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Chronique

Bachar El Assad, son maintien validé par l’ONU
Par Mustapha Tossa

Par L'Economiste | Edition N°:4675 Le 28/12/2015 | Partager

Avant même que cela ne puisse débuter,

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le processus onusien sur la Syrie semble faire un grand heureux, le président syrien Bachar El Assad. Même si Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères français ou John  Kerry, secrétaire d’Etat américain, affirment devant toutes les caméras qu’il doit partir à cause des crimes qu’il a commis à l’égard de son peuple, aucun mot sur ce point précis ne figure dans la résolution, présentée comme historique, de l’ONU sur la Syrie. Bien au contraire tout cet arsenal onusien donne cette impression de valider l’entente entre Moscou et Washington sur le maintien du président syrien pendant la période transitoire à la durée imprécise. Entente rejointe tardivement par la France sous l’effet des attentats terroristes de novembre dernier.  
En effet, les Nations unies viennent de voter à l’unanimité une résolution sur la crise syrienne qui entame sa sixième année. Une belle unanimité inédite où Russes, Américains, Européens, Iraniens et Arabes ont paraphé une feuille de route censée paver le chemin à la paix et à la stabilité en Syrie. Le tout commence par l’obtention d’un cessez-le-feu suivi d’une négociation entre le régime syrien et son opposition, la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’organisation d’élections générales censées accoucher d’un pouvoir politique représentatif de la diversité et de la volonté syrienne. Tout cela sur un calendrier de six à dix-huit mois, sans un mot sur le sort de Bachar El Assad.
Malgré ces belles intentions affichées et validées par les Nations unies, le pessimisme est de rigueur dans la plupart des commentaires et réactions. Car le diable se cache souvent dans les détails. Dans le cas syrien, trois défis majeurs et immédiats obscurcissent l’horizon. Le premier est la capacité de la communauté internationale à obtenir ce fameux cessez-le-feu de la part des différents protagonistes et à le coupler de manière harmonieuse avec la déterminante guerre contre Daesh. Après cinq années d’une sanglante guerre, le cessez-le-feu ne s’obtient pas d’un claquement de doigts ou d’une baguette magique, sauf à croire que les groupes qui se livrent une guerre sans merci en Syrie obéissent au doigt et à l’œil à leurs parrains qui ont signé la résolution de l’ONU.

 

Le second défi est la formation d’une délégation de l’opposition syrienne censée négocier avec le régime syrien de Bachar El Assad. C’est une tâche qui paraît tout aussi compliquée, tant cette opposition est traversée par des contradictions paralysantes, déchirées qu’elle est entre de multiples allégeances aux agendas souvent antagonistes. Tiraillée par l’influence structurelle d’Istanbul, voisinage géographique oblige, ou celle idéologique de Riyad, sous l’influence croissante de ses salafistes, ou encore celle sonnante et trébuchante de Doha, à la recherche effrénée d’un rôle ou d’un leadership, cette opposition a depuis longtemps perdu sa boussole politique. En témoignent les multiples structures qui ont ambitionné de la représenter sans succès  ces cinq dernières années.
Le troisième défi est de définir parmi les groupes qui livrent la guerre à Bachar El Assad, qui est terroriste pro-Daesh et qui est  simplement rebelle «de l’opposition syrienne modérée» pour reprendre la terminologie occidentale de cette qualification. Certains groupes financés par l’Arabie saoudite ou le Qatar sont clairement identifiés comme terroristes par certains pays qui refusent absolument de les intégrer au processus onusien de transition et proposent de les éliminer. Ce qui provoque déjà des grincements de dents et de réticences qui assombrissent le bel enthousiasme sur la Syrie initié par l’entente inédite entre Washington et Moscou à l’ONU. Et par conséquent font en sorte que Bachar El Assad sorte indemne de cette grande ébullition diplomatique sur la Syrie.    
La morale de l’histoire, dans ce grand bras de fer entre Américains et Russes sur la Syrie, Moscou semble avoir eu le dernier mot en interdisant qu’aucune référence ne soit faite au départ de Bachar El Assad. Moscou le considère comme le meilleur rempart contre Daesh. La France, la seule grande puissance qui exigeait son départ, a dû changer de fusil d’épaule et d’échelle des priorités après les attentats terroristes du 13 novembre dernier. Résultat, Bachar El Assad est moralement dénoncé mais politiquement incontournable grâce à ses parrains russes et iraniens.

 

L’heure de vérité

A scruter le calendrier précis qu’elle s’est fixée pour apporter des solutions à la crise syrienne, cette résolution des Nations unies connaîtra rapidement son heure de vérité. Que se passera-t-il si les parrains de cette feuille de route ne parviennent pas à obtenir le cessez-le-feu nécessaire à toute négociation? Vont-ils être obligés de recourir à des thérapies plus radicales? Ou vont-ils maintenir le statu quo jusqu’à la fatigue totale des protagonistes? Comme cette résolution semble avoir créé de la déception et de l’amertume chez de nombreux groupes de l’opposition, il n’est pas exclu que certains pourraient choisir le sabotage du cessez-le-feu comme moyen d’expression politique. Sans oublier qu’il faut compter dans ce fragile processus avec le facteur «Daesh», grand perdant de toute entente entre le régime et son opposition armée. Sa stratégie sera certainement de continuer à jouer la carte du chaos et de la terre brûlée à travers des opérations encore plus spectaculaires et plus provocatrices. Ce qui aura le don de faire éclater cette belle unanimité internationale sur la Syrie née à New York et obliger les intervenants dans cette crise à réécrire leurs stratégies.

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