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Analyse

Alerte à la surconsommation de sel

Par L'Economiste | Edition N°:4722 Le 04/03/2016 | Partager
4.843 nouvelles déclarations chaque année
Les frais de soins ont quasiment doublé entre 2008-2014

La consommation excessive de sel cause plusieurs problèmes de santé chez l’individu. La relation entre la surconsommation de sodium et l’hypertension artérielle (HTA) est sans aucun doute la plus avérée. L’HTA accélère à son tour le risque des accidents vasculaires cérébraux et d’autres maladies cardio-vasculaires.

Ces pathologies entraînent, par conséquent, des soins coûteux pour la personne et de lourdes dépenses de santé pour l’assurance maladie. Au Maroc, plus du tiers de la population est hypertendue. Suivant l’étude réalisée entre 2008 et 2014 par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS), l’hypertension artérielle occupe la 2e place parmi les 41 affections de longue durée en termes d’assurés atteints (32%). Les soins relatifs à ces affections représenteraient, de leur côté, la  4e source de dépenses pour les adhérents (13%). Le phénomène prend des proportions inquiétantes. Le nombre de personnes déclarées à la Cnops atteintes d’HTA aiguë a plus que doublé en moins de dix ans. Il passe de 20.739 en 2008 à 43.856 en 2014, accusant une hausse moyenne annuelle de 13%. Chaque année, ce sont pratiquement 4.843 personnes assurées qui déclarent pour la première fois, une HTA aiguë à la Cnops sur la période 2008-2014. Et comme l’hypertension artérielle est souvent associée à d’autres pathologies de longue durée, la part de personnes hypertendues ayant au moins une autre maladie chronique a également doublé entre 2008 (27%) et 2014 (54%). Celles-ci sont souvent atteintes de diabète, d’une maladie coronaire, de glaucome chronique ou encore de tumeurs malignes. La négligence peut causer d’autres complications. D’où l’urgence de miser sur la prévention. Et ce, afin de protéger la santé des personnes mais aussi de contribuer à la réduction des dépenses de l'assurance maladie.  Les dépenses de soins des personnes atteintes de l’HTA ont atteint 382 millions de DH en 2014, soit une augmentation de 120% sur la période 2008-2014 et un taux d’évolution annuel moyen de 15%.

En 2014, ces frais représentent ainsi 10% des dépenses totales de soins de la Cnops. Le taux global de couverture par le régime AMO (géré par la Cnops) des frais engagés par les personnes atteintes de l’HTA s’est établi à 75% en 2014 (68% pour les soins ambulatoires et 95% pour les soins en tiers payant). Ce taux se situe à un niveau supérieur à celui de couverture de l’ensemble des frais engagés des bénéficiaires de la Cnops (70%). La consommation médicale des personnes atteintes de l’HTA est constituée principalement des médicaments (55% en moyenne) qui sont remboursés en totalité.

Les femmes les plus touchées

Pour la Cnops, les femmes bénéficiaires de l’assurance maladie, représentent 54% des personnes atteintes de l’HTA en 2014. Ce constat peut être expliqué probablement par l’augmentation de la tension artérielle pendant la période de grossesse et à l’âge pré-ménopause. Cela rejoint, en tout cas, les études de l’OMS qui révèlent une forte sensibilité des femmes par rapport à cette pathologie.

A. Lo

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