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    Enseignement supérieur
    Future offensive américaine au Maroc

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4739 Le 29/03/2016 | Partager
    Une délégation d’universités américaines viendra prospecter le marché l’année prochaine
    Une dizaine d’entre elles choisiront des partenaires locaux
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    Daniel Obst, vice-président adjoint, en charge des partenariats internationaux de l’IIE: «Le projet de station solaire Noor a fait grand bruit aux Etats-Unis. Il présente le Maroc comme une vraie destination pour la science et la recherche» (Ph. IIE)

    L’IIE (Institute of International Education) est une ONG américaine de référence à l’international en matière d’enseignement. Elle lance des projets dans le monde entier en partenariat avec des gouvernements, fondations et entreprises, et gère des programmes de bourse prestigieux, tels que le Fulbright. L’ONG s’est donné pour mission de rapprocher les universités américaines du Maroc. Après une première rencontre avec les présidents d’universités marocaines, en février dernier, l’IIE compte revenir l’année prochaine avec une délégation pour nouer des partenariats. Entretien avec Daniel Obst, vice-président adjoint, en charge des partenariats internationaux.

    - L’Economiste: L’IIE souhaite un rapprochement des universités américaines du Maroc. Que prévoyez-vous dans ce sens?
    - Daniel Obst:
    Je pense qu’il y a un désir clair, des deux côtés, d’aller au-delà des simples échanges d’étudiants, et de s’orienter vers la coopération dans la recherche et le développement de programmes communs. Nous souhaitons travailler encore plus avec le Maroc, car nous estimons qu’il présente d’énormes potentialités. Afin d’explorer les possibilités de collaboration, nous ramènerons l’année prochaine une délégation d’universités américaines. Nous sélectionnerons ensuite une dizaine avec lesquelles nous travaillerons pendant 6 à 9 mois, pour qu’elles puissent développer une stratégie de positionnement au Maroc. Elles identifieront aussi les universités marocaines avec lesquelles elles noueront des partenariats.  

    - Des secteurs particuliers pourraient-ils les intéresser?
    - Outre les énergies renouvelables, il y a la gestion de l’eau. Il s’agit d’un challenge important pour nos deux pays. Il existe également un intérêt certain de la part du Maroc pour la formation professionnelle. Les Etats-Unis sont leaders dans ce domaine, avec le système des community colleges.

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    Le nombre d’étudiants marocains qui choisissent les Etats-Unis comme destination est en recul. La majorité est dans le cycle licence (63%) et master (20%). Les étudiants américains au Maroc, eux, sont de plus en plus nombreux (1.255 en 2015 contre 1.038 en 2010)

    - Le nombre d’étudiants marocains aux Etats-Unis est en déclin. Pour quelle raison selon vous?
    - Je pense qu’après le 11 septembre il y a eu des considérations liées aux visas, qui n’existent plus aujourd’hui. Entre-temps, les étudiants ont cherché d’autres destinations. Nous devons communiquer plus pour leur dire que le système universitaire américain leur est ouvert. A l’inverse, nous avons près de 1.255 étudiants américains au Maroc, alors qu’il y a dix ans ils n’étaient que 200. Cela signifie que le Maroc a su s’imposer comme destination estudiantine dans la région Mena. En général, les étudiants américains viennent au Maroc pour un semestre ou une année tout au plus, dans le cadre de programmes particuliers. Beaucoup sont à Al Akhawayn car les enseignements y sont en anglais.

    - Quel est le secret de l’attractivité du système d’enseignement américain?
    - Les Etats-Unis sont depuis longtemps leaders en tant que destination d’études. Presque un million d’étudiants internationaux y évoluent. La particularité du système américain est qu’il est très large et très divers, avec plus de 4.000 collèges et universités accrédités, et des programmes importants de bourses. Son attractivité est d’abord due à l’excellence de son offre de formation et de sa recherche, ainsi qu’à la qualité de l’encadrement des enseignants. Sans compter la flexibilité qui lui est inhérente. Si, par exemple, vous commencez avec des études en business, puis réalisez que vous êtes plutôt passionné par la sociologie, vous pouvez changer sans grande difficulté. La tradition des liberal arts permet justement aux étudiants de trouver leur voix.  Ce qui fait, en outre, la qualité du système américain, c’est l’indépendance de ses universités, sa large décentralisation et sa démarche d’assurance qualité. Les établissements y sont audités par leurs pairs et non par le gouvernement. D’ailleurs, nous n’avons pas de ministère de l’Enseignement supérieur. Les établissements sont très autonomes et décident de leurs propres stratégies et orientations.

    Propos recueillis par
    Ahlam NAZIH

     

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