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Analyse

Casablanca se préoccupe enfin de ses espaces verts...

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
La ville mise 450 millions de DH
L’état d’avancement projet par projet
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 (Ph. Casa-Aménagement)

Moins d’un mètre carré d’espaces verts par habitant! C’est le lot des Casablancais qui ont vu les rares espaces verts de la métropole se dégrader et rétrécir au fil des décennies. Le constat aujourd’hui est alarmant: Casablanca est loin de répondre aux standards internationaux en termes de ratio d’espaces verts par habitant. En effet, la moyenne y est de moins de 1 m2 par habitant (alors que la norme internationale préconise 10 à 12 m2/habitant en tant que seuil minimal). Paris en est à un ratio de 18 m2/habitant! Le ratio de la métropole est difficile à estimer, car il varie d’un quartier à l’autre. Les chiffres parlent de 0,35 m2 à Hay Mohammadi contre 6/7 m2 dans des zones comme Californie et Anfa.
Pour pallier cette situation, des actions de mise à niveau des parcs existants (parc Ligue arabe, squares, petits espaces verts, zoo…) sont engagées dans le cadre du Plan de développement du Grand-Casablanca (PDGC). Il est aussi question de développer d’autres espaces à l’extérieur de la ville  (Bouskoura, Merchiche…) et de  boiser la ceinture verte prévue par le SDAU (schéma directeur d’aménagement urbain) pour revenir à des proportions aux normes. Les maigres ressources consacrées par la commune urbaine de Casablanca à l’entretien des 420 hectares d’espaces verts sont-elles suffisantes? En 2016, ce budget ne dépasse pas les 61 millions de DH. Une enveloppe consacrée essentiellement à l’entretien courant des espaces verts, jardins et forêts. 4,5 millions de DH sont dédiés à l’achat d’arbres et de plantes. Quant à la facture d’eau destinée à l’irrigation, elle s’élève à 21 millions de DH. Pour comparaison, le budget dédié à la propreté pour la même année dépasse les 623 millions de DH. Celui consacré au paiement de la facture de consommation d’eau et d’électricité est de l’ordre de 251 millions de DH. Alors que la masse salariale absorbe à elle seule plus de 36% du budget (1,2 milliard de DH). C’est dire que les espaces verts sont loin d’être la priorité des autorités locales. Aujourd’hui, les trois gros projets en cours cristallisent les attentes des Casablancais, qui espèrent une nette amélioration de leur cadre de vie. Il s’agit de la réhabilitation du parc de la Ligue arabe, du zoo de Aïn Sebaâ et de la forêt Bouskoura. Casa-Aménagement,  en charge des projets structurants, gère ces chantiers pour le compte de la CUC. Un total de 450 millions de DH est consacré à la réhabilitation des trois sites. Tour d’horizon des chantiers, avec l’état d’avancement projet par projet et les délais de livraison.

■ Parc Ligue arabe: Fin prêt en mai 2017
Il était temps de donner un coup de lifting à l’un des parcs les plus anciens et les plus spacieux de Casablanca. Etendu sur 30 hectares, ce poumon vert de la ville, qui date du protectorat, était en totale  décrépitude: parc de jeux Yasmina dégradé, cafés et restaurants délabrés, arbres centenaires abandonnés à leur sort… Avec le démarrage des travaux en janvier 2015, les espoirs renaissent.
Les travaux ont surtout démarré aux abords du parc, car il faudra évacuer une partie du foncier toujours occupé. En effet, suite  à la démolition du parc Yasmina, l’essentiel du terrain a été libéré. Mais l’épuration du foncier devra encore se poursuivre avec l’évacuation des nombreux restaurants et cafés qui bordent le boulevard My Youssef. Ces derniers ont déjà reçu des mises en demeure adressées par la commune leur enjoignant d’évacuer les lieux. Mais un simple tour sur place permet de constater qu’ils sont toujours là et continuent d’exploiter leurs échoppes.
Outre la restauration des plantations et les opérations de reboisement, les travaux en cours concernent le réaménagement des infrastructures de base: voiries, éclairage, arrosage, mobilier urbain, fontaines… ainsi que la création d’un skate park, des aires de jeux, de restauration… Les concepteurs du projet promettent aussi de réunir les deux parties du parc et de l’ouvrir complètement sur la ville. Pour y arriver, il est prévu de décaisser l’avenue My Youssef (qui sera enfoncée par rapport au niveau du parc) avec deux passerelles en bois qui relieront les deux parties.
Ainsi transformé, le site promet de réconcilier les Casablancais avec la marche, les activités sportives et de loisirs.
Coût de la réhabilitation: 100 millions de DH. La commune urbaine de Casablanca (CUC) y contribue à hauteur de 45 millions de DH, ainsi que la région du Grand Casablanca (20 millions de DH) et la Direction générale des collectivités locales (35 millions de DH). Quant à la maîtrise d’œuvre, elle est assurée par l’entreprise ID Paysages (pour le volet paysager) ainsi que le bureau d’études techniques Soviam. Pour sa part, l’entreprise «Atelier Vert» vient d’obtenir le lot plantation.
Le parc de la Ligue arabe, ex-Lyautey, était autrefois un véritable emblème de la ville. .

