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    Economie

    Prix alimentaires: La baisse va continuer

    Par L'Economiste | Edition N°:4627 Le 14/10/2015 | Partager
    La facture des importations alimentaires au plus bas
    Les céréales de base sont au cœur de la tendance

    Michael George Hage: «Pour faire face à la pénurie d’eau, il est essentiel d’élargir le champ de l’analyse à d’autres domaines permettant de faire indirectement des économies d’eau substantielles. Ceci concerne la réduction des pertes et du gaspillage des productions et des aliments le long des circuits de récolte, de stockage, de mise sur les marchés, d’approvisionnement …»

    Les cours des principales denrées agricoles traversent une période de repli. Et ce, en raison notamment du niveau élevé des stocks, de la forte baisse des prix du pétrole et du raffermissement du dollar américain.  Michael George Hage, représentant de la FAO au Maroc revient sur les dernières tendances.
    - L’Economiste: Jusqu’où ira le cycle baissier actuel des prix alimentaires?
    - Michael George Hage: Les cours des denrées agricoles traversent une période de fléchissement sans précédent. Après plusieurs hausses de 2007 à début 2011, la plupart des prix des céréales et des huiles végétales sont soit stables, soit en recul.
    Ainsi, la facture mondiale des importations alimentaires devrait diminuer en 2015, s’établissant à 1.090 milliards de dollars, soit le plus faible niveau en cinq ans, et en recul de près de 20% par rapport au record de 1.350 milliards atteint en 2014. Cette baisse à laquelle ont contribué les cours des céréales, des produits laitiers, de la viande et du sucre, s’explique également par la baisse des taux de fret due à la chute des cours du pétrole.
    Toutefois, il reste à la répercuter sur les revenus des agriculteurs.  La réduction des marges pour les petits exploitants ruraux a de fortes chances d’aboutir à une réduction des investissements à la ferme, rendus en partie responsables des fortes hausses de prix durant la dernière décennie. La faible rentabilité peut aussi nécessiter davantage de mesures d’incitation à l’investissement dans l’agriculture et les services économiques ruraux (crédit, routes …).
    - Quelles sont les dernières tendances?
    - La tendance des dernières années et les perspectives d’avenir varient en fonction des catégories d’aliments. Les prix du riz tendent à se démarquer des autres céréales, tandis que ceux du sucre ont toujours été volatils, ayant perdu et gagné la moitié de leur valeur plus de 12 fois depuis 1990. La viande et les produits laitiers se conforment à la tendance générale mais, en tant que denrées plus périssables, ils réagissent avec un certain délai.
    Les céréales de base sont au cœur de la tendance à la baisse des prix, à la suite de plusieurs années de bonnes récoltes à l’échelle mondiale ainsi qu’à la constitution de stocks à des niveaux record. Compte tenu des prélèvements, les stocks céréaliers s’établiront à 638 millions de tonnes à la clôture de la campagne de 2016, en recul de 4 millions de tonnes par rapport à leur niveau d’ouverture, selon les prévisions de la FAO.
    Propos recueillis par
    Fatim-Zahra TOHRY
     

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