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Régions

Casablanca: El Omari toujours à l’essai…

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4733 Le 21/03/2016 | Partager
A 6 mois de son mandat, aucune visibilité sur le plan d’actions
Une étude pour cerner le parc de panneaux d’affichage
De nombreuses questions éludées
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Le standard de radio Atlantic a été littéralement pris d’assaut par les Casablancais qui souhaitaient poser des questions à Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville,  l’invité de l’émission «Les experts» du mercredi 16 mars
(Ph. Jarfi)

«Pourquoi rien ne change réellement dans notre quotidien?» C’est la question que se posent beaucoup de Casablancais depuis l’arrivée de la nouvelle équipe aux commandes du Conseil de la ville. Propreté (ou plutôt malpropreté), éclairage public, stationnement, espaces verts, occupation du domaine public… sont autant de sujets qui préoccupent, six mois après l’investiture du nouveau maire, Abdelaziz El Omari. D’autant plus qu’avec une large majorité, celui-ci dispose d’une marge de manœuvre bien plus confortable que son prédécesseur. Invité par l’émission «Les experts» de radio Atlantic (mercredi 16 mars), El Omari a affirmé qu’il faudra patienter encore 6 mois supplémentaires avant l’annonce de son plan d’actions.  

«En vertu de la nouvelle loi organique relative aux communes, nous avons un délai d’un an pour établir le plan d’action de la commune», tient à préciser le maire pjdiste. Aujourd’hui, la nouvelle équipe en est encore au stade de la définition des priorités de chaque arrondissement. «Nous avons entamé une tournée dans les 16 arrondissements afin d’avoir une idée sur les attentes», poursuit-il. Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions. C’est connu : 85% du budget de Casablanca (3,4 milliards de DH) est absorbé par les charges fixes (dépenses de fonctionnement, salaires, gestion déléguée…). Pour fructifier les recettes, il faudra augmenter la part des taxes locales, insiste El Omari. Les auditeurs, nombreux à appeler, n’ont pas hésité à aborder les sujets qui fâchent (dont certains éludés habilement par le maire). A commencer par les problèmes de la propreté sur l’arrondissement Sidi Belyout (notamment au niveau du Boulevard Mohammed V, rue Prince Mly Abdellah…). Pour le maire, tous les quartiers de Casablanca se valent. «Il ne faut pas se focaliser uniquement sur le centre-ville, d’autres quartiers comme Lemkanssa ou Sidi Moumen ont aussi droit à des services de qualité», riposte El Omari. Sauf que jusque-là, ni les quartiers huppés, ni les périphéries ne sont bien lotis en matière de propreté. Pour le maire, le nettoiement est une question de veille et de contrôle permanents. Tout le monde doit y contribuer: l’autorité délégante, les arrondissements, les élus… mais aussi et surtout le citoyen. Des campagnes de sensibilisation le ciblent de temps à autre, avec un numéro vert à sa disposition (080004545) afin de signaler les anomalies au niveau des quartiers.

Aujourd’hui, la SDL Casa Prestation est censée jouer ce rôle de suivi via des systèmes informatisés (GPS) avec la contribution des arrondissements. Pour l’heure, le résultat n’est pas reluisant sur le terrain. Les problèmes de parkings et de stationnement sont une autre plaie pour les Casablancais. Pour le maire, la modernisation du stationnement est un impératif, en combinant parkings en ouvrage et gestion déléguée. «Pour des raisons sociales, les gardiens pourront rester dans les petites ruelles, mais les grandes artères seront cédées à des délégataires suite à des appels d’offres», explique-t-il. Pour contourner le problème de rareté du foncier, le maire préconise d’aller vers la solution verticale en impliquant le secteur privé (via des PPP). Sur les espaces verts, le maire affirme avoir consacré 60 millions de DH (une bien maigre somme!) à l’entretien des jardins dont le parc de la Ligue arabe, la Corniche… «Nous envisageons de creuser des puits car la facture de l’arrosage est cher payée à Lydec», relève El Omari. Selon lui, les arrondissements devront aussi mettre la main à la poche pour contribuer aux frais d’entretien de leurs espaces verts.

D’ailleurs leurs dotations ont pratiquement triplé en 2016  passant, pour Sidi Belyout par exemple, de 8,7 millions de DH en 2015 à près de 26 millions de DH cette année.  Autre sujet qui fâche, celui de l’anarchie de l’affichage. Les panneaux publicitaires poussent comme des champignons le long des principales artères de la métropole. Il s’agit d’une importante source de revenus, mais il y a un écart entre ce que la ville doit  percevoir et la réalité sur le terrain. En effet, le Conseil de la ville n’a aucune idée sur le nombre réel des panneaux : qui paie quoi? Qui est autorisé ou non ?… «Nous avons lancé une étude pour recenser et géolocaliser le parc des panneaux d’affichage avant d’entamer l’organisation du secteur», rétorque El Omari. L’occupation illégale du domaine public est également abordée. La mairie serait en train de travailler sur un «système d’information géographique afin de localiser l’existant et le comparer aux recettes ». L’objectif est de savoir si les cafés/restaurants respectent les superficies autorisées ou non. L’étape suivante consistera à libérer le domaine public ou faire payer la superficie réelle occupée aux contrevenants.

18 théâtres… mais pas de programmation

Sur le volet culturel, un auditeur a relevé que sur les 18 théâtres que compte Casablanca, 90% sont communaux. «Ils sont dans un état lamentable, mal gérés…», fait remarquer un auditeur, qui souligne également le manque de programmation et d’animation culturelle.  «Notre rôle est de fournir les équipements, mais l’animation culturelle relève des artistes, des associations…», réplique le maire. Aujourd’hui ce rôle est dévolu à Casa Events & Animation. La SDL est aussi chargée, entre autres, de la réhabilitation du Complexe Mohammed V. Quant au projet de grand stade, il est toujours d’actualité. «Le montage financier ne pose pas problème, nous avons aussi des propositions pour le foncier», poursuit le président du Conseil de la ville.

 

 

 

 

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