×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Competences & rh

Des enseignantes-chercheuses créent leur association

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4734 Le 22/03/2016 | Partager
Ces universitaires veulent dépasser le clivage du genre
Leur objectif, une meilleure valorisation de leurs contributions scientifiques
Et faire respecter la parité à l’Université Mohammed 1er d’Oujda
enseignantes-chercheuses_034.jpg

«Il est temps de réserver aux enseignantes-chercheuses les places qu’elles méritent au sein des établissements universitaires», soulignent les universitaires de l’AEC/UMP (Ph. AK)

Dans le sillage de la journée internationale de la femme, les professeurs femmes de l’Université Mohammed 1er d’Oujda ont créé leur association des enseignantes-chercheuses (AEC/UMP). Une décision attendue permettant de faire respecter la parité au sein de cette université. Les enseignantes qui représentent plus de 18% (150 enseignantes sur les 640 professeurs de l’UMP) n’assument aucune responsabilité de premier rang. Seules trois d’entre elles (0,35%) assurent des responsabilités à la fac de médecine et au sein des conseils universitaires. De plus, ces enseignantes chercheuses ne sont pas bien représentées au sein des conseils d’établissement et/ou d’université et différents départements et sections. Elles ne sont pas aussi doyennes de facultés, directrices d’instituts ou présidentes de l’université.  
Cette nouvelle association, qui regroupe toutes les enseignantes de l’université Mohamed Premier, œuvre, conformément aux lois en vigueur, à encourager l’approche genre et contribuer au rayonnement scientifique de leur université. Cela passe par la création d’une base de données sur les enseignantes chercheuses, la publication de leurs recherches individuelles ou collectives sur un site dédié et une revue périodique, la mise à disposition des données relatives aux différentes recherches qu’elles encadrent.
L’AEC/UMP concourra également au développement de la formation et l’innovation universitaire dans toutes les disciplines, la promotion de la profession, l’organisation de cercles d’études, de conférences, de stages et voyages de découverte. Comme elle peut initier des partenariats avec différentes instances féminines œuvrant pour la consolidation de la recherche scientifique. «Nous réalisons le même travail que nos collègues chercheurs, toutefois, notre contribution n’est pas valorisée», explique Fatiha Maaroufi du département de physique de la faculté des sciences d’Oujda et présidente élue de cette association. «La création de cette association poussera la femme-chercheuse à prendre ses responsabilités et défendre la parité au sein d’un établissement censé être un lieu ou les archétypes et préjugés sont bannis», conclut-elle. Commentant, pour L’Économiste, la création de l’AEC/UMP, Benyounes Merzouki, chercheur en droit constitutionnel, explique que les sociétés qui traversent des phases transitoires, comme le Maroc, sont appelées à réserver aux femmes la place qu’elles méritent. «Nous n’avons pas de statistiques sûres sur la contribution des femmes-chercheuses au Maroc. Or de telles associations ont le mérite de spécifier l’état des lieux de la recherche et de présenter des données fiables sur la contribution féminine dans le développement du pays», conclut-il.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc