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Finances-Banques

La panne du crédit à l’investissement

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager
L’encours affiche une baisse annuelle de 1,8% en octobre
La croissance globale du crédit décélère à 0,7%
Bagarre sur les taux d’intérêt

«J’ai rarement vu une année comme celle qu’on vient de vivre», confie un banquier. La croissance du crédit a encore décéléré en octobre pour s’établir à 0,7% en rythme annuel. Le comportement du crédit confirme une tendance lourde depuis 2011. Si la demande des ménages a considérablement ralenti, elle se maintient tout de même. Par contre, c’est la panne du côté des entreprises. Les crédits d’investissement affichent une baisse annuelle de 1,8% en octobre. Excepté une performance de 6,8% à la même période l’année dernière, l’on est sur un rythme très faible depuis quatre ans. Les crédits destinés à la promotion immobilière suivent le même trend. L’encours était en recul de 5,4% en octobre dernier.
La banque centrale était intervenue à deux reprises en 2014 avec la baisse du taux directeur pour stimuler le crédit, mais rien n’y fait. Ce n’est pas le coût de l’argent qui freine la demande. Les chefs d’entreprise manquent de visibilité. Pour les experts, la cuvée 2016 sera probablement du même acabit que l’année qui s’achève.
La croissance non agricole va s’accélérer l’année prochaine, mais elle restera molle. Le projet de loi de Finances a prévu quelques mesures pour relancer les investissements des entreprises. La TVA sur investissement sera remboursée au-delà des trois ans exonérés. De même, l’impôt sur les sociétés va baisser pour les entreprises de petite taille. C’est encourageant, mais ces initiatives ne vont pas fondamentalement changer l’attitude des opérateurs économiques. Sur la baisse de l’IS, «les entreprises ont surtout besoin d’un coup de pouce dans le haut du bilan», fait savoir un banquier d’affaires. Les carnets de commande ne sont pas consistants et la dégradation des délais de paiement (voir encadré) pose un réel problème. La reprise lente des économies de l’Union européenne, nos principaux partenaires, pèse aussi.
Mais jusqu’ici, la demande intérieure demeure le principal moteur de la croissance. L’atonie des prix observée en 2014 a soutenu la consommation des ménages. Il reste que le taux de chômage (plus de 10%), bien que meilleur comparé aux pays de la région Mena, est tout de même un handicap. Toutes ces personnes qui sortent du marché du travail impactent négativement la demande des ménages. Les PME qui sont les moteurs de la création d’emplois embauchent peu ou pas du tout aujourd’hui. Le principal souci des patrons est de faire tourner l’activité au quotidien. Ils ont donc du mal à se projeter sur un horizon long.
Le ralentissement du crédit a pour effet d’accentuer la concurrence sur les tarifs. «Il y a une compétition féroce sur les taux aujourd’hui», confirme un banquier. «Nous allons presque tomber au taux au jour le jour pour les facilités de caisse par exemple», ajoute la même source.
 La distribution de crédit est de loin la première source de revenus des banques d’où la bagarre pour placer les produits. Les établissements de taille moyenne pourraient en souffrir. «Je crains que cette compétition très forte ne mette en difficulté les banques de petite taille», appréhende un observateur.

La jurisprudence Maghreb Steel chez Alliances

Le milieu financier ne s’est pas encore remis des difficultés de certains grands comptes, même si beaucoup de banques notamment ont pris des précautions face aux difficultés de la Samir ou encore d’Alliances. L’impact dans le bilan des banques sera en partie quantifié au premier trimestre 2016 au moment de la présentation des résultats annuels.
Les difficultés des grandes entreprises ont mis en évidence la nécessité de revenir à certaines bonnes pratiques tout en maintenant la compétition entre les établissements. Il s’agit notamment de la syndication sur les très gros dossiers. En tout cas, Bank Al-Maghrib pousse sur ce chemin, sans vouloir revenir à un système d’encadrement du crédit. Cela n’est pas souhaitable, avait justement estimé le wali de BAM en septembre dernier. Auparavant, il avait également indiqué que toute participation à la restructuration des entreprises en difficulté sera conditionnée à un changement de gouvernance. Les banques qui ont participé à la restructuration de la dette d’Alliances ont exigé et obtenu le changement du management du groupe. La jurisprudence Maghreb Steel sera donc appliquée au groupe immobilier. Après la restructuration financière actuellement en cours, la prochaine étape concernera la gouvernance. «Tout propriétaire d’un groupe qui se retrouve dans une situation difficile comme celle d’Alliances doit changer le management. Cela signifie que l’équipe dirigeante n’a pas su anticiper les difficultés», indique un analyste.
D’une certaine manière, ceux qui sont à l’origine du problème ne peuvent pas faire partie de la solution. C’était la fameuse formule de Laurent Fabius à propos de Bachar Al Assad.

Les PME deviennent les banquiers des grandes entreprises

Alors qu’elles doivent consentir des délais de plus en plus long à leurs clients, généralement les grands comptes, pour ne pas perdre un marché, les PME assistent d’un autre côté à un assèchement des crédits de trésorerie. L’encours a baissé de 5,6% en octobre sur un an. La tension sur les trésoreries demeure très forte pour cette population d’entreprises. «Les poids lourds sur le marché rallongent au maximum les délais de leurs fournisseurs et raccourcissent les délais clients», confirme un banquier.
Chaque grande entreprise se fait de la trésorerie sur plus petite qu’elle. Au-delà de la dégradation de la relation interentreprise, l’Etat qui est un grand mauvais payeur joue un rôle important dans les difficultés des entreprises. «Les créances de l’Etat doivent être payées à temps pour créer une certaine émulation sur le marché», avance un professionnel. Les entreprises publiques et semi-publiques doivent faire de même. Il faudra que les banques jouent le jeu aussi pour assouplir la trésorerie des entreprises. «En face des difficultés, certaines banques se recroquevillent et réduisent leur offre de crédit», et c’est un banquier qui le dit.

 

 

Franck FAGNON

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