Entreprises

Solaire/R&D
Masen fait appel à la «french touch»

Par Safall FALL | Edition N°:4808 Le 04/07/2016 | Partager
Un nouvel accord avec le Commissariat français à l’énergie atomique
Co-investissement dans un laboratoire commun Masen-CEA
Les premiers projets: la durabilité des installations thermo-solaires et le dessalement d’eau
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Pour Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen, l’innovation dans le segment du solaire passera par la R&D, «notamment à travers des axes  de recherche concrets identifiés dans la dynamique d’optimisation et de réduction des coûts» des projets énergétiques déjà lancés par l’agence
(Ph. Bziouat)

Une année après l’établissement d’un cadre de partenariat global dans le domaine de la recherche, Masen et le Commissariat français à l’énergie atomique (CEA) passent au vif du sujet. Les deux structures ont finalisé le week-end dernier un contrat de collaboration dans la R&D sur les technologies solaires et lancent, dans la foulée, deux premières concrétisations. L’une d’elles portera sur la réalisation d’un laboratoire commun Masen-CEA «de rang mondial», selon les promoteurs, et dont les travaux focaliseront les «méthodes, les outils et les études de la durabilité des matériaux et composants des centrales solaires thermo-solaires», explique-t-on auprès des deux partenaires. «Ces projets seront cofinancés par Masen et le CEA», explique Daniel Verwaerde, administrateur général du CEA.
Portant généralement sur de lourds investissements à très long terme, la question de la longévité des infrastructures de production se pose avec acuité pour les centrales du programme Noor. «La maîtrise de la durabilité permettra, pour les projets à développer, d’améliorer, à terme, l’équation économique de la performance des projets», explique, pour sa part, Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. Avec une centrale CSP d’une capacité de 160 MW déjà opérationnelle sur le site de Noor Ouarzazate, et d’autres en cours de construction ou de développement, l’agence compte bien progresser sur ses acquisitions d’expertise et de technologies nouvelles. Pour y arriver, rien de mieux que la recherche.
Quant au second projet porté par l’accord Masen-CEA, il devrait porter sur le développement de solutions de dessalement d’eau de mer ou saumâtre couplées à une source solaire. Les deux parties s’accordent sur le fait que «cette collaboration va renforcer les travaux et connaissances de Masen et du CEA dans ce domaine», et permettra de concevoir des solutions alternatives visant à répondre aux besoins de sites connectés au réseau électrique ou en situation d’isolement géographique.
Dans sa politique d’intervention sur le terrain de la recherche, l’agence table sur une approche triptyque constituée d’une thématique pertinente, répondant à un besoin, un partenariat pour le transfert d’expertises, et l’allocation des ressources. «Nous ne faisons pas de la recherche pour la recherche. Nous adressons des sujets concrets que nous identifions au fil du déploiement de nos projets en tant qu’acteur intégré du développement des énergies renouvelables. C’est dans ce sens que ces thématiques ont été définies», précise Bakkoury. Outre l’expertise française apportée par le CEA, l’agence s’est, rappelons-le, déjà approchée de l’industriel japonais Sumitomo pour la concrétisation, en mai dernier, d’un partenariat pour un projet de R&D sur le segment du photovoltaïque à concentration (CPV). Les deux parties ont convenu de la réalisation d’une mini-centrale d’une puissance de 1 MW à des fins expérimentales dans la plateforme R&D de Noor Ouarzazate.  Masen mise aussi sur le partage de l’expertise acquise. L’agence a été sollicitée par plusieurs pays du continent (Sénégal, Mauritanie, Tunisie, Burkina Faso, Egypte, etc.), à divers potentiels dans le secteur des énergies renouvelables, pour notamment le développement de projets de production et de recherche.

 

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