×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Finances-Banques

    Provisions bancaires: La révolution de l’IFRS 9

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4802 Le 24/06/2016 | Partager
    Le provisionnement de pertes attendues dès l’octroi du crédit
    L’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2018
    provison_bancaire_001.jpg

    Les groupes financiers et les groupes cotés, quel que soit le secteur d’activité, vont devoir digérer trois changements de norme IFRS d’ici 2018

    Une nouvelle méthode du mode de provisionnement  des créances entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Le changement touche le mode de provisions qui passera des pertes de crédit encourues à pertes de crédit attendues. Habituellement, la provision n’est constatée qu’après trois échéances impayées, l’IFRS 9 révisée impose le provisionnement dès l’octroi du crédit de façon à prévenir une éventuelle  insolvabilité du client.
    En effet, le renforcement des provisions pour risques induit un changement considérable pour les groupes bancaires. Celui-ci n’affectera pas seulement les fonctions finance et risque, mais aussi l’organisation. «C’est ce qui ressort d’ailleurs de nos interventions chez nos clients européens», explique Omar Benyahia, directeur au cabinet conseil Effyis. Les banques européennes anticipent déjà la date d’échéance et ont commencé à appliquer la norme. Cette transformation pourrait entre autres faire progresser la qualité des données, amener les banques à opter pour le tableau de bord prospectif pour la gestion des portefeuilles crédit ou encore l’évaluation  du risque en développant un modèle interne pour tous les portefeuilles. Les banques marocaines devraient commencer à appréhender ce changement qui va s’opérer en début 2018 dès maintenant.  «Le niveau supérieur des provisions de pertes induit par l’IFRS 9 va contraindre les groupes bancaires à revoir les exigences en capital. La gamme de produit et le business model devront aussi être réévalués», indique Benyahia. «Les banques marocaines n’auront que quelques leviers limités pour amortir la détérioration de la qualité de leurs actifs suite à la mise en œuvre d’IFRS 9», ajoute-t-il.
    Les changements sont d’envergure, ils nécessiteront de corriger le mode de classement et d’évaluation comptable de tous les actifs financiers, et aussi à faire progresser le système d’information. Ceci permettra aux établissements bancaires de calculer les dépréciations  suivant la nouvelle approche fondée sur les pertes de crédit attendues.
    La norme IFRS 9 détermine le traitement comptable des instruments financiers. Elle est fortement liée à une majeure partie du bilan des établissements bancaires. La norme est entrée en vigueur en 2011. Sa version définitive publiée en 2014 vient remplacer l’IAS 39  avec pour objectif d’aboutir à un rapprochement de la vision comptable à celle de la gestion. Ce rapprochement se manifeste par une prise en compte des risques de l’évaluation du défaut sur la couverture d’un instrument financier.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc