Culture

«Llanto», une exposition de Nadia Ouriachi

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
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A l’occasion de la 4e édition du Prix littéraire Sofitel Tour Blanche, a également eu lieu le vernissage de l’exposition intitulée «Llanto» de l’artiste plasticienne Nadia Ouriachi Conejo qui se poursuit à la Galerie 01 de l’hôtel jusqu’au 31 mars. «Llanto», larmes en espagnol, représente pour l’artiste un cri silencieux, une souffrance qui finit par rejaillir dans la vie d’une personne.  A travers cette exposition, la peintre présente en premier lieu des œuvres de la collection 180. Cette série, «Lumières marocaines», a été présentée en France au Château de Tours avant Casablanca. Ces œuvres mettent en lumière la figure féminine exprimant la souffrance. «Ce corps, ce visage se fissurent pour laisser entrevoir des documents en arabe. 180 fait référence au fait que la personne est déshumanisée et ne porte plus de nom, c’est juste un numéro», explique l’artiste. Nadia Ouriachi fait également référence aux femmes qui ont divorcé avant la Moudawana, d’où la présence de certains actes adoulaires anciens. Dans l’une des œuvres, qui achève la série, une fenêtre symbolique s’ouvre laissant s’échapper des papillons. Elle expose d’autre part des croquis de carnets, qui sont également représentés sur des plaques d’aluminium. Avant cela, l’artiste a peint le végétal. Un travail qu’elle considère comme une étape de réflexion et d’observation. Aujourd’hui, elle explore différentes disciplines et techniques, elle réalise aussi des installations. Née à Casablanca en 1957, Nadia est de culture hispano-marocaine. Petite fille d’un artiste peintre espagnol, elle s’intéressera très jeune au dessin et à la peinture, une passion qu’elle continue de vivre.
 

 

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