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    Economie

    Anuga: Forte participation, petite diversification
    DNES à Cologne, Abdelaziz GHOUIBI

    Par L'Economiste | Edition N°:4627 Le 14/10/2015 | Partager
    Le Maroc fait son entrée dans le rayonnage du bio et du surgelé
    La bataille du design et de l’innovation pour renouveler la demande

    En cette période,  les hôtels de Cologne et villes avoisinantes affichent complet. Et le même dynamisme gagne aussi l’hébergement chez l’habitant. Le plus grand Salon mondial de l’alimentation explique l’affluence exceptionnelle dans cette cité historique. Environ 200.000 professionnels de plus de 170  pays  participent à Anuga pour découvrir les dernières tendances dans l’industrie alimentaire.
    Du  10 au 14 octobre, la ville de Cologne vibre au rythme de cette imposante exposition. L’édition 2015 de l’Anuga a drainé 6.800 exposants d’une centaine de pays. Le tout est réparti en 10 expositions spécialisées.  Des halles dédiées aux boissons, jus, viandes, boulangeries, épicerie fine,  charcuterie, huiles, produits du terroir, fruits et légumes surgelés, en conserves, séchés et déshydratés… La gamme des produits présentés se décline par centaines de spécialités.
    Pour attirer le consommateur, les industriels redoublent d’imagination sur le design et le contenant. Un peu comme dans la téléphonie mobile. A la valeur d’usage du produit, celui-ci doit être également «tendance». Cela est visible dans tous les pavillons de pays à tradition agroalimentaire: France, Espagne et Italie. Elle tend aussi à se généraliser parmi les pays émergents et même en développement. A titre d’exemple,  la Turquie dont le pavillon est mitoyen de celui du Maroc a réalisé d’importantes avancées sur la voie de la valorisation et de présentation de produits: olives, huiles, abricots, figues, confitures, tomates. La Tunisie et l’Egypte sont également sur les pas des pays développés.
    A côté, le Maroc qui compte parmi les premiers pays participants à cet évènement depuis les années 1980 fait profil bas. Certes, des percées sont constatées pour certains produits tels les pâtes, couscous, jus, huiles d’olive et câpres mais pour ce qui est des produits phares comme les olives de table, les conserves d’abricots et les cornichons, il reste à la traîne.  C’est le vrac qui prédomine.
    D’ailleurs comme le signale l’ex-président de la Fédération des industries de la conserve des produits agricoles du Maroc -Ficom-, le secteur est en perte de vitesse. L’export des olives de table est en retrait de 20% sur les deux dernières années. Et les conserves d’abricots qui continuent d’être destinées à l’industrie européenne de la pâtisserie affichent également un repli du même niveau. L’industrie du poisson qui représente plus de la moitié des exportations de l’agroalimentaire hors fruits et légumes frais ne s’est pas non plus diversifiée. Seul motif de satisfaction, le Maroc vient de pénétrer pour la première fois les rayonnages des produits bio. C’est le gage d’une certification sur toute la chaîne de valeur. Initialement, 77 entreprises marocaines devraient prendre part à l’Anuga dont une douzaine de primo bénéficiaires. Mais il y a eu des désistements. Pourtant, les participants sont subventionnés à hauteur de 80% du coût  global au salon. Même les partenaires institutionnels, la Ficom et la Fédération de valorisation des produits de la mer n’ont pas fait le déplacement.  
    L’édition de «l’Anuga 2013»  avait enregistré la participation de 69 entreprises. Une trentaine de produits marocains ont été référencés pendant 4 semaines à Neumart, l’un des plus grands centres commerciaux de Cologne. Pour l’actuelle  édition,  le paquet a également été mis sur la communication: affichage publicitaire à l’entrée principale du salon, dans les différents halls ainsi qu’au niveau de l’aéroport de Cologne.  Un dossier spécial Maroc a été aussi publié dans un magazine allemand spécialisé. De même, une  campagne digitale a été menée sur le home page de 10 sites web d’information économique avant et pendant l’événement.
     Il faut dire que malgré la situation désavantagée du pavillon marocain, à l’extrémité du hall 11, l’affluence des visiteurs était remarquable. De nombreux exposants déclarent n’avoir pas chômé.

    La dernière campagne de Maroc Export

    C’est la dernière participation à l’Anuga pilotée par Maroc Export. Et avec trois grands salons dédiés à l’agroalimentaire: le Sial de Paris, Fruits Logistica de Berlin et Dubaï-Foods. Ce sont entre autres les manifestations les plus prisées par les professionnels.  Pour ces derniers, quel  que soit l’organisateur, «l’essentiel est de maintenir le niveau du soutien financier et la qualité de l’accompagnement».
    Maroc Export  passe le flambeau à l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce). Les nouveaux concepts de promotion  qui consistent en l’organisation de pavillons permanents intégrant  tous les secteurs y compris le culturel. Pour présenter le Maroc dans ses multiples diversités, tous les organismes en charge de promotion sont obligés de coordonner leur violon pour vendre la même image du Maroc selon les spécificités sectorielles. Reste à savoir si le nouvel entrant dispose de l’expertise nécessaire à la prise de relève. Entre  2012 et 2014, Maroc Export a réalisé plus de 56 actions promotionnelles en faveur du  secteur agroalimentaire. Pour la DG de Maroc Export, Zahra Maafiri, le bilan est positif: les entreprises accompagnées ont réalisé une augmentation de 13% de leur chiffre d’affaires.

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