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Culture

Des Marocains sur des fresques murales monumentales

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager
«Tracing Morocco» d’Hendrik Beikirch à Jardin Rouge
Du 7 décembre au 17 janvier 2016
Les Marocains comme source d’inspiration

Il aura fallu deux ans de collaboration pour ce projet.

Goes au Danemark est l’une des villes participantes au projet Tracing Morocco. C’est sur l’un de ses immeubles, que le portrait de Mohamed un agriculteur marocain, s’affiche en version monumentale. Un visage humain de
50 m de hauteur apporte un souffle nouveau à un genre bien classique (Ph. Jardin Rouge)
 

Tracing Morocco est un voyage visuel d’Essaouira à l’Ourika, en passant par Aït Ourir et Marrakech. A l’oeuvre, l’artiste allemand Hendrik Beikirch, dont le travail est présenté à Jardin Rouge du 7 décembre au 17 janvier 2016. Un périple qui aboutit à la réalisation de 22 portraits encre et acrylique sur toile, 7 fresques murales monumentales dans le monde entier et un livre, édité par la fondation Montresso et soutenu par la fondation Cartier, qui retrace le parcours de cet artiste à la rencontre des Marocains. Au coeur de cette envie, rendre hommage à des métiers anciens du Royaume, que l’on voit disparaître avec le temps. Bergers, camionneurs au volant de machines surchargées, bouchers, zelligeurs ou simples maçons habitués à un outillage rudimentaire et ancestral… des hommes et des femmes, souvent photographiés, que l’artiste voulait mettre à l’honneur. Quoi de plus significatif que le visage et le regard, porteurs d’une expérience de vie évidente? C’est ainsi que certains des portraits de Beikirch, réalisés à l’encre d’Inde, à la peinture acrylique et à la peinture en bombe, ont été reproduits sur des murs gigantesques dans toutes les grandes villes du monde. Comme Mohamed, barbier de profession, à New York, Fadma à Rome, Mounir à Naestved ou l’agriculteur Mohamed à Goes au Danemark,

Pendant 2 ans, l’artiste allemand Hendrik Beikirch a mené son projet Tracing Morocco. En résidence à Jardin Rouge, il a pu réaliser 22 portraits encre et acrylique sur toile des Marocains rencontrés dans la région de Marrakech
 

et d’autres encore à Copenhague, Oslo, Mourmansk, Toulouse… avec un mur en projet à Marrakech dès janvier. Afficher ces anonymes qui représentent le Maroc et sa culture, et surtout la beauté de ses habitants, est une manière de rendre visibles des hommes et des femmes souvent laissés dans l’ombre. Une œuvre qui est l’union de tous les contraires: le sujet est simple, la peinture complexe. Le message est clair, l’échelle est spectaculaire. Une fusion de l’universel et de l’individuel.
De ce projet, en est tiré un livre dont la publication est prévue le 5 décembre, en avant-première au Maroc, et en janvier 2016 en Europe. On y découvre toute la passion de l’artiste pour le pays et pour tous ceux qu’il a rencontrés, photographiés puis encrés sur la toile. Un projet qui révèle à nos sociétés faites d’images lisses et fades, la beauté de ces hommes et femmes marqués par le temps. A lʼheure dʼune mondialisation qui uniformise nos moindres gestes de vie, cet hommage aux travailleurs manuels, dont le geste et le savoir eux aussi nous quitteront, est une bouffée d’air frais.

 

Une fondation engagée

La fondation privée Montresso est pensée comme une collection d’art moderne et contemporain. En 2007, elle s’investit dans la création et le développement d’un village d’artistes dans la région de Marrakech: Jardin Rouge. Le lieu accueille des artistes en résidence tout au long de l’année, de toutes origines sociales et géographiques. Tout en participant à l’essor artistique de la ville ocre, son fondateur entend promouvoir des artistes autodidactes issus «de la rue» et une peinture générationnelle sans frontières entre les disciplines. Les séjours et bourses des artistes sont entièrement financés et la pérennité des  projets assurée. Mais la fondation opère aussi auprès de nombreuses associations et organisations de bienfaisance en leur offrant des œuvres à l’occasion d’événements caritatifs. Enfin, un espace muséal ambitieux devrait voir le jour en 2016 permettant l’exposition permanente de la collection d’art Montresso.

Stéphanie JACOB

 

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