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International

Confusion des alliances en Syrie

Par L'Economiste | Edition N°:4710 Le 17/02/2016 | Partager
Soutenus par Washington et Ryad, les Kurdes syriens sont bombardés par les Turcs
Ankara dit défendre ses intérêts nationaux

Ankara mobilise à nouveau ses troupes contre les forces kurdes au nord de la Syrie. L’armée turque a bombardé hier Tall Rifaat, bastion rebelle au nord de la Syrie, passé la veille sous le contrôle kurde. Les forces turques ont ouvert le feu sur les positions des unités de protection du peuple kurde autour d’Azaz, un des deux derniers bastions rebelles soutenus par Ankara et Ryad dans le nord de la province d’Alep.  Pour Ankara, les intérêts nationaux priment sur toute alliance. La Turquie redoute en effet l’extension de la zone contrôlée le long de sa frontière par le parti de l’union démocratique (PYD), branche syrienne du PKK (rébellion kurde en guerre contre Ankara depuis 1982). Pour le gouvernement turc, il n’est pas question de laisser les kurdes syriens s’approprier un territoire autonome qui serait un prolongement. Le PYD profite quant à lui de la crise syrienne pour avancer ses pions tout en s’assurant du soutien des Saoudiens, des Russes et des Américains dans un combat contre Daech. Washington avait d’ailleurs déclaré en septembre dernier ne pas considérer le PYD comme organisation terroriste, au grand dam de son allié turc.

Une géopolitique illisible

Entre les forces turques qui bombardent des Kurdes, l’offensive menée depuis début février par l’armée de Bachar Al-Assad, appuyée par la Russie, et «L’Etat Islamique» qui détient le contrôle de la zone Est, la situation géopolitique est de moins en moins lisible. Il va sans dire que les turcs profitent de l’affaiblissement des rebelles face à une offensive de l’armée syrienne soutenue par les frappes aériennes russes. Alors qu’Ankara bombarde les kurdes, aussi paradoxal que cela puisse paraître, elle dénonce en même temps les assauts menés par l’armée russe au lendemain du bombardement meurtrier ayant touché une structure hospitalière soutenue par Médecins sans frontières (MSF). Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a condamné en des mots très durs l’offensive aérienne menée par Moscou en Syrie. «Depuis le mois de septembre, ces avions barbares, lâches et cruels bombardent la Syrie sans faire aucune distinction entre les civils, les enfants et les militaires», a déclaré  Davutoglu hier devant les députés de son parti. Le bombardement d’un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) lundi dernier dans le nord de la Syrie, a causé la mort d’au moins sept personnes. MSF accuse le régime syrien ainsi que son allié russe d’être à l’origine des tirs.
A. I. L.
 

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