
Pour Omar Azzouz, chef du département géosciences de l’environnement et génie civil à la FSO, les lauréats des masters doivent être formés selon les besoins du marché (Ph. AK)
- L’Economiste : Ces nouveaux modules de master spécialisé en géoscience de l’environnement et génie civil assurent-ils «de facto» un emploi?
- Omar Azzouz: Notre travail consiste à former des étudiants pour réaliser des cartes qui se rapportent aux aspects géophysiques, sismiques géologiques, glissements de terrains, inondations, précipitations, occupation du sol pour orienter et accompagner les programmes de croissance et les plans stratégiques. Il s’agit d’un master professionnel ayant pour objectif la formation des techniciens et cadres spécialisés dans les domaines des géosciences de l’environnement et du génie civil. Ces profils sont de plus en plus demandés pour l’aménagement du territoire et l’ingénierie routière, entre autres. C’est un besoin en ressources humaines exprimé par différentes administrations, collectivités territoriales et entreprises spécialisées.
- Les formations incluent-elles l’aspect environnemental au développement durable?
- L’aménagement du territoire a pour objectif la conception d’une stratégie de développement intégrée futuriste visant la valorisation des espaces, l’orientation de l’urbanisme et la préservation des milieux environnementaux. Il focalise sur l’évaluation des risques naturels d’origine géologique et l’adoption d’une méthodologie de travail axée sur l’élaboration de plans de protection et de prévention des risques. En parallèle, ces formations prennent en considération l’optimisation des moyens de gestion du territoire par la valorisation des ressources naturelles, le patrimoine et la mise en relief des axes de développement sectoriel.
- Et pour ce qui est des débouchés, qui recrute vos lauréats?
- Le taux d’insertion de nos lauréats est à 100%. Les formations assurées débouchent sur trois secteurs liés à l’aménagement des territoires. C’est le cas des entreprises des travaux publics et les travaux d’étude chargés de concevoir et/ou réaliser les infrastructures du transport. Ces entreprises de travaux recrutent 35% de nos diplômés. De leur côté, les bureaux d’étude et groupes industriels spécialisés dans le traitement ou l’approvisionnement en eau, les déchets domestiques et industriels, les études d’impact environnemental, engagent 35% de nos lauréats. Les secteurs du bâtiment, les matériaux du génie civil et la prospection minière embauchent 20%. Les 10% qui restent sont des profils demandés par les collectivités territoriales et les industriels spécialisés dans l’aménagement du territoire.o
Propos recueillis par A.K
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