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International

Primaires américaines
Démocrates et républicains affûtent leurs armes

Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
Les derniers résultats confirment l’incapacité du vivier traditionnel
La victoire de Trump, un désastre pour l’establishment

 

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C’est sans surprise. Le républicain Donald Trump et le démocrate Bernie Sanders ont largement remporté les primaires des présidentielles du New Hampshire. Hillary Clinton essuyant une première défaite dans une campagne imprévisible. La victoire de Trump dans le petit Etat du nord-est des Etats-Unis n’a surpris personne dans la mesure où les sondages le donnaient favori. Mais l’ampleur de son triomphe est venu montrer que son discours brut, passionné et populiste avait su séduire une frange non négligeable de l’électorat du parti républicain.
Certes, la route du magnat new-yorkais de l’immobilier reste longue. L’opinion publique lui reste défavorable et il ne peut s’empêcher de céder à la provocation, de multiplier les insultes. Sa nette victoire confirme pour l’heure que sa contre-performance dans l’Iowa, où il est arrivé 2e, n’était qu’une péripétie, même s’il lui faudra conserver cet élan. Au sein du Parti républicain, on constate que l’essor de sa candidature est facilité par l’incapacité de ses adversaires issus du vivier traditionnel à s’imposer comme candidats naturels. Si on les ajoute, les scores des représentants de l’élite républicaine ont dépassé dans le New Hampshire ceux de Donald Trump mais tous sont largement distancés. Le plus proche d’entre eux, le gouverneur de l’Ohio John Kasich, étant relégué à près de 20 points. «La victoire de Trump recèle les prémices d’un désastre historique pour l’establishment», estime Ford O’Connell, spécialiste électoral du grand vieux parti Old. En revanche, le gouverneur modéré John Kasich a créé la surprise en arrivant deuxième chez les républicains. Le sénateur de Floride Marco Rubio est arrivé 5e, payant ainsi le prix d’un mauvais débat télévisé organisé, la veille du scrutin. Malgré une deuxième place encourageante dans l’Iowa, Rubio s’est effondré dans le New Hampshire. Beaucoup de républicains espéraient qu’il soit en mesure de freiner l’ascension de Donald Trump. Ils ont dû se résoudre à observer le jeune sénateur terminer sans gloire au milieu du peloton.
Sanders, sénateur, qui se dit «démocrate-socialiste», avait démarré sa campagne sans argent et sans soutien il y a neuf mois. Mais cela ne l’a pas empêché de remporter 60% des suffrages démocrates, contre 38,4% pour Clinton. L’ancienne secrétaire d’Etat a reconnu qu’elle avait encore du travail à faire, notamment chez les jeunes, et a promis de se battre «pour chaque vote, dans chaque Etat». Elle était donnée perdante dans le New Hampshire, voisin de l’Etat du Vermont dont Sanders est sénateur, mais espérait un écart moindre. Un score qui devrait peser sur le reste de la campagne. La défaite de Hillary Clinton est d’autant plus cuisante qu’elle avait gagné le New Hampshire en 2008 face à Barack Obama.

 

 

 

 

■  Marco Rubio Le challenger de Donald Trump
Marco Antonio Rubio, né le 28 mai 1971 à Miami, est membre du Parti républicain. Il a été président de la Chambre des représentants de la Floride entre 2006 et 2008. Lauréat de l’Université de Miami en 1996, Rubio est perçu par beaucoup de républicains comme seul profil à freiner l’ascension de Donald Trump. Ils ont dû se résoudre à observer le jeune sénateur terminer sans gloire au milieu du peloton. Tout a basculé après son passage désastreux dans un débat télévisé.

 

 

 

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■ Bernie Sanders: «Un démocrate-socialiste»
Bernard Sanders, né le 8 septembre 1941 à New York, est membre du Parti républicain. Il a été maire de Burlington de 1981 à 1989 et membre de la Chambre des représentants de 1991 à 2007. Depuis, il est sénateur du Vermont. Lauréat de l’Université de Chicago (1964).
Grand pourfendeur de Wall Street et apôtre d’une révolution politique, Sanders se réclame «démocrate-socialiste». A ses yeux, «les gens veulent un vrai changement». Pour preuve, «les gens électeurs du New Hampshire ont envoyé un message fort à l’establishment politique» (sic).

 

A. G.

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