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Analyse

Emploi: Au-delà de la réduction du coût du travail…

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4738 Le 28/03/2016 | Partager
L’impact des contrats subventionnés s’estompe à long terme
Le chômage de longue durée touche ¼ des demandeurs d’emploi
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La question du financement est souvent esquivée par les états-majors des syndicats. Comme pour les partis politiques, les organisations syndicales sont en partie financées par l’argent public. Elles reçoivent des subventions au prorata des résultats obtenus aux élections professionnelles. A chaque point de pourcentage correspond un montant déterminé (voir tableau).  Avec 42,20% des voix aux dernières élections, l’UMT  est loin devant la concurrence. Le deuxième, la CDT, a 20 points de moins.

Si les gouvernements devaient être jugés sur le seul critère de l’emploi, très peu d’entre eux seraient reconduits aux élections. Cette réflexion d’un économiste de l’OCDE garde encore toute sa pertinence aujourd’hui. Contre le chômage de masse et celui des jeunes diplômés, les politiques donnent parfois le sentiment d’être désemparés. Mais leur responsabilité, c’est d’imaginer des solutions face à ce fléau (voir l’interview du ministre de l’Emploi et des Affaires sociales en pages suivantes).  
Mais comment faire lorsque la croissance de l’économie est en berne, voire négative (en termes réels en 2016) comme cela est annoncé par les prévisionnistes? C’est l’équation que doit résoudre le gouvernement. Et quand la croissance est là, son contenu en emplois reste modeste (29.000 postes par point de PIB alors que 200.000 personnes arrivent chaque année sur le marché).

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Un des scénarios anticipé par la Stratégie nationale de l’emploi est un scénario dit tendanciel avec un équilibre de bas niveau, une population active de 12,6 millions à l'horizon 2025. Celui-ci s'appuie sur un taux d'activité de la population assez modeste au regard de la situation internationale de pays de niveau de développement comparable

L’évolution du profil du chômage ajoute encore plus de complexité. Plus d’un chômeur sur deux (55%) frappe pour la première fois à la porte du marché du travail.
La persistance du chômage de longue durée (plus d’un an) qui touche près d’un quart de demandeurs d’emploi est plus qu’inquiétante et nécessite des solutions structurelles. Il faudra agir sur les facteurs de productivité et réduire l’écart des coûts entre les emplois qualifiés et non qualifiés, suggèrent les auteurs du rapport sur la Stratégie nationale de l’emploi. L’allégement du coût du travail est une réponse nécessaire et efficace, mais ses effets s’estompent sur la durée.
Les résultats de la formule du «contrat Anapec» (contrats d’insertion exonérés d’impôt et de charges sociales pendant 24 mois) et l’adhésion des entreprises, en sont une preuve. Mais c’est la création des richesses qui reste la principale ordonnance contre la maladie chronique du chômage.

                                                                

Verbatim du ministre de l’Emploi

■ Dialogue social: Aux reproches des syndicats  qui accusent le gouvernement de transformer les rendez-vous du dialogue social en cocktail sans résultat concret, le ministre de l’Emploi, Abdeslam Seddiki sort ses archives et énumère quelques mesures: la hausse du Smig en deux temps, le relèvement du minimum de la pension de retraite à 1.000 dirhams, l’indemnité pour perte d’emploi, l’extension des soins dentaires dans le panier de l’AMO, etc.
 
■ Réforme des retraites: «Il y a un temps pour la discussion et un temps pour la décision. Et c’est le rôle du gouvernement de trancher».

■ Recul du taux d’activité de la femme: En cinq ans, ce taux a reculé de plus de 5 points. Ce décrochage est un condensé de plusieurs facteurs. Il y a à l’évidence, explique le ministre de l’Emploi, un phénomène de découragement qui frappe davantage cette catégorie de demandeurs d’emploi et l’impact des pratiques discriminatoires. Les services extérieurs de l’Emploi remontent régulièrement des informations dans ce sens. A cela s’ajoutent les ravages de l’abandon scolaire au collège en milieu rural qui touche le plus les filles. Par ailleurs, les contraintes liées à l’équilibre entre les exigences professionnelles et la vie privée sont bien plus pesantes pour la femme que pour l’homme. La Stratégie nationale de l’emploi veut porter le taux d’activité de la femme à 44% en 2025.

■ Naufrage de la Samir: Comme l’avait relevé le chef du gouvernement, dès la privatisation, le ver était déjà dans le fruit. Ce processus ayant été biaisé, ce qui devait arriver, arriva».

 

 

 

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