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Société

Le cannabis en débat sur ses terres

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4733 Le 21/03/2016 | Partager
Appel pour la régulation de la plante
Une issue pour les 40.000 cultivateurs du Rif
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Pour El Omari, il ne s’agit pas seulement de réguler la culture du cannabis, mais aussi de trouver une solution aux 40.000 cultivateurs de la plante (Ph. Adam)

Ilyas El Omari, le président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, a réussi le pari de faire salle comble sur un thème hors du commun, celui du cannabis. C’était lors d’un colloque international organisé à Tanger, vendredi et samedi derniers, au siège du Conseil de la région.

Le mérite est aussi d’ordre qualitatif. Le président de la région  est parvenu à réunir dans la même salle des représentants de l’autorité avec le wali de la région Mohamed Yacoubi, en tête, mais aussi des membres du CESE, des parlementaires, des diplomates et même des cultivateurs de cette plante directement venus du Rif. Plusieurs partis politiques représentés au Conseil de la région ont eux aussi été de la partie, la seule absence remarquée a été celle du PJD. Ce dernier a préféré pratiquer la politique de la chaise vide alors que le débat concernait une affaire nationale, comme le soulignait El Omari. Pour ce dernier, le principal souci est le sort de la population du Rif et en particulier les 40.000 cultivateurs de cannabis de la région en situation de «liberté provisoire». Pour leur grande majorité, passer la nuit au cachot, et même finir en prison, n’est que l’affaire d’une simple dénonciation anonyme. Une épée de Damoclès qui pèse même sur la tête de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un champ de chanvre. D’où le besoin de lancer une réflexion sur le futur de cette région et de cette culture qui, malgré son caractère illégal (pour l’instant, insistent ses partisans), est une réalité. Le Conseil économique, social et environnemental, en la qualité de son secrétaire général, Driss Guerraoui, a donné le premier coup de pied officiel à la fourmilière en relevant le caractère légitime de la réflexion. «La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima ne peut continuer à ignorer pour son développement les potentialités qu’offre la culture du cannabis», affirmait vendredi Guerraoui. «Cette culture occupe une place importante dans l’économie de la région et tout projet de développement devra inclure une réflexion novatrice sur l’opportunité de son intégration», continuait ce dernier. Mais le plus important pour le secrétaire général du CESE est que le lancement de cette discussion montre qu’au Maroc, plus aucun sujet ne fait l’objet de tabou.

A noter qu’au terme de cette rencontre, les participants ont émis plusieurs recommandations parmi lesquelles la dépénalisation de sa consommation et de sa culture, dans un cadre contrôlé et régulé par la loi. En effet, plusieurs utilisations, autres que la fabrication de drogue, peuvent être trouvées pour le cannabis, un produit historiquement utilisé pour la fabrication de tissu, cordes et qui est, actuellement, même utilisé pour la construction avec des briques en pâte de cannabis ou même comme biomasse en plus des domaines thérapeutique et cosmétique.
 

 

 

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