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    Résultats annuels BP
    Le gros des impayés provient de l’entreprise

    Par Aïda LO | Edition N°:4737 Le 25/03/2016 | Partager
    130 millions de DH de provisions de risque pays
    Les bénéfices s’élèvent à 2,5 milliards de DH
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    Le résultat net part du groupe s’est accru de 14,4% à 2,51 milliards de DH et son produit net bancaire a progressé de  4 % à 15,34 milliards de DH. Au niveau opérationnel, la banque améliore de 2,3 points son coefficient d’exploitation qui s’établit à 48,9%

    «Les résultats du groupe sont en ligne avec les prévisions du plan ELAN 2020», commente Mohamed Benchaaboun, PDG du groupe BCP lors de la présentation des résultats annuels (voir aussi  interview page 6). En contraste avec l’évolution de l’activité du crédit, les réalisations ressortent en légère hausse par rapport à 2014. Certes l’évolution semble moins forte que celle des exercices précédents, mais le groupe a réussi à améliorer de 4% son produit net bancaire à 15,34 milliards de DH. La banque attribue cette performance en grande partie au bon comportement de l’activité d’intermédiation.
    Les activités à l’étranger ont également été un contributeur important aux réalisations de la banque. Les dépôts et les crédits de la clientèle du groupe Banque Atlantique ont progressé respectivement de 15,8% et 21%.  Ces filiales ont pu boucler une année solide malgré un contexte encore peu porteur. Cela est sans compter sur la mise à niveau des règles prudentielles auxquelles étaient soumises ces entités. «La période d’assainissement a affecté les résultats de la banque», affirme Souleymane Diarrassouba, DG de la filiale ABI. Pour parer à une montée des risques sur le continent, la BP adopte une des politiques des plus prudentes en provisionnant près de 130 millions de DH pour le risque pays. Banque Centrale Populaire prend les devants. Cette précaution commune aux banques internationales, n’est pas encore obligatoire au Maroc. La provision réglementée par les banques centrales est réservée aux pays dont la notation est  inférieure à l’investment Grade (BBB-).
    Au Maroc, le risque reste important, en témoigne la hausse de 6,7% des créances en souffrance dans le secteur. BCP a renforcé sa provision pour risques généraux de 107 millions de DH à 2,4 milliards de DH. En excluant le dossier Samir, le coût du risque du groupe (3,2 milliards de DH) aurait dû ressortir à des niveaux beaucoup plus bas cette année.  
    Le gros du risque pour la banque provient de l’entreprise. En revanche, la demande est atone au niveau des crédits d’investissement, malgré les différentes baisses du taux directeur. La banque a par ailleurs octroyé plus de crédit aux ménages. Pour le secteur immobilier par exemple, les crédits octroyés aux ménages se sont nettement améliorés pour représenter près de 3/4 du volume global des prêts immobiliers.

     

     

     

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