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La croissance s’accélère aux Etats-Unis

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4739 Le 29/03/2016 | Partager
Le PIB croîtrait de 1,4% au 1er trimestre au lieu de 1% attendu
La hausse des dépenses de ménages la plus élevée depuis dix ans
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Moteur essentiel du PIB, la consommation repart à nouveau. Anticipant une amélioration de leur situation (les créations d’emploi restent soutenues), les ménages américains dépensent sans compter (Ph. AFP)

La croissance du PIB sera meilleure que prévu au premier trimestre, en affichant une hausse de 1,4% au lieu de 1% initialement, en variation annuelle, a annoncé le département du Commerce. Ce rebond s’explique par une augmentation des dépenses de consommation qui ont dépassé les prévisions précédentes. Les dépenses des ménages représentent en effet 70%, soit plus de 2/3 de l’activité économique du pays. Elles ont progressé de 2,4 % au lieu des 2%, annoncés le mois dernier. Il s’agit de  la meilleure performance annuelle depuis dix ans. Les Américains ont largement dépensé dans les services, notamment les loisirs et les transports, note le rapport du département du Commerce. La croissance s’accélère donc après une baisse de régime constatée au dernier trimestre 2015, ce qui devrait conforter la Réserve fédérale (Fed) dans sa prudence sur d’éventuelles hausses des taux cette année. «On peut s’attendre à une ambiance conflictuelle lors de la déclaration de la Réserve américaine du mois d’avril», prédit Norihiro Fujito, stratégiste chez Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. Il voit déjà les investisseurs anticiper un relèvement des taux en juin.  Les risques posés par la situation économique mondiale ont incité la Fed à marquer une nouvelle pause sur la hausse des taux début mars. Parmi les secteurs les plus dynamiques, l’immobilier. Les investissements résidentiels ont bondi de 10% au dernier trimestre 2015. Ce qui pourrait soutenir le marché du travail qui reste stable, avec un taux de chômage historiquement bas. L’inflation demeure basse aussi, ce qui favorise la consommation.
Même l’export, ralenti par la morosité à l’étranger, a finalement été moins mauvais que prévu. Les exportations ont reculé de 2% au lieu de 3%. En revanche, pour la même raison, les importations décrochent davantage (-1%), ce qui, pour le PIB, représente un bon point, car les achats à l’étranger sont comptés comme un coût dans les comptes de la nation. Sur les marchés de change, le dollar restait stable face à l’euro après l’annonce de l’accélération de la croissance américaine. Signe que les investisseurs entendent s’assurer si ce regain d’activité sera durable ou non avant de toucher à leur position.

 

 

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