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Entreprises

Insertion des jeunes
Patronat et ONG explorent de nouvelles pistes

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4776 Le 19/05/2016 | Partager
Education, employabilité, entrepreneuriat, 3 brainstormings
Les associations revendiquent le «mécénat de compétences»

A l’heure où le chômage des jeunes grimpe (23% au niveau des 15-24 ans, contre 21,3% un an plus tôt), patronat et société civile se mobilisent pour leur insertion sur le marché de l’emploi. La CGEM et le Collectif des associations pour l’éducation et l’entrepreneuriat (Capee) viennent d’organiser, mardi dernier, un workshop sur le sujet, au siège de la Confédération. Une rencontre à laquelle le ministre de l’Education nationale, Rachid Benmokhtar, a pris part. Face à la pénurie de compétences, couplée à la problématique du chômage, les entreprises sont plus nombreuses à s’engager dans la formation, l’insertion professionnelle et l’autonomisation des jeunes. «Le monde de l’entreprise connaît un repositionnement de son rôle. Nous assistons à une conscientisation des patrons vis-à-vis de leur responsabilité sociale et sociétale», a relevé la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah Chaqroun. Les ONG, pour leur part, ayant gagné en savoir-faire et en maturité, se positionnent aujourd’hui en acteurs incontournables. «Mais les associations n’ont pas toujours les moyens de leurs ambitions. Et plus que de l’argent des entreprises, nous avons besoin de leur expertise et de leur mécénat de compétences. En s’engageant dans la formation et l’éducation, elles investissent dans leur propre avenir», a souligné, quant à lui, le président du Capee, M’hammed Abbad Andaloussi.
Education préscolaire, employabilité et entrepreneuriat… ce sont les thèmes que la CGEM et les ONG ont choisi pour leur brainstorming destiné à trouver de nouvelles pistes de collaboration. Trois sessions d’échanges ont ainsi été organisées, à l’issue desquelles des recommandations ont été élaborées. Concernant l’éducation, les partenaires ont suggéré, entre autres, un alignement des programmes des associations avec les objectifs RSE des entreprises, une évaluation permanente des actions, et plus d’implication des ONG dans les projets d’établissement des écoles. Sur le registre de l’insertion professionnelle, les participants ont surtout recommandé la promotion de la formation par alternance et la standardisation des programmes axés sur les soft skills. En matière d’entrepreneuriat, tout le monde était d’accord sur l’importance de la stimulation de l’esprit d’entreprendre, le mentorat et la création de connexions entre différents intervenants.      
Rachid Benmokhtar, pour sa part, est revenu sur les grandes lignes du titanesque chantier de la réforme 2015-2030, censée faire émerger une nouvelle génération, mieux formée et plus ouverte sur son environnement.

6.000 jeunes placés grâce aux partenariats

Pour entreprendre leurs actions, les entreprises passent le plus souvent par des ONG spécialisées, disposant d’une meilleure introduction auprès des candidats. C’est le cas, par exemple, du programme Incorpora pour l’insertion durable des jeunes sur le marché du travail, pour lequel plusieurs associations mobilisent des «techniciens de l’insertion» à Casablanca et Tanger. Le programme, initié en 2009, a permis de placer près de 6.000 jeunes dans des entreprises.
La CGEM est également en train de réfléchir à la réédition du programme «Alliance Emploi», favorisant la formation par alternance. Elle compte, par ailleurs, déployer plus d’efforts en faveur des jeunes en situation de handicap, dont les conditions sont encore plus difficiles. «L’action sociétale ne signifie pas simplement faire un chèque, mais donner du sens à l’entreprise, à travers des actions qui sont portées par l’ensemble des collaborateurs», insiste le président de la commission RSE & Labels, Saïd Sekkat.

 

 

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