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Entreprises

Résultats semestriels de la Snep
Vraiment la faute au marché de l’éthylène?

Par L'Economiste | Edition N°:4588 Le 13/08/2015 | Partager
Les revenus plongent de 17%
L’entreprise impute sa contreperformance à la hausse des prix des intrants

La Snep enregistre un chiffre d’affaires en repli de 17% aux termes des six premiers mois de l’année. La société met en cause la hausse des prix de l’éthylène sa matière première, ainsi que l’importation massive du PVC en provenance des pays européens et du Mexique notamment

Snep n’est pas parvenue à atteindre ses objectifs au premier semestre 2015 et vient de lancer un avertissement sur ses résultats. Son niveau de production lors des six premiers mois, s’est rétracté de 15% et son chiffre d’affaires à 328 millions de DH, décroche de 17% par rapport à la même période de l’année dernière.
La Snep a dû faire face à une pression à la hausse des prix de l’éthylène (sa matière première), malgré la baisse continue des cours de pétrole. Le coût de l’éthylène a dépassé la barre des 1.000 euros la tonne. Sur fond de ralentissement économique, certains fournisseurs européens («crakers») cherchaient à maintenir leur compétitivité en réduisant les coûts. Leur arme? La fermeture pure et simple de capacités. D’autres, par contre, ont été contraints de fermer pour travaux de réparation après avoir subi de sévères incendies. Cette réduction de l’offre s’est répercutée sur les cours de l’éthylène.
De plus, la Snep qui a longtemps évolué dans un contexte hyperprotégé ne s’est jamais remise de l’ouverture des frontières. L’importation massive du polychlorure de vinyle (PVC) n’arrange guère les activités de la société. Ces produits proviennent essentiellement d’Europe mais également du Mexique, la Turquie, le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Australie et l’Argentine. Les pays de l’Union européenne sont d’ailleurs passés, cette année, premiers fournisseurs du Maroc en PVC avec des parts dans le total des importations, qui sont passées de 18% en 2012 à 93% en 2014. Le PVC en provenance du Mexique a aussi connu une croissance sur les deux dernières années, avec une progression de 92% entre 2013 et 2014 pour atteindre