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Politique

PJD: Benkirane maintenu pour une année supplémentaire

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4783 Le 30/05/2016 | Partager
La décision a été adoptée lors du Congrès extraordinaire
Il est convaincu que son parti «devra gagner les élections»
Attaque frontale des autres formations
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Le report du Congrès ordinaire du PJD a été décidé pour permettre à Abdelilah Benkirane de préserver la direction du parti jusqu'à l'après-élections que les membres de cette formation ambitionnent de remporter. Néanmoins, le patron du PJD n'a pas oublié de rappeler que «le pouvoir de nomination à la tête du gouvernement relève du domaine royal» (Ph. Bziouat)

Sans surprise, Abdelilah Benkirane a été maintenu à la tête du PJD jusqu'en 2017. Une décision prise lors du Congrès extraordinaire de cette formation, tenu samedi dernier à Rabat. Un rassemblement sans enjeux, dans la mesure où la décision est connue depuis quelques mois. La tenue de ce congrès extraordinaire pour adopter, au vote secret, le report du Congrès national ordinaire jusqu'en 2017, répondait seulement à une question de procédure interne. Elle permet aussi au PJD de donner une image d'un parti respectueux de la démocratie interne, surtout à l'approche des élections. Benkirane ne s'est pas privé d'en faire un argument face à ses troupes. Dans son discours après l'adoption de la décision du report du renouvellement des instances du parti, il n'a pas hésité à proclamer que le PJD est «le parti le plus démocratique». Au moment où les citoyens s'attendaient à une analyse critique du mandat du gouvernement, notamment en termes de retard de certains chantiers, Benkirane a avancé que «la victoire aux élections est liée à des raisons morales plus que matérielles». Le patron du PJD n'a pas fait dans la demi-mesure. Il s'est adressé aux congressistes en affirmant que «la bataille de la morale a été tranchée en leur faveur». Un discours qui caresse dans le sens du poil la base de la formation. Mais les besoins sont plus liés à la résolution de grands dossiers comme le creusement de la dette publique ou encore la réforme des retraites.
Le patron du PJD a haussé le temps dans ce qui semble un tour d'échauffement de la campagne électorale. Il a eu recours à un discours de victimisation, pointant «les tentatives de perturbation et d'hégémonie», laissant également planer une menace au cas où son parti ne réalise pas la même performance qu'en 2011. Il a mis en garde contre «la position des Marocains si le résultat du scrutin est différent du scénario attendu». Une position dangereuse. Surtout que Benkirane a été catégorique: «Tous les indices montrent que le PJD devra arriver à la tête des élections». Une position partagée par Saad Dine El Otmani, président du Conseil national. Implicitement, il s'agit d'une menace de contester la crédibilité du scrutin si son parti est sanctionné par des électeurs déçus du rendement de l'actuel gouvernement ou convaincus par des alternatives d'autres formations.
Cependant, le secrétaire général du PJD n'a pas hésité à récupérer les «réalisations du gouvernement», composé de trois autres partis, les utilisant en tant qu'arguments devant ses troupes. «Les citoyens ressentent que ce gouvernement se préoccupe de sa situation en prenant des mesures comme l'activation du Fonds de cohésion sociale, le versement de pensions aux femmes divorcées, l'augmentation des bourses des étudiants et la baisse des prix des médicaments». Il a également estimé que le gouvernement qu'il dirige a «réussi à rééquilibrer les finances publiques grâce à des réformes comme celle de la Caisse de compensation».
Par ailleurs, le PJD a aussi lancé un pied de nez aux formations de l'opposition qui le critiquent sur «l'exploitation de la religion», l'appelant à «s'inspirer de l'expérience d'Ennahda en Tunisie». El Otmani a affirmé que «le référentiel islamiste est le premier des fondamentaux de l'identité du PJD, avec la patrie et la monarchie». Benkirane, quant à lui, s'est attaqué directement à ses détracteurs, s'interrogeant s'ils «veulent combattre les islamistes ou bien l'islam?» Il a aussi reconnu que «le champ religieux reste un domaine royal en vertu de la Constitution».

Six mois pour les préparatifs

Le report du Congrès national ordinaire du PJD a permis de maintenir Abdelilah Benkirane à la tête de ce parti. La décision a été votée à la majorité des congressistes. Officiellement, Saad Dine El Otmani, président du Conseil national, qui a présenté la procédure du report, l'a justifié par la difficulté de se préparer à deux grands événements en si peu de temps. Le Congrès national devait être tenu en juillet prochain. Or, «les préparatifs des élections nécessitent près de six mois, notamment pour la préparation du programme électoral», a-t-il dit. La procédure du choix des candidats devra s'étaler sur trois mois, selon El Otmani.

 

 

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