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    L’Université Euromed de Fès s’allie avec l’IMA

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4809 Le 05/07/2016 | Partager
    Recherche, mobilité, formation, tout un programme avec l’Institut du Monde arabe
    Le chantier de l’Université Euromed avance à pas géants
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    La construction de l’UEMF se poursuit. Les premiers bâtiments seront livrés en octobre prochain. Ce projet royal de plus d’un milliard de DH d’investissement ambitionne de «préserver l’identité culturelle et académique» de la capitale spirituelle du Royaume (Ph. YSA)

    A Fès, les premiers bâtiments du très attendu campus de l’Université euro-méditerranéenne seront livrés en octobre prochain. En attendant, Mostapha Bousmina, son président, multiplie les accords de partenariat, échange et coopération avec de prestigieuses universités et institutions. Le dernier en date est celui conclu, le 8 juin à Paris, avec Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe (IMA).
    Signé en présence de Mohamed Kabbaj, chancelier de l’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF), l’accord engage les 2 institutions à conjuguer leurs efforts pour participer ensemble à des projets de recherche internationaux, et promouvoir la mobilité d’enseignants chercheurs, étudiants et doctorants. Il sera question également d’organiser conjointement des manifestations culturelles et scientifiques (colloques, expositions, conférences...). «Notre objectif est d’instaurer un réel partenariat d’échange en termes de documentation et de co-création de programmes de formation dans l’enseignement des langues, notamment de la langue arabe», indique Bousmina.
    Par ailleurs, l’inscription dans les différentes filières de l’UEMF a été ouverte jusqu’au 30 juin pour l’Institut Euromed de science politique et l’Ecole Euromed d’architecture, de design et d’urbanisme, et jusqu’au 15 juillet pour la faculté Euromed des sciences humaines et sociales, et la faculté Euromed et génie. S’agissant de l’Insa, les inscriptions ont été acceptées jusqu’au 10 juin.
    La rentrée académique 2016-2017 verra l’ouverture des portes des nouveaux bâtiments, sis sur la route de Meknès (RN n°6). Ce projet royal de plus d’un milliard de DH d’investissement ambitionne de «préserver l’identité culturelle et académique» qu’a toujours jouée la capitale spirituelle du Royaume, depuis la création de l’Université Al Quaraouiyine il y a onze siècles et demi. Il est ouvert à une trentaine de nationalités africaines et pourra rivaliser avec les plus grandes institutions européennes.

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    Mostapha Bousmina, président de l’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF), et Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe (IMA), viennent de signer un accord de coopération. Celui-ci porte notamment sur la promotion des projets de recherche internationaux (Ph. UEMF)

    L’UEMF propose des cours dans six langues (à savoir l’arabe, le français, l’espagnol, mais aussi l’italien et le portugais), avec l’objectif affirmé de développer les échanges entre le nord et le sud de la mer, et de devenir un centre d’excellence pour former 6.000 étudiants de toute la région. Dès son ouverture en septembre 2015, l’université a accueilli une première promotion de 165 étudiants. Elle leur offre un large éventail de formations en sciences humaines et sociales et en ingénierie. «L’UEMF est érigée comme un nouveau campus régional unique en son genre, contribuant à promouvoir le dialogue, les échanges culturels et la coopération dans l’enseignement supérieur et la recherche entre les deux rives de la Méditerranée», explique son président. Selon lui, «cette approche euro-méditerranéenne novatrice se reflète non seulement dans la diversité des nationalités des étudiants, des professeurs, des chercheurs et du personnel non-académique, mais aussi dans la langue et le contenu des programmes, qui mettent l’accent sur des thématiques prioritaires pour le développement intégré de la région».
    En tout cas, depuis son lancement, cette université a contribué de façon significative au développement de la mobilité des chercheurs et des étudiants et au partage des expériences et expertises des deux rives de la Méditerranée. Elle a pu créer, en si peu de temps, un espace pour l’enseignement, la recherche, le développement technologique et l’innovation, dédié aux questions du développement intégré dans la zone euro-méditerranéenne, et défini dans le cadre du processus de Barcelone. «La création de cette université a également pour objectif de doter la région d’opportunités d’études universitaires dans un contexte multiculturel, en se basant sur un réseau d’universités et de centres de recherche existant dans la zone euro-méditerranéenne, en vue de contribuer à la promotion du dialogue et de l’échange interculturel et de mettre à profit les énergies humaines», affirmait Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM) dans une récente interview accordée à L’Economiste.

    Un projet royal

    Sur plusieurs panneaux, il est affiché à l’entrée de la ville de Fès que l’UEMF est un projet royal. Pour rappel, le projet de cette université de plus d’un milliard de DH émane d’une initiative royale et trouve son référentiel dans la lettre adressée par SM le Roi Mohammed VI, en septembre 2008, à la coprésidence franco-égyptienne de l’Union pour la Méditerranée, exprimant la volonté du Maroc de créer une université euro-méditerranéenne à Fès. Cette initiative a été saluée et adoptée en novembre 2008, à Marseille, lors de la conférence ministérielle des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) et le projet UEMF a reçu la labellisation euro-méditerranéenne de l’UpM en juin 2012.

    Octroi de bourses

    Si certaines formations pourraient coûter entre 5.000 et 6.000 euros, il faut noter que l’UEMF octroie des bourses qui varient entre 20 et 100% des frais d’inscription et de scolarité. Les postulants doivent présenter leur demande avant le 15 juillet 2016. Ils peuvent bénéficier notamment de bourses de mérite pour ceux justifiant d’un très bon dossier académique et qui sont issus de milieux modestes (critères croisés), bourses d’excellence destinées aux étudiants brillants qui se sont distingués par l’excellence de leur dossier académique, indépendamment des revenus familiaux, ou bourses de subsistance attrayantes et compétitives pour les étudiants de doctorat 5.000 DH/net mois. Pour les responsables de l’UEMF, celle-ci offre également des bourses attrayantes et compétitives pour les chercheurs postdoctoraux, outre une exemption totale des frais de scolarité pour l’ensemble des étudiants de doctorat.

     

     

     

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