×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Régions

Oujda, futur hub des 82.000 maîtres artisans

Par L'Economiste | Edition N°:4674 Le 23/12/2015 | Partager
Un complexe régional dédié à l’innovation et la commercialisation en cours
Une enveloppe de 20 millions DH lui sera consacrée
Valoriser les tapis Bni Ouyahyi, selham de Figuig, selles des angads... des priorités

La fabrication des selles de chevaux au niveau de l’Oriental est certifiée production originale et commence à conquérir plusieurs marchés nationaux et internationaux (Ph. A.K.)

Pour accompagner les 82.000 artisans des huit délégations de l’Oriental, la délégation régionale du ministère de l’artisanat et la chambre régionale de l’artisanat comptent renforcer la région d’un complexe regroupant tous les métiers locaux. Toutes les villes de la région sont dotées de villages d’artisans pour le développement et la commercialisation des produits locaux. «Mais notre ambition est de faire de celui d’Oujda un complexe moderne favorisant l’innovation et facilitant les opportunités de commercialisation. Il servira de hub pour le renforcement de l’attractivité des espaces de production et de commercialisation. Quelque 20 millions de dirhams lui seront débloqués» a expliqué Driss Boujoualla, président de la chambre régionale de l’artisanat, lors du lancement de la semaine de l’artisanat organisée du 17 au 23 décembre. Une semaine commerciale jalonnée par l’organisation des journées de formation en matière de gestion financière, sensibilisation à l’importance de la qualité et l’amélioration des processus de production. Des démarches indispensables pour permettre aux artisans de constituer leurs petites entreprises et les aider à trouver de nouveaux marchés pour leurs produits.
La nouvelle approche en matière de sauvegarde de l’artisanat passe par la valorisation du contenu culturel. Une opportunité pour capitaliser sur le patrimoine des maîtres artisans tout en prospectant l’avenir avec des offres compétitives. «De telles ambitions sont tributaires des actions lancées sur le terrain pour préserver, valoriser et promouvoir cet héritage», confie à L’Economiste Malika Rabhi, actrice associative.
Toutefois, le secteur n’est pas bien organisé et nécessite l’engagement de tous les partenaires et intervenants pour encourager les artisans et sauvegarder les métiers qui sont en voie de disparition. Passer à une production concurrentielle nécessite la création de coopératives gérées professionnellement. Il nécessite aussi l’amélioration de la qualité des produits via la mise en place de labels et de marques facilitant l’accès aux marchés cibles de manière pérenne.
Quant à Khalid Dlimi, directeur régional du ministère de l’artisanat, il souligne que l’organisation des foires est indispensable pour marketer les produits locaux et certifier ceux qui font leurs preuves. Une opportunité pour capitaliser sur le patrimoine des maîtres artisans et lancer des produits phares spécifiques à la région à l’instar du tapis des Bni Ouyahyi, selham de Figuig, blouza oujdia et les selles des angads.

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI
 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc