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Analyse

Croissance: L’impossible décrochage de l’aléa climatique

Par L'Economiste | Edition N°:4698 Le 01/02/2016 | Partager
Le non agricole n’arrive plus à compenser la baisse de la valeur ajoutée du secteur agricole
Baisse tendancielle de la croissance du secondaire et tertiaire

Tout le modèle économique est à revoir. C’est en substance ce qui ressort de l’analyse du Haut commissariat au plan de

Source: HCP

La consommation finale nationale s’accroîtrait de 2,5% en 2016 et sa contribution à la croissance du PIB serait de 1,9 point alors que celle de l’investissement brut baissera de 0,2 point et celle de la demande extérieure nette serait négative en 2016

la situation économique en 2015 et des prévisions 2016 (voir aussi L’Economiste du 29 janvier 2016).  La croissance reste dépendante de la production agricole et les autres secteurs n’arrivent toujours pas à dégager assez de valeur ajoutée.  
En 2015, l’économie a bénéficié d’une excellente campagne agricole (la valeur ajoutée du secteur primaire a connu une progression de 14,1%) des cours des matières premières, en particulier le pétrole. En revanche, les activités non agricoles ont enregistré un niveau de croissance modérée.
Plus exactement, un important ralentissement des activités des secteurs secondaire et tertiaire est enregistré en 2015 affaiblissant ainsi la performance du PIB non agricole. A peine 1,7% en 2015 contre 2% en 2014 alors que la moyenne annuelle entre 2010-2013 était de 4,4%.
Cette situation renvoie à des problèmes structurels au niveau de certaines activités qui n’arrivent pas à monter en gamme en termes de création de richesse. Ainsi, le secteur secondaire reste dominé par les activités traditionnelles dont la part dans le total des exportations est en baisse passant ainsi de 40% en 2007 à 29% en 2015. En revanche, les métiers mondiaux du Maroc comme l’aéronautique et l’automobile ne parviennent toujours pas à créer d’effet d’entraînement et accroître la valeur ajoutée du secteur non agricole.  Même la demande intérieure qui est le lubrifiant essentiel des activités non agricoles a connu un coup d’arrêt.
Pour 2016, le HCP prévoit une légère amélioration de ces activités (secondaires et tertiaires) pour une valeur ajoutée de 2,2%. Ce léger mieux ne permettra pas de compenser la baisse de l’activité primaire comme ce fut le cas au début des années 2000 et donc la croissance prévue cette année est faible: 1,3%.
Industrie, BTP et mines: Une contribution de 2,1% attendue en 2016
Réajustement mécanique de la croissance des activités minières, reprise progressive des BTP et des industries de transformation... ces trois éléments devraient  assurer une amélioration de l’évolution du secteur secondaire dont la contribution à la croissance devrait passer de 1,4% en 2015 à  2,1% en 2016.  Un léger mieux, surtout que l’année dernière ce secteur a connu un ralentissement de son rythme de croissance. Ce qui s’est traduit par une baisse de sa contribution à 0,4 point du PIB en 2015 contre 1 point en 2010-2014.
Le ralentissement de l’année dernière est attribué à la baisse des activités extractives et à la timide reprise des industries manufacturières ainsi que du BTP.  
Les industries de transformation ont été surtout marquées par une évolution favorable des industries chimiques et para-chimiques et  des industries alimentaires qui auraient profité de l’offre abondante de la campagne agricole  2014/2015. Mais cette reprise (1,5% en 2015 contre 1% en 2014) a été atténuée par la fragilité des industries du textile et par la faiblesse des industries métallurgiques, note le HCP.
Les BTP peinent à renouer avec les niveaux de croissance d’avant 2009. En 2015, leur évolution a été modeste (1,3%)

L’activité non agricole dégage une croissance en ralentissement: elle est passée de  4,7% par an entre 2000 et 2012 à 1,9% entre 2013 et 2016

assurant une contribution de 0,3 point à la croissance du secteur secondaire contre 0,8 point durant la période 2008-2013. A l’origine de cette situation,  le ralentissement de l’activité laquelle est pénalisée par le recul de l’investissement privé qui fait face à des difficultés de financement.
Dans le secteur minier, la valeur ajoutée a baissé de près de 3,1% en 2015 après une amélioration de 4,2% en 2014. Cela est dû à la baisse de la production des phosphates bruts en raison du recul de la demande mondiale  sur les fertilisants et à la forte concurrence sur le marché international.
 Baisse tendancielle pour les services
Selon les prévisions du HCP, le secteur tertiaire devrait progresser de 2,2% contre  1,9% en 2015 et 2,2% en 2014. L’année dernière, la valeur ajoutée de ce secteur a poursuivi sa tendance baissière sachant qu’il représente 66% de la

Un ralentissement important de certaines activités des secteurs secondaire et tertiaire est relevé. Cela a affaibli la croissance globale des activités non agricoles, estimée à 1,7% seulement en 2015 contre  2% en 2014 et 4,4% en moyenne annuelle entre 2010 et 2013

valeur ajoutée non agricole. Cette décélération est attribuée à la croissance modérée (2,1%) de la valeur ajoutée des services non marchands affectés par les effets de rigueur budgétaire ainsi que par le ralentissement des services marchands qui se serait accru de 1,8%.  Il s’agit en particulier des services financiers, de l’immobilier et des services rendus aux entreprises. Dans le cas des activités touristiques, la valeur ajoutée a baissé de 1,9% alors que sur la période  2007-2014 elles étaient sur une hausse annuelle moyenne de 5%.

 

Principales prévisions pour 2016

Inflation:  1,9%
Croissance: 1,3% du PIB
Déficit budgétaire:  4,4% du PIB
Dette publique globale: 82,5% du PIB
Epargne nationale:27,2% du PIB
L’investissement brut: 29,6% du PIB
Taux de chômage: 10,2% en 2016 contre 9,6% en 2015

Khadija MASMOUDI

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