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    Innovation
    Le Maroc n’arrive pas à tirer profit de ses ressources

    Par L'Economiste | Edition N°:4621 Le 06/10/2015 | Partager
    Selon l’analyse de l’Indice mondial pour l’année 2015
    Classement amélioré, mais sans impact sur la croissance économique
    L’entreprise marocaine peu impliquée

    Le Maroc n’arrive pas encore à profiter amplement de ses ressources humaines et matérielles pour valoriser son action en matière d’innovation. C’est le constat de Fatima Zaoui, responsable du centre universitaire d’innovation et d'incubation à l’université de Rabat après la publication dernièrement de l’Indice mondial de l’innovation (GII) 2015. Un classement a été établi par ce dernier en évaluant les résultats en matière d’innovation de 141 pays du monde en s’appuyant sur 79 indicateurs. Le Maroc a amélioré sensiblement son rang par rapport aux dernières années en passant de 92 en 2012 à 78 en 2014. En comparaison avec les pays de la région, le Maroc occupe la 2e place au Maghreb, et la 5e en Afrique devancé par l’Ile Maurice, l’Afrique du Sud, les Seychelles et la Tunisie, rappelle Zaoui. Dans la région Mena où Israël arrive en tête, le Maroc occupe la 15e place et est classé dixième dans le monde arabe.
    «Focaliser juste sur le rang du classement marocain en termes d’innovation peut masquer une analyse rigoureuse des déterminants du succès ou de l’échec de notre système d’innovation», constate Zaoui. Pour elle, «la réelle performance d’innovation d’un pays dépend de la taille des moyens utilisés (les ressources qui sont données par le facteur input) et des résultats (scores de l’output) obtenus». Et leur évolution dans le temps permet donc de poursuivre la trajectoire des performances d’un système national d’innovation efficient. Un exercice que Zaoui a tenté d’appliquer pour le cas du Maroc durant la période 2008-2014. Cette réflexion a permis de relever une amélioration au niveau de l’évolution et le taux de croissance par an de l’indice de l’input d’innovation (ressources) marocain qui a atteint 40,5% en 2014. Sur ce volet, Zaoui rappelle certains exemples de progrès réalisés par le Maroc en matière d’environnement des affaires et renforcement des infrastructures. Le Maroc offre des conditions facilitant la création de nouvelles entreprises, ce qui lui a permet de se positionner au 45e rang, indique-t-elle. Il y a aussi l’amélioration au niveau de la formation des diplômés universitaires en sciences et en ingénierie. Mais le transfert de l’ensemble de ces moyens en résultats sur le développement économique par le biais de l’innovation et la recherche reste très modeste. «Plus encore, le Maroc semble régresser en termes d’efficience dans l’utilisation de ses ressources», regrette Zaoui. Les causes de cette situation sont multiples dont notamment la dichotomie entre le monde de l’entreprise et les universités. Sur ce volet, il faut rappeler que le nombre des dépôts de demandes de brevets d’invention d’origine marocaine s’élève à 353 en 2014. Le grand lot revient aux universités et centres de recherches avec 190 brevets, suivis des personnes physiques (127), alors que pour l’entreprise, on enregistre seulement 36 dépôts de brevets. Le grand défi reste donc comment un pays comme le Maroc, transforme ses (moyens) ressources en résultats ou output, conclut Zaoui.

    Les meilleurs

    La Suisse, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas et les États-Unis d’Amérique sont les cinq nations les plus innovantes au monde selon l’Indice GII 2015. Dans la région Afrique du Nord et Asie occidentale, l’Arménie (61e) et la Jordanie (75e) continuent de faire mieux en matière d’innovation compte tenu de leur niveau de développement et sont rejointes cette année par le Maroc (78e), précise l’OMPI, de l’Université Cornell et l’INSEAD qui assurent la publication du GII.

    N.E.A.

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