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    Hépatite C: Pharma 5 «verrouille» son positionnement

    Par Safall FALL | Edition N°:4737 Le 25/03/2016 | Partager
    Le Dakasvir et le Rivabir pour compléter l’offre
    Un investissement de 85 millions de DH
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    Avec le SSB-400 comme produit phare, le groupe pharmaceutique marque son assise sur le segment de la prise en charge médicale de l’hépatite C (Ph. Groupe Pharma 5)

    Jamais deux sans trois. Le laboratoire Pharma5 complète son offre sur le segment de l’hépatite C et lance la commercialisation de deux nouveaux produits: le Dakasvir et le Rivabir. Cette mise sur le marché intervient trois mois après celle du SSB-400, une formulation générique à base de Sofosbuvir. Les deux nouveaux médicaments sont présentés comme «économiquement plus accessibles», avec par exemple, 1.549 dirhams la boîte de Dakasvir, contre 100.000 DH pour son équivalent sur le marché européen (sous le nom commercial de Daclatasvir). «Les associations du Sofosbuvir et/ou Daclatasvir et/ou Ribavirine permettent ensuite d’obtenir 95% de taux de guérison, contre 50% avec les anciens traitements, pour les génotypes 1 et 2 de l’hépatite C, qui représentent 99% des atteintes virales au Maroc», argue le fabricant. Le laboratoire pharmaceutique saisit d’ailleurs l’opportunité pour faire le point sur les trois premiers mois de commercialisation du SSB-400. «Nous ne sommes pas loin des 95% de taux de guérison chez près de 100 patients marocains suivis. Ces chiffres seront bientôt confirmés par l’étude observationnelle en cours d’élaboration par un organisme indépendant», annonce Myriam Lahlou-Filali, directrice générale du groupe Pharma 5. Selon la manager, la production locale de ces deux nouveaux médicaments est le résultat d’«un effort de développement galénique en propre», ainsi que la mise en place d’une unité de production d’antiviraux à action directe, pour un investissement global de 85 millions de DH.
    Mais le parcours a été long pour l’industriel. Le Sofosbuvir, développé sous sa formule originale par la firme pharmaceutique américaine Gilead, fait partie d’une nouvelle génération d’antiviraux dont la commercialisation se limitait, jusque-là, aux marchés à fort pouvoir d’achat en Europe et sur le continent américain. Le traitement de 12 semaines oscille entre 450.000 et 800.000 DH. «En 2014, le laboratoire américain a lancé, en Inde, la production d’un générique sous licence du médicament. Mais l’industriel a limité sa commercialisation à une centaine de pays en développement. «Le marché marocain ne figurant pas dans cette liste, le ministère de la Santé a saisi l’opportunité de la non protection par brevet de la molécule sur le marché local pour lancer, en partenariat avec Pharma5, le développement d’une formulation générique du traitement», explique-t-on auprès du laboratoire pharmaceutique. Et ce, pas avant d’avoir tenté d’inclure, «en vain», le Maroc dans la liste des pays en développement où le médicament pouvait être commercialisé, selon la même source. Il est vrai que l’éradication de l’hépatite C est une des grandes ambitions du département de Hussein El Ouardi, à l’horizon 2020. D’ici là, le temps presse. En avril 2014, un accord de principe du ministère de la Santé a permis à Pharma 5 d’entamer le développement du produit en générique. Le SSB-400 sera finalement mis sur le marché, dès décembre 2015, au prix de 3.000 dirhams/boîte. Avec le lancement des traitements complémentaires, Pharma5 consolide fortement son positionnement sur le segment.

     

     

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