depuis la signature de la convention entre l’Etat marocain et Carlos Tavares, patron du groupe PSA en juin 2015.  Le Comité stratégique est un rendez-vous d’une extrême importance qui a réuni de hauts cadres de PSA (dont le patron Afrique et Moyen-Orient) avec Mly Hafid Elalamy ainsi que différents responsables du ministère de l’Industrie et du Commerce, des offices, le président  de l’Amica et représentant des équipementiers... L’objectif étant de faire le point sur l’avancement du projet ainsi que les engagements pris par les différentes parties (PSA, Etat marocain, ministères, offices, administration…). Les engagements de l’Etat portent essentiellement sur le transfert de la propriété du terrain, la mobilisation du Fonds Hassan II, la mobilisation des différents offices et administrations, la composante énergie, eau, assainissement…  «Nous avons constaté que nous sommes à la fois en ligne et conformes tant sur les engagements de l’Etat marocain que de ceux du groupe PSA», confie à L’Economiste  Jean-Christophe Quémard, directeur de la Région Moyen-Orient et Afrique du groupe PSA. Pour l’heure, le terrain est défriché et le transfert de propriété se fera dès cette semaine. Le coup d’envoi sera bientôt donné au chantier de terrassement de l’usine de Kénitra basée à Ameur Seflia, dans la zone franche du chef-lieu du Gharb, appelée Atlantic Free Zone. Il faut dire que toute la partie liée au terrain s’est avérée assez complexe compte tenu de la multiplicité de propriétaires et des intervenants, expropriations, servitudes, difficultés administratives… Aujourd’hui, tout est réglé sans aucun impact sur le planning initial. «Cela peut paraître naturel. Mais nous avons fait relativement vite en moins d’un an. Pour nous, c’est un grand motif de satisfaction», insiste Quémard.  «Dès la fin de ce mois de juillet, nous allons procéder aux travaux de terrassement du site de l’usine», annonce le dirigeant régional de PSA. Sur le chantier, les commandes sont passées. Généralement, le marché de la construction de l’usine sera confié essentiellement à de entreprises marocaines.  «Plus de 70% de la valeur sera portée par des entreprises marocaines», souligne Quémard. Quant aux métiers complexes liés au process et aux machines, qui ne sont pas maîtrisés localement, ils seront confiés à des partenaires de PSA. Le marché global lié aux investissements du projet tourne autour de 557 millions d’euros. La phase terrassement du site devra durer 6 mois. S’ensuivra la composante construction en 2017. Logiquement, les premiers bâtiments sortiront de terre à partir de février 2017, annonce Quémard. Juste après, vers fin 2017, viendront les autres process industriels (ferrage, montage, emboutissage, traitement de surface, gros œuvres…).

    Afrique/Moyen-Orient: 1 million de véhicules à l’horizon 2025

    LA signature de l’accord industriel entre le groupe PSA et l’Etat marocain a eu lieu le 19 juin 2015. 
    Et c’est Carlos Tavares, le président du directoire du constructeur français, qui a signé l’accord lors d’une rencontre présidée par le Roi Mohammed VI, au Palais royal de Rabat. L’accord prévoit la construction d’une usine dans la commune d’Ameur Seflia (région de Kénitra) pour l’assemblage, dès 2019, de moteurs et de véhicules des segments B et C couvrant les besoins de la région et des clients marocains.  L’investissement global de l’usine de Kénitra s’élève à 557 millions d’euros. Forte d’une capacité de 90.000 moteurs, cette unité industrielle devra atteindre une production de 200.000 unités à terme. Selon le constructeur français, ce projet industriel d’envergure internationale s’appuiera sur le tissu de fournisseurs compétitifs présents au Maroc. Des équipementiers qui bénéficieront de la montée en puissance progressive du dispositif industriel, ainsi que du développement d’activités d’ingénierie permettant la réalisation d’un taux d’intégration locale de 60% au démarrage  pour arriver à terme à 80%. L’accord signé par PSA au Maroc permettra de compléter le dispositif industriel existant au Nigeria, celui en cours de négociation en Iran et préparer les conditions de réalisation de l’ambition commerciale de 1 million de véhicules   sur la région Afrique/Moyen-Orient à l’horizon 2025. La stratégie de Jean-Christophe Quémard dans la région consiste à mettre en œuvre,  progressivement, une capacité de production de véhicules au cœur même de la région, pour servir des marchés, dont le potentiel est estimé à 8 millions de véhicules à l’horizon 2025. La région Afrique et Moyen-Orient est applée à devenir le 3e pilier de croissance rentable du groupe PSA. 

    Les premiers contrats sont déjà signés avec les fournisseurs de la future usine de Kénitra. «Une centaine de contrats de tous ordres ont déjà été signés», est-il précisé. PSA a aussi réussi à attirer de nouveaux fournisseurs. «Nous avons décidé de leur laisser gérer la communication et faire l’annonce de leur implantation. Mais vous allez voir, dès les prochaines semaines, il y aura de grandes annonces, des acteurs mondiaux de renom vont annoncer leur implantation au Maroc», tient à préciser Jean-Christophe Quémard. Bien évidemment, des équipementiers français devront accompagner PSA pour tirer les standards vers le haut. Il y en a aussi qui sont déjà au Maroc et qui vont ouvrir d’autres sites à Kénitra.
    Sur les engagements de PSA, il y a aussi le développement de l’ingénierie du projet. En fait, le constructeur a des engagements à fin 2016 et à fin 2017. «Fort heureusement, là aussi nous sommes  en avance par rapport aux objectifs que l’on s’est fixés», rassure le directeur Région Moyen-Orient & Afrique. 
    Le Comité stratégique était aussi l’occasion de faire le point sur la feuille de route et des engagements pris en termes de sourcing local, de relations avec les équipementiers et choix des fournisseurs. A terme, le marché du sourcing local devra peser pour  un  chiffre  d’affaires  de  l’ordre  de 1 milliard d’euros! «Là aussi, nous sommes complètement conformes avec les engagements de choix de fournisseurs et de contenu. C’est vous dire que la première phase est engagée et que le dispositif mis en place  fonctionne bien». S’ensuivra juste après l’intégration en profondeur.
    Prochaine étape, l’exécution des deux phases (bâtiment et process de montage), l’installation des équipes pilotées par Rémi Cabon, directeur du site de production de Kénitra (chef de file du projet Maroc).

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    Carlos Tavares 

    «L’Afrique et le Moyen-Orient sont des marchés historiques pour PSA. Cette région doit devenir un levier d’internationalisation rentable de notre plan Back in the Race. L’accord signé avec le Royaume du Maroc nous permettra d’avoir des capacités de production au cœur de la région pour réaliser notre ambition d’y vendre 1 million de véhicules en 2025».

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