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    Evénement

    Le nouveau tour de table de la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:4654 Le 25/11/2015 | Partager
    Banques, Assurances, CDG, CFCA entrent dans le capital
    La part des sociétés de Bourse ramenée à 20%
    La signature du mémorandum d’entente aujourd’hui à Casablanca

     Les négociations ont duré, mais les différents partenaires sont parvenus à un accord sur l’ouverture du capital de la Bourse. La démutualisation du capital devrait permettre d’avancer sur d’autres chantiers urgents pour relancer le marché. La tâche des dirigeants de la société gestionnaire sera d’améliorer l’offre de la place et de convaincre les entreprises à s’introduire

    Après moult négociations, le tour de table de la Bourse de Casablanca a été bouclé. Comme attendu, les banques prendront une participation directe. Elle s’élève à 39%. Les sociétés de Bourse qui étaient jusqu’ici les seuls actionnaires verront leur poids dans le capital diminuer à 20%. La volonté de diversifier le tour de table de la Bourse se traduit par une entrée de la CDG et des assureurs au capital. Ils détiendront respectivement 25% et 11% de l’actionnariat. Le reliquat, soit 5%, revient à Casablanca Finance City Authority (CFCA). La présence de CFCA dans le tour de table se justifie par le rôle qu’aspire à jouer Casablanca Finance City dans la région. L’idée est d’envoyer un message de la vocation régionale de la Bourse.
    La Berd et le London Stock Exchange qui étaient pressentis pour intégrer l’actionnariat n’y figurent finalement pas. Cela dit, «la CDG pourrait céder un morceau du capital à un partenaire stratégique international comme la London Stock Exchange par exemple», confie une source proche du dossier. La signature des documents de la démutualisation du capital de la Bourse aura lieu aujourd’hui au siège de l’institution en présence de Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances. Les changements au sein du tour de table de la société gestionnaire de la Bourse donneront lieu à une recomposition du conseil d’administration. Il sera constitué de 12 membres. Les actionnaires auront dix sièges. Les deux autres seront attribués à des personnes indépendantes. La Bourse qui va se transformer en holding gérera l’ensemble de l’infrastructure du marché. Elle sera donc appelée à mettre en place la chambre de compensation.
    Attendue depuis longtemps, la démutualisation du capital de la Bourse devrait permettre d’avancer sur d’autres chantiers urgents et accélérer la réforme du marché. Celui-ci est dans un état quasi comateux. Les dernières introductions n’ont pas réveillé la place. Déjà, elles sont de petite taille et d’un autre côté, les résultats mitigés des sociétés cotées ont refroidi les investisseurs.
    L’une des principales tâches des nouveaux pilotes de la Bourse sera surtout d’améliorer l’offre de la place et de ramener les entreprises sur le marché. La mise en place d’un marché pour les PME s’avère à cet effet primordial. Le challenge aujourd’hui est de faire converger le calendrier politique et la cadence d’évolution des marchés. Ou bien, il faudra renforcer les prérogatives de la société gestionnaire de la Bourse au lieu qu’elle soit continuellement freinée dans ses actions par des contraintes réglementaires.
    Par ailleurs, la relance du marché tiendra aussi à une action synchronisée entre les différentes autorités de la place, notamment avec le gendarme de la Bourse. La communication financière de nombre d’entreprises n’est pas adéquate et les dérapages ne sont que légèrement sanctionnés. Ce qui n’incite pas à une prise de conscience des dirigeants. Or, au-delà du manque de profondeur de la place, la mauvaise communication financière de certains émetteurs pénalise le marché.
    A terme, l’objectif est de positionner la Bourse en tant que véritable source de financement de l’économie. Pour le moment les entreprises ne jurent que par le crédit bancaire quand elles ne s’autofinancent pas. Ceci étant, le faible recours au financement de marché en général est aussi un problème culturel. Il y a encore un travail de sensibilisation à effectuer.
    M. C.

     

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