×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Facebook de plus en plus contesté en Europe

Par L'Economiste | Edition N°:4723 Le 07/03/2016 | Partager
Le réseau social est sous enquête pour position dominante en Allemagne
Le groupe sommé de se conformer à la loi informatique et libertés en France

La politique de Facebook en matière de protection des données pose sérieusement problème. Le Conseil de la concurrence allemand a, tout récemment, ouvert une enquête à son encontre pour abus de position dominante. En France, il dispose de 3 mois pour se conformer aux règles de la loi informatique et libertés (Ph. AFP)

L’hégémonie de Facebook commence à vaciller. Le géant américain est rattrapé par plusieurs affaires. D’abord, il est soupçonné par le conseil de la concurrence allemand qui vient de lancer une enquête pour position dominante. Ensuite, le spécialiste mondial des réseaux sociaux est critiqué pour l’optimisation fiscale qu’il pratique. Il s’était, à ce titre, acquitté en 2014 de pas plus de 5.600 euros d’impôts sur les sociétés soit moins que ce que paie un travailleur britannique célibataire en impôts et en cotisations salariales.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Aujourd’hui, Facebook se trouve acculé à changer sa stratégie fiscale. Le groupe vient d’annoncer qu’il paierait davantage d’impôts particulièrement en Grande-Bretagne. Désormais, il déclarera au Royaume-Uni, les recettes publicitaires tirées de ses grands comptes britanniques et non plus en Irlande, qui abrite son siège européen. Le groupe dit qu’il en informera ses principaux clients britanniques parmi lesquels les enseignes de supermarchés Tesco et Sainsbury's, le géant de l'agroalimentaire Unilever et le groupe de publicité WPP, dès aujourd’hui. «A partir d'avril, ils recevront des factures de Facebook Royaume-Uni et non plus Facebook Irlande», est-il indiqué auprès de l’entreprise. Cela veut clairement dire que les recettes réalisées au Royaume-Uni via l’équipe britannique seront enregistrées au Royaume-Uni, et plus en Irlande. Cette mesure ne concerne pour le moment que cette catégorie de clientèle. Les clients de plus petite taille continueront d'être gérés directement par les équipes de Facebook en Irlande. Cette décision intervient dans un contexte où Facebook fait l’objet d’une enquête en Allemagne où il est soupçonné «de profiter de sa position dominante pour imposer à ses utilisateurs des conditions d'utilisation qui enfreignent les lois de protection des données».
Le groupe fondé par Mark Zuckerberg, qui a été reçu la semaine dernière à Berlin se dit «convaincu de respecter la loi», tout en assurant qu’il «collabore activement avec l'Office anticartel pour répondre à ses questions».
Même en France, Facebook est contesté. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) l’a mis en demeure début février. Celle-ci lui a donné trois mois pour se conformer à la Loi informatique et libertés en matière de collecte et d'utilisation des données.
M.A.B.
 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc