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Société

Bassima Hakkaoui au Club de L’Economiste
Bientôt des assistants sociaux spécialisés

Par L'Economiste | Edition N°:4722 Le 04/03/2016 | Partager
Leur statut sera revu
Des salaires allant de 1.200 à 8.000 DH
Le Samu social tributaire de la révision de la loi 14-05

«Le travail sur les textes législatifs rappelle un peu le mythe de Sisyphe», selon les termes de Bassima Hakkaoui. La ministre en veut pour exemple le projet de loi sur la violence contre les femmes. Finalisé et présenté depuis 2013, ce texte, revu et corrigé à maintes reprises, peine encore à voir le jour. «La loi est aujourd’hui au niveau du SGG», annonce-t-elle. Mais, ce sont les «mentalités et spécificités culturelles» qui sont les principaux freins à son adoption. A l’exception de cette loi (qui reste son seul regret), la ministre pjidiste se dit fière de son bilan législatif à quelques mois de la fin de son mandat. «J’ai impulsé la production du plus gros arsenal juridique et de lois adoptées dans l’histoire du département», assure-t-elle non sans fierté.
A l’actif de son département également le lancement de deux institutions constitutionnelles: le Conseil consultatif de la famille et de l'enfance et l'Instance nationale de la parité, dont les projets de loi sont aujourd’hui au parlement.
Mais le toilettage de la loi 14-05 qui régit la gestion des institutions sociales reste l’un de ses gros chantiers. L’amendement de ce texte vise à améliorer l’organisation et la gestion des Institutions de bienfaisance, les centres sociaux, de l’enfance, des personnes âgées, des handicapés … Mais cette réforme devra aussi passer par une mise à niveau des ressources humaines, insiste la ministre.

Rehausser le niveau

A cet effet, l’unique institut de formation des assistants sociaux (l’INAS de Tanger) doit avoir des antennes sur l’ensemble du Royaume. Ses programmes de formation doivent être revus pour les adapter aux besoins grandissants dans le domaine de l’action sociale. «Nous n’avons actuellement que des profils d’assistants sociaux et de gestionnaires. Nous comptons aller vers plus de spécialisation», souligne la ministre. Pour rehausser le niveau des diplômés, le ministère est en train de multiplier les partenariats internationaux. «Nous allons signer une convention avec une institution finlandaise qui va organiser des formations et des séminaires au profit des étudiants de l’INAS qui relève du ministère», annonce-t-elle. Le statut de cet institut a été également révisé. L’INAS est devenu par décret une institution de formation supérieure qui délivre des masters, mais ne relève d’aucune université. Outre la réforme de l’institut de formation, le statut des assistants sociaux gagnerait aussi à être réformé pour l’affranchir de l’emprise des présidents d’association. «Les salaires peuvent varier entre 8.000 à Meknès et 1.200 à Zagora, c’est aberrant», déplore Hakkaoui.

Phase transitoire

La réforme du Samu social est une autre réalisation phare à mettre à l’actif de la ministre. Pour elle, la crise du Samu social de Casablanca (qui s’est déclenchée en 2012) est essentiellement due à un problème de gestion et de statuts. Son département, qui finance cette association à hauteur de 3 millions de DH, a injecté 7 millions de DH dans cette institution durant cette période de paralysie. «Après la nomination de Lhoussaine Louardi, il ne pouvait cumuler le poste de président de l’association avec celui de ministre de la Santé». Ce qui a créé des problèmes d’ordre juridique qu’il fallait régler. «Une phase transitoire est aujourd’hui assurée en attendant l’amendement de la loi 14-05», annonce Hakkaoui. Cette révision législative devrait permettre aux maraudes d’effectuer leur travail dans de meilleures conditions.
Le département de Hakkaoui se targue aussi d’offrir des services de proximité au profit des personnes à besoins spécifiques. Ces personnes ne sont plus obligées de faire le déplacement à Rabat pour récupérer des équipements ou du matériel médical. Seize unités, installées au niveau des centres d’entraide nationale, reçoivent aujourd’hui ces personnes à travers les différentes régions du Royaume. Les fonctionnaires du ministère sont libérés pour travailler sur d’autres dossiers plus stratégiques.
Le Fonds d’appui à la cohésion sociale, lancé fin 2015, prévoit un montant de 111 millions de DH pour subventionner les projets portés par des personnes à besoins spécifiques.  Des dizaines de jeunes ont déjà postulé pour bénéficier des financements de ce fonds plafonnés à 60.000 DH/personne. Ce fonds cible aussi les veuves (qui sont aujourd’hui près de 45.000 à en bénéficier). Pour être éligible, la bénéficiaire, qui a droit à un plafond de 1.050 DH, doit avoir des enfants en âge de scolarité et détenir une carte Ramed. D’autres tranches de la population bénéficieront de ce fonds de cohésion dont les personnes âgées, handicapées …

Marrakech, 1ère ville «accessible»

Le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social annonce avoir travaillé, durant 3 ans, sur un projet pour promouvoir l’accessibilité avec l’appui de la Banque mondiale. Le choix a porté sur Marrakech pour en faire la 1ère ville «accessible». Après l’élaboration d’un diagnostic de l’accessibilité des espaces publics aux personnes à mobilité réduite, il a été décidé d’intégrer cette dimension dans les cahiers de charge de réaménagement des espaces urbains. «Nous avons déjà établi des plans d’accessibilité pour d’autres villes comme Casablanca et Tanger et c’est aux collectivités locales de les appliquer sur leurs territoires», assure Hakkaoui.

Aziza EL AFFAS

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