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    Economie

    Comptes régionaux
    Deux pôles assurent la moitié du PIB

    Par L'Economiste | Edition N°:4603 Le 08/09/2015 | Partager
    Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra créent 48% des richesses
    Les ménages de cinq régions dépensent plus

    La répartition du PIB selon le découpage en 12 régions fait ressortir  une plus forte concentration dans la création de richesse

    Forte concentration de la création des richesses et importantes disparités entre les 12 régions. Le constat est dressé par le Haut-commissariat au Plan qui vient de rendre publics les comptes régionaux 2013. Ce qui donne une idée sur les zones où la création de richesse est importante, les dépenses de consommation ainsi que sur les activités économiques qui tirent les régions. Des éléments que les futurs présidents devraient certainement prendre en compte surtout qu'ils donnent une idée sur les  forces et faiblesses de chacune des régions.
    La création de richesse reste concentrée à Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra: 48%. Ces deux régions recèlent des activités industrielles et de services, grosses créatrices de valeur ajoutée.
    Cinq autres régions créent 40,5% du PIB.  Il s'agit de Marrakech-Safi (9,5%), Fès-Meknès (9,1%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (8,9%), Béni Mellal-Khénifra (6,6%) et Souss-Massa (6,4%). A côté de l'agriculture et de la pêche, certaines de ces zones comptent des activités industrielles ainsi que les services.
     Le reste affiche une participation assez faible puisqu'elle ne dépasse pas 11,4%. L'Oriental contribue pour  4,5% à la création de richesse, 3% pour Drâa-Tafilalet alors que les trois régions du Sud sont à 3,8%.
    Les comptes régionaux révèlent une profonde dispersion importante entre les différentes régions. Celle-ci est plus importante que dans le découpage en 16 régions. Ainsi l'écart absolu moyen entre le PIB des différentes régions et le PIB régional moyen est de 50,8 milliards de DH. Ce qui s'explique par la concentration au niveau de la création de richesse et se reflète aussi par rapport au PIB par habitant.  A ce niveau, quatre régions dépassent largement la moyenne nationale (27.356 DH). Il s'agit de Casablanca-Settat (45.117 DH), Dakhla-Oued Ed-Dahab (44.221 DH), Laâyoune-Saquia Al Hamra (34.167 DH) et Rabat-Salé-Kénitra (31.462DH).
    Dans les autres régions, le PIB par habitant  est  compris  dans  une  fourchette     allant de 16.021 DH à Drâa-Tafilalet à 24.874 DH à Guelmim-Oued Noun.
    Ainsi l’écart absolu moyen entre le PIB par tête des différentes régions et le PIB par tête national est de 8.049 DH. Un niveau inférieur à celui qui ressort  dans le découpage de 16 régions  (8.762 DH).
    Les dépenses de consommation finale des ménages restent également concentrées au niveau des zones qui créent le plus de richesses: 70,6% proviennent de cinq régions. Il s'agit de Casablanca-Settat (22,3%), Rabat-Salé-Kénitra (12,9%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (11,9%). Viennent ensuite Marrakech-Safi (11,8%) et Fès-Meknès (11,7%). Les autres sont à des parts des dépenses de consommation finale des ménages variant entre 1,1% à Laâyoune-Saquia Al Hamra et 8% à l’Oriental. Ce qui renvoie encore une fois aux disparités qui existent entre les différentes zones. L’écart des dépenses de consommation finale des ménages par habitant par rapport à la moyenne régionale  est de 3.803 DH contre 2.852 DH dans le découpage en 16 régions.
    K. M.

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