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    Economie

    Pétrole: Après les cours, la demande va aussi baisser

    Par L'Economiste | Edition N°:4627 Le 14/10/2015 | Partager
    Les projections de l’AIE pour 2016
    Il faut s’attendre à un afflux du brut iranien sur le marché
    Avec une demande d’or noir moins forte que prévu

    Les prix du pétrole perdaient du terrain mardi 13 octobre. Ceci dans un marché prudent après la publication d’un rapport mitigé de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) concernant la demande

    En 2016, le marché pétrolier pourrait rester déséquilibré. Le scénario de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) est comme suit: «Une demande d’or noir moins forte qu’anticipé et une offre excédentaire malgré une production américaine affaiblie».
    La nouvelle situation en Iran (le Parlement iranien a ouvert la voie à la mise en œuvre de l’accord nucléaire) devra aussi changer la donne. En cas de levée des sanctions internationales, la hausse des exportations iraniennes de pétrole devrait maintenir une situation d’offre excédentaire. Il faudra s’attendre à un afflux de pétrole iranien sur le marché. L’Iran pourrait écouler quelque 600.000 barils par jour supplémentaires (soit 3,6 millions de barils par jour en tout) en cas de levée de ces sanctions.
    En attendant, la production des pays non membres de l’Opep devrait continuer son recul. Dans sa stratégie, le cartel cherche surtout à réguler la production et le prix par un effort coordonné de ses pays membres, notamment en instaurant un système de quotas de production. Les membres constituent donc un cartel de producteurs. Ils se mettent d’accord sur la quantité de pétrole exporté, ce qui influence le prix du marché. Pour l’instant, des prix plus bas du pétrole (les cours du brut ont dégringolé de près de 60% depuis juin 2014) soutiennent une forte croissance de la demande. La chute du prix du pétrole représente une «bénédiction» pour l’économie marocaine. C’est aussi un coup de pouce pour les finances publiques. «Le consensus voit plutôt un prix du pétrole oscillant entre 60 et 70 dollars dans le futur. Les effets d’une retombée du prix du pétrole à un niveau plus bas (40 dollars) sur l’inflation, les politiques monétaires, les taux d’intérêt, les cours boursiers, la croissance des différentes régions sont assez évidents», avait indiqué récemment Patrick Artus, chef économiste chez Natixis. «Il nous semble qu’il faut que les investisseurs réfléchissent à ce scénario de prix du pétrole plus bas: la demande mondiale du pétrole reste affaiblie par la modestie de la croissance mondiale et les efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique», poursuit-il. Pour l’expert, «la production de pétrole au contraire augmente globalement dans les pays de l’Opep, en Arabie Saoudite, en Irak, en Russie, peut augmenter dans le futur en Iran, ne baisse pas aux Etats-Unis». D’après l’AIE, les principaux consommateurs de la planète (les Etats-Unis et la Chine achètent plus de brut) portent la hausse cette année à 1,8 million de barils par jour. Elle a ainsi relevé à 94,5 millions de barils par jour (mbj) sa prévision de consommation pour 2015 contre 94,4 mbj précédemment.
    Pour 2016, les perspectives sont moins bonnes. En cause, «une croissance mondiale affaiblie et un estompement de l’effet prix». L’année prochaine, la croissance de la demande devrait ralentir à 1,2 mbj pour atteindre un total de 95,7 mbj, contre une prévision précédente de 95,8 mbj. Du côté de l’offre, 96,6 mbj ont été pompés dans le monde au mois de septembre. La baisse de la production des pays non Opep comme les Etats-Unis (58,28 mbj) ayant été compensée par une progression de celle des membres du cartel pétrolier (31,72 mbj).
    L’Irak plus particulièrement, deuxième plus gros acteur de l’Opep, a enregistré un record de production à 4,3 mbj avec une hausse de sa production de 130.000 barils par jour.

    Hors Opep

    Pour la zone hors cartel, la tendance est moins optimiste. «Les prix plus faibles du pétrole et la réduction des investissements devraient entraîner une baisse de près d’un demi-million de barils par jour de la production non Opep l’année prochaine», selon l’AIE. Les Etats-Unis, la Russie et la Norvège étant durement touchés. Dans sa dernière sortie, l’Opep table aussi sur une plus forte baisse qu’initialement prévu de la production des pays non Opep, notamment les Etats-Unis. Pour 2015, cette production s’établirait à 57,24 mbj contre 57,43 mbj précédemment estimés et elle baisserait à 57,11 mbj en 2016. Pour parler stratégie et dernières tendances, une réunion technique est prévue le 21 octobre de l’Opep avec d’autres pays producteurs de pétrole. Une réunion globale est prévue pour décembre 2015.

    Hors Opep

    Pour la zone hors cartel, la tendance est moins optimiste. «Les prix plus faibles du pétrole et la réduction des investissements devraient entraîner une baisse de près d’un demi-million de barils par jour de la production non Opep l’année prochaine», selon l’AIE. Les Etats-Unis, la Russie et la Norvège étant durement touchés. Dans sa dernière sortie, l’Opep table aussi sur une plus forte baisse qu’initialement prévu de la production des pays non Opep, notamment les Etats-Unis. Pour 2015, cette production s’établirait à 57,24 mbj contre 57,43 mbj précédemment estimés et elle baisserait à 57,11 mbj en 2016. Pour parler stratégie et dernières tendances, une réunion technique est prévue le 21 octobre de l’Opep avec d’autres pays producteurs de pétrole. Une réunion globale est prévue pour décembre 2015.

    F. Z. T.

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