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    Fès-Insécurité
    Des policiers accusés de complicité

    Par L'Economiste | Edition N°:4642 Le 05/11/2015 | Partager
    Houleuse réunion entre les commerçants et le wali
    La presse déclarée «persona non grata»

    Coup de théâtre, mardi dernier, au siège de l’ex-préfecture de Fès-médina qui abritait une houleuse rencontre entre le wali, les commerçants et la société civile, autour de l’insécurité à Fès. La presse a été déclarée «persona non grata» (Ph. YSA)

    Ils en ont marre des problèmes d’insécurité. Les commerçants de l’ancienne médina de Fès ont fermé boutique mardi dernier pour venir présenter la situation sécuritaire au wali, Essaid Zniber. Le rendez-vous leur a été donné au siège de l’ex-préfecture de Fès-médina, à 17h environ. Ils étaient près de 200, en colère, anxieux et déterminés à dénoncer l’insécurité qu’ils vivent en plein jour. «Même si le chef du district nous a expressément demandé de modérer nos propos devant le nouveau wali, nous allons crever l’abcès», indiquait, avant la réunion, l’un des commerçants qui se dit «terrorisé». Unanimes, les autres ajoutent tous qu’ils vivent dans la même crainte permanente, de se voir agressés, ou même tués...! «Nous devons absolument le faire savoir au plus grand nombre, à travers la presse,  pour qu’il y ait une intervention des autorités centrales», scandent-ils. De leur côté, les autorités locales font le blockhaus. Bizarrement, elles ont interdit aux journalistes de la presse nationale d’accéder à la salle où se tenait la rencontre entre le wali et les commerçants. D’après de nombreuses personnes qui y ont assisté, il s’agissait d’un véritable réquisitoire, houleux et alarmant. «Les gens qui vous entourent savent très bien où se cachent ces délinquants et peuvent les ramener en un clin d’œil», hurle un commerçant devant le wali, entouré du préfet, le chef de la brigade touristique, et d’autres responsables sécuritaires. Pour rappel, douze policiers de la ville sont poursuivis actuellement pour leur présumée relation avec des dealers.
    Que ce soit les habitants ou les commerçants, les doléances sont les mêmes. «Quelle est l’utilité de la vidéosurveillance, pourquoi les malfaiteurs ne craignent plus l’autorité, et surtout, pourquoi ces agresseurs une fois arrêtés sont aussitôt relâchés?» s’interrogent les citoyens. En effet, la multiplication des agressions, surtout ces dernières semaines, a installé une peur sans précédent. Chaque jour, la vieille médina enregistre des vols à la tire ou à l’arrachée, mais aussi des agressions à l’arme blanche. «Nous ne sommes plus en sécurité dans nos magasins. Les agresseurs ont fait fuir nos clients. Fès qui ambitionne d’être une destination touristique est devenue un monstre qui fait peur», regrettent les commerçants. Ils proposent des opérations de ratissage dans tous les quartiers périphériques de la ville de Fès. «Il faut également libérer l’espace public des marchants ambulants, aménager des parkings, et restaurer la confiance».
    Ce que les manifestants trouvent regrettable en revanche, c’est qu’en dépit de la gravité de la situation actuelle en matière de sécurité, une partie des autorités continue à assurer que «la criminalité à Fès n’est pas plus importante qu’ailleurs et que cette ville est surtout victime de l’amplification de ses faits divers par la presse!» Bref, un vieux discours auquel personne ne croit, surtout au regard du regain des agressions et de la colère des commerçants et habitants de la médina. Tout le monde s’accorde à dire que le cocktail pauvreté-chômage fait énormément de dégâts et qu’il portera fatalement un coup autant à l’industrie qu’au tourisme. Suite à l’appel de détresse des commerçants, le wali devait se réunir, mercredi dernier, avec le préfet de police et d’autres responsables sécuritaires. A l’issue, un plan d’urgence devait être établi, accompagné de commissions de suivi afin d’être informé en temps réel.
    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI
     

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