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    International

    Tunisie/FMI
    Soutien financier en contrepartie de réformes
    De notre correspondante permanente, Yousra MAHFOUD

    Par L'Economiste | Edition N°:4610 Le 17/09/2015 | Partager
    C'est la réponse de Lagarde lors de sa dernière visite dans la capitale
    Stratégie à mener sur plusieurs fronts: croissance, réduction du taux de chômage, réforme du système bancaire,…

    «C’est le moment d’entrer en action», a déclaré Christine Lagarde, Directrice du FMI, lors de sa visite à Tunis. «Si en 2016, la Tunisie souhaite poursuivre le partenariat, le financement et mettre en œuvre les réformes, le FMI sera prêt à étudier la demande»

    La question vaut plus d’un milliard de dollars dans le cadre d’un nouveau programme d’appui mais aussi la confiance d’un bailleur de fonds de taille en phase de pré-lancement du plan de développement quinquennal. La visite marathon effectuée par Christine Lagarde en Tunisie en milieu de semaine dernière était loin d’être une simple visite de courtoisie. La directrice du Fonds monétaire international s'est dite optimiste "à court terme" à condition que les réformes promises par l’Etat tunisien soient menées et au plus vite. Christine Lagarde attend désormais des actes concrets sur les réformes pour rétablir les conditions d’une croissance économique durable dans la Tunisie post-révolution. Le FMI n’impose pas des indicateurs macroéconomiques précis, il demande juste à être convaincu à travers la cohérence des prévisions et des projets avec à la clé une rationalisation des dépenses et une optimisation des recettes. Dans les coulisses, et de sources bien informées, la visite de Christine Lagarde fut d’abord  un espace de négociations, mais aussi un petit jeu de pouvoir du FMI qui réclame désormais plus de célérité dans les réformes. Elle a permis de voir de près les orientations du nouveau plan de développement quinquennal 2016-2020. Ces sources indiquent d’ailleurs que, dans ce contexte, c’est l’institution de Bretton Woods qui a exhorté les autorités financières à publier les évolutions trimestrielles négatives enregistrées au début de l’année au lieu des glissements annuels (cf. www.leconomiste.com). Les perspectives d’ici la fin de l’année ne seraient pas reluisantes (+1% au mieux) sous l’effet du recul des recettes touristiques et estimé à près de 50%. Autres chantiers et non des moindres: la relance des investissements, le contrôle de la masse salariale publique (plus de 12% du PIB), la restructuration bancaire, l’amélioration du Business Environment… La réforme financière a également été remise sur le tableau des recommandations.
    La visite de deux jours était d’abord un forum d’échanges, avec son lot de réunions en comité et de séances d’information, où se sont croisés délégations, fonctionnaires et représentants du secteur privé et même de la société civile. On y a surtout parlé de l’état de la reprise économique, de la stabilité financière et monétaire, de la justesse des politiques publiques et de l’aide au de développement. Cette visite avait donc pour ultime objectif "de rapprocher les perceptions sur ce qu'il convient de faire", a lancé d’emblée Lagarde lors du point de presse tenu au siège de la banque centrale entourée de ChedlyAyari, gouverneur de l’institution, Slim Chaker, ministre des Finances, et Yassine Brahim, ministre du Développement. Son discours de circonstance, face à une palette d’économistes, de banquiers et d’analystes triés sur le volet, a basculé de l’optimisme à la critique quant aux délais prévus pour entamer les grandes réformes. «C’est le moment d’entrer en action», précise-t-elle. Et la directrice du FMI de tempérer, les portes de l’institution sont toujours ouvertes: «Si en 2016, la Tunisie souhaite poursuivre le partenariat, le financement et mettre en œuvre les réformes, le FMI sera prêt à étudier la demande». L’occasion pour le gouverneur de la banque centrale de monter à la charge: «La Tunisie va probablement demander un nouveau plan d’aide d’au moins 1,7 milliard de dollars. Les négociations avec le Fonds devraient commencer en novembre prochain pour que le programme aboutisse au mois de mars 2016».

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