■ Zoo Aïn Sebaâ: Livraison fin 2017
Il ne s’agit pas uniquement d’un zoo, puisque la moitié du foncier abrite un espace boisé de 5 hectares. Ce qui en fait aussi un espace vert non négligeable. Le reste du foncier est partagé entre le zoo à proprement dit (2,5 hectares) et le parc de jeux (2,5 hectares). Le projet en cours vise le réaménagement de ce patrimoine casablancais, datant de plus de 80 ans, en un parc zoologique de dernière génération (Zoo-immersion) pour combler les besoins de la ville en matière d’offre en équipements d’animation. A terme, le zoo sera composé d’un circuit zoologique (plus de 80 espèces), une aire de pique-nique, une ferme pédagogique ainsi que des restaurants, kiosques… Le tout pour un coût global de 250 millions de DH, financés par la DGCL (130 millions de DH), la CUC (80 millions de DH) et la région Casablanca -Settat (40 millions de DH). La maîtrise d’œuvre du volet architecture est assurée  par Rain Forest Diseno et ID Prod. La composante ingénierie revient à CED/Ingebatt. Aujourd’hui, la phase de décapage de la terre végétale est achevée, alors que la transplantation d’arbres en est à 30%, l’assainissement 10%, les voiries 10% et les bâtiments 10%. Le chantier, qui nécessitera 3 ans de travaux, sera livré fin 2017.

■ Forêt de Bouskoura: 2 ans de travaux

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 (Ph. Casa-Aménagement)

Près de 3.000 hectares. C’est la superficie globale de la forêt de Bouskoura-Merchich. Située dans la zone périurbaine de Casablanca, elle est essentiellement composée d’arbres d’eucalyptus. Lieu très apprécié par les Casablancais, la forêt de Bouskoura accueille familles, sportifs et amoureux de la nature à la recherche de dépaysement et d’air pur. Le projet d’aménagement paysager et récréatif de cette zone vise à offrir une forêt saine et accueillante pour les promeneurs et usagers tout en assurant une gestion durable des peuplements et écosystèmes forestiers. Démarré en septembre 2015, l’aménagement sera organisé autour de 4 grands secteurs. Le volet «Evasion sportive» comprendra notamment une maison de sport et des circuits pédestre et vélos. La «Forêt laboratoire» sera composée d’une maison de l’agriculture, une maison de l’écologie et un jardin écologique. Une 3e aire, baptisée la «Forêt découverte», comportera un parcours sensoriel et une clairière ludique. Finalement, la partie «Jeune forêt» comprendra un parc d’aventures et une maison de la grande forêt.
Coût de l’opération: 110 millions de DH, répartis entre la DGCL (40 millions de DH), le Haut-commissariat aux eaux et forêts (40 millions de DH) et la région de Casa-Settat: (30 millions de DH). Le concours d’architecture a été emporté, en mars 2015, par le groupement constitué par le cabinet Careu Duncan, le cabinet Fadel El Guerraoui et Arep ville. L’aménagement VRD (voiries et réseaux divers) a pour sa part été lancé le 5 mai dernier. Quant à la date effective de démarrage des travaux, elle est prévue pour juillet prochain.

 

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