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    Tinghir/Patrimoine faunistique
    La réserve de M’cissi accueille 20 oryx algazelles

    Par L'Economiste | Edition N°:4645 Le 11/11/2015 | Partager
    Opération de translocation pour restaurer le patrimoine faunistique national
    Le Maroc dispose des plus grands stocks mondiaux d’oryx, avec 353 individus

    20 oryx algazelles ou oryx dammah ont été transférés, en semi-captivité, de la réserve de Rwayes au Parc national de Souss Massa (PNSM) vers la station d’acclimatation de M’cissi, dans la province de Tinghir (Ph. HCEFLCD)

    20  oryx algazelles, ongulés sauvages, ont été réintroduits la semaine dernière dans la réserve de M’cissi, relevant de la province de Tinghir. L’opération, menée par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a eu lieu la semaine dernière et a permis le transfert des animaux en semi-captivité, de la réserve de Rwayes au Parc national de Souss Massa (PNSM) vers la station d’acclimatation de M’cissi qui s’étale sur 4.000 ha. Cette translocation, qui représente une avancée majeure dans la restauration du patrimoine faunistique marocain, a pour but de créer un noyau fondateur acclimaté de l’oryx algazelle, afin de mieux gérer la diversité génétique de ces populations. Et aussi de préparer la réintroduction de l’oryx dans la nature à Errachidia et à Boujdour. Bien entendu, avant leur transfert, les vingt individus d’oryx ont été soumis à des prélèvements et prises de données scientifiques. Il faut noter que cette translocation est vraiment une opération importante pour le Maroc et pour la communauté internationale de conservation de la nature. En effet, elle s’inscrit dans un programme à long terme pour la restauration du patrimoine faunistique, et en particulier pour la réintroduction de l’oryx algazelle in situ. Ceci d’autant plus que le pays dispose des plus grands stocks mondiaux d’oryx, avec 353 individus. Par ailleurs, la situation de la réserve en bordure de l’axe routier Rissani- Msissi- Tazarine est un facteur favorable pour la valorisation touristique de l’enclos, étant donné la fréquentation de cet axe par les touristes. Dans ce sens, il faut rappeler que le HCEFLCD a élaboré une stratégie nationale de conservation des sept espèces d’ongulés sauvages. Trois espèces d’entre elles vivent à l’état sauvage, la gazelle dorcas, la gazelle de cuvier et le mouflon à manchettes. Alors que quatre autres espèces ont été réintroduites dans des espaces protégés sous forme d’enclos. Il s’agit de la gazelle dama mhorr, l’addax, le cerf de berbérie et l’oryx. Cette stratégie couvre à la fois les populations sauvages et captives selon une approche de conservation et de gestion du troupeau national de chaque espèce. Des résultats satisfaisants ont pu d’ailleurs être atteints durant le programme décennal 2005-2014. Dont, notamment, le maintien à l’état sauvage des populations de la gazelle dorcas, de la gazelle de cuvier et du mouflon à manchettes et la restauration de certains de leurs habitats. Ainsi que l’établissement de groupes fondateurs,  addax et gazelle dama, dans la station d’acclimatation de la faune saharienne de Safia, province de Bir Guendouz, et de l’oryx et de la gazelle dama dans la station d’acclimatation de M’cissi. Pour la planification décennale 2015-2024 concernant l’oryx, le HCEFLCD prévoit le maintien, avec amélioration de la gestion, des deux populations captives au PNSM et à M’cissi. Et l’établissement de deux populations à l’état sauvage, dans les régions d’Errachidia et de Boujdour.

    Protection

    La vision stratégique du HCEFLCD pour la conservation des 7 espèces d’ongulés sauvages s’inscrit dans le cadre des recommandations des conventions internationales. Notamment,  la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, la convention sur la conservation des espèces migratrices et la  convention sur la diversité biologique. Quant à lui, le plan d’opération décennal s’articule autour de la gestion des populations sauvages et captives, la surveillance et la lutte contre le braconnage. Et également, la réintroduction des espèces éteintes à l’état sauvage, la sensibilisation à la protection de la faune sauvage et la valorisation par le tourisme de vision.

    De notre correspondante, Fatiha Nakhli

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