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Finances-Banques

Attention, si les PME coulent…

Par L'Economiste - Franck FAGNON - - | Edition N°:4661 Le 04/12/2015
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Ce sont les petites et moyennes entreprises qui souffrent de la contraction du crédit
Il faut une croissance économique supérieure à 5% pour relancer la machine
Le secteur immobilier en «garde à vue»!

Parfois accusées d’avoir trop poussé les promoteurs durant la période euphorique, les banques se défendent: «Les gens cherchent un bouc émissaire pour justifier leurs difficultés ou leurs échecs», estime M’Fadel El Halaissi, directeur général délégué Pôle banque de l’Entreprise à BMCE Bank of Africa (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: A quoi imputez-vous le ralentissement des crédits d’investissement?
- M’Fadel El Halaissi:
Le Maroc a fait preuve d’une grande résilience depuis la crise financière de 2008. Mais comme nos partenaires européens n’ont pas réglé tous leurs problèmes économiques, forcément l’effort est aujourd’hui colossal pour le Maroc. Nous subissons, d’une certaine manière, les affres de la conjoncture internationale en particulier celles de nos alliés, la France, l’Espagne et les pays de l’Union européenne en général. Nous avons en conséquence une croissance moins robuste. Même si elle reste correcte, une économie émergente comme le Maroc a besoin d’une croissance au-delà de 5% pour trouver son équilibre. Lorsqu’on réalise moins de 4%, l’on ne crée pas suffisamment d’emplois et donc, pas assez de demande pour stimuler l’investissement des entreprises.
- Que prévoyez-vous pour 2016?
- La conjoncture est difficile et le restera probablement en 2016. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais il faut se préparer dès maintenant. Rien n’indique à ce jour un retournement de la situation. Il ne faut donc pas s’attendre à une remontée significative du crédit l’année prochaine.
- Quelle catégorie d’entreprises souffre le plus de ce coup de froid sur le crédit?
- Ce sont les TPME qui éprouvent le plus de difficultés. Il y a moins d’opportunités pour cette catégorie d’entreprises qui est à l’origine de la création de richesses. Les grandes entreprises, elles, sont déjà établies. Elles continuent à tourner bon an mal an et consomment toujours du crédit. Mais si les difficultés des PME/PMI persistent, à un moment ou à un autre, cela pourrait affecter les investissements des grandes entreprises.
- Y a-t-il des secteurs plus vulnérables que d’autres dans le contexte actuel?
- L’économie marocaine est assez diversifiée. Il n’y a pas un secteur qui prédomine sur un autre. Cette diversité est d’ailleurs l’un des clés de sa résilience. Ceci dit, le secteur qui est un peu malmené aujourd’hui est l’immobilier, en partie à cause de l’inadéquation entre l’offre et la demande. Il faudra du temps pour procéder à un rééquilibrage. Nous avons suffisamment de demande en logement pour alimenter les prochaines décennies. Il va falloir adapter l’offre aux réels besoins du marché. Le secteur immobilier n’est pas en crise, mais il traverse une conjoncture difficile. Nous sommes dans un cycle creux. L’inconnue, c’est le temps que va durer ce cycle. Si la croissance revient à 5%, les difficultés dans l’immobilier seraient réglées en quelques mois.
En dehors de l’immobilier, tous les secteurs exportateurs, excepté les mines et l’automobile, souffrent parce que les opérateurs n’ont pas la maîtrise des facteurs exogènes qui peuvent impacter leur activité.
- Les banques n’ont-elles pas une responsabilité dans les difficultés de l’immobilier?  
- A chaque fois, les gens cherchent un bouc émissaire pour justifier leurs difficultés ou bien leurs échecs. Les banques sont des acteurs économiques comme les autres. Nous sommes avant tout des commerçants, mais avec certaines spécificités. Dire que les banques ont contribué aux difficultés de l’immobilier, oui, nous l’assumons. Quand le marché était porteur, forcément les banques ont accompagné les opérateurs d’une manière confortable et généreuse. Nous financions des projets à des quotités assez élevées parce que la demande était là et les projets se vendaient. Puisque la demande s’exprime moins aujourd’hui, l’on accuse les banques d’avoir trop financé les promoteurs dans le passé. Il faut être devin pour savoir qu’en 2010 par exemple, il fallait réduire les crédits à la promotion immobilière. Ceci dit, nous tirons toutes les leçons de la situation actuelle.
- Quels sont ces enseignements?  
- Nous finançons les projets en fonction de notre analyse interne de la demande. Nos analystes sont devenus aussi experts, voire plus que les promoteurs eux-mêmes. Les prêts à des quotités élevées sont aussi révolus. Le coût du terrain est à la charge du promoteur et la banque finance la construction, la viabilisation du terrain, etc. D’un autre côté, nous ne finançons plus des projets promus par des opérateurs lambda. Avant, un fonctionnaire, un ex-banquier ou encore un retraité pouvait mobiliser des fonds auprès des banques pour financer un projet immobilier. Si vous n’avez pas une expérience avérée dans le secteur, les banques ne suivent plus.
Propos recueillis par
Abashi SHAMAMBA
& Franck FAGNON
 

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