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Politique

Rapport sur le Sahara
Sans surprise, le rapport à charge de Ban Ki-moon

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4755 Le 20/04/2016 | Partager
Complaisance avec les violations des droits de l’homme à Tindouf
Appel à reprendre les négociations, «sans conditions préalables»

Après un premier report, le rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara a été finalement présenté aux membres du Conseil de sécurité. Ban Ki-moon revient dans le préambule de ce document sur son clash avec le Maroc, suite à ses déclarations lors de la tournée en Algérie et dans les camps de Tindouf. Il a poursuivi son entêtement en regrettant que Rabat «ait renoncé à demander des précisions via les canaux diplomatiques au lieu de publier des communiqués et d’organiser des manifestations de protestation».
Globalement, le secrétaire général des Nations unies a estimé que la situation n’a pas avancé depuis le rapport adopté par le Conseil de sécurité l’année dernière. Si celui de cette année donne l’impression d’être équilibré, en mettant l’accent sur l’évolution de la situation des deux côtés, la partialité de Ban Ki-moon est à lire entre les lignes. Le diable se cache dans les détails. C’est le cas notamment pour la question des droits de l’homme, un sujet récurrent dans les rapports annuels présentés au Conseil de sécurité. Le SG de l’ONU a rappelé les efforts du Maroc, notamment via le CNDH, dont la confirmation du statut de mécanisme indépendant de prévention a été notifiée dans ce rapport. Ce document rappelle également que Rabat a ouvert la porte aux différents rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme, ce qui leur a permis de rencontrer différentes parties prenantes, y compris les ONG. En face, il s’est contenté de souligner que «les informations disponibles n’ont pas montré l’existence de violations des droits de l’homme ou de cas d’abus de la part des forces du Polisario». Une situation qui reflète clairement le parti pris de Ban Ki-moon, qui n’a pas hésité à considérer que «les individus et groupes continuent d’exprimer différents points de vue, et d’organiser des manifestations». Le SG de l’ONU semble détourner les yeux des violations systématiques des voix dissonantes dans les camps, notamment les membres du courant «Khat chahid», qui font les frais d’exactions à cause de leur opposition à la politique des dirigeants du Polisario. Pire, il a appelé à renforcer les aides humanitaires destinés aux camps de Tindouf, en dépit des accusations de détournement de ces fonds par des responsables dans ces camps. Aucun mot non plus sur les demandes incessantes du Maroc de procéder au recensement des populations. Il s’est contenté de «réitérer son appel de mener des efforts en vue de l’inscription des réfugiés».
Pour ce qui est de l’exploitation des ressources naturelles, le SG de l’ONU a considéré qu’elles doivent profiter aux populations locales. Ce qui est déjà le cas, comme l’a souligné le discours royal à l’occasion de la Marche verte, précisant que pour chaque dirham de recettes, l’Etat en investit 7 dans les provinces du Sud. Le rapport a néanmoins mis l’accent sur le méga-plan de développement de ces régions, avec plus de 77 milliards de DH.
Le rapport du Ban Ki-moon fait état des menaces qui planent sur la région, contre lesquelles le Maroc a tiré la sonnette l’alarme à plusieurs reprises. Il s’agit notamment de l’expansion des activités des réseaux extrémistes et criminels, qui mettent en danger la stabilité de la région. D’où l’urgence, selon lui, de «faire des progrès afin de mettre fin à cette situation humanitaire tragique». Là aussi, Ban Ki-moon insiste sur ses dérapages, qui avaient suscité les protestations du Maroc. Il considère qu’il est «temps de reprendre des négociations sérieuses». Mais «de bonne foi et sans conditions préalables». Le SG de l’ONU semble vouloir occulter que Rabat est la seule partie à avoir fait une proposition pour mettre fin à ce dossier, jugée par les puissances internationales comme «crédible et sérieuse». Ban Ki-moon pousse le bouchon un peu loin. Certes, il a avancé que ces négociations doivent aboutir à une «solution politique mutuellement acceptable». Mais estime que ces pourparlers «doivent concerner les propositions et les idées des deux parties». Or, seul le Maroc a pris les devants pour faire bouger ce dossier, face à l’immobilisme des ennemis de l’intégrité territoriale et leur entêtement à se référer à des options dont l’impossibilité de mise en œuvre a été reconnue par l’ONU.

Vers un retour de la Minurso?

Ban Ki-moon a estimé que le départ des membres civils de la Minurso risque de fragiliser cet organe et d’ouvrir la voie à l’exploitation de cette situation par des criminels ou par des éléments radicaux. Il a avancé également que cela peut conduire à une violation du cessez-le-feu. En dépit de cette situation tendue, il a appelé les membres du Conseil de sécurité à «restaurer et soutenir le mandat de la Minurso». Le SG de l’ONU n’a pas pris en considération les protestations du Maroc concernant la partialité de certains membres de cet organe. Il a estimé que le différend est lié à une divergence de points de vue concernant la mission de la Minurso. Au lieu de clarifier la situation, le rapport a mis en avant une formulation vague, soulignant que «pour les Nations Unies, le mandat de cet organe est défini par les résolutions du Conseil de sécurité, et son implémentation effective nécessite qu’il soit capable d’agir selon les standards des opérations de maintien de la paix déployées à travers le monde».

 

 

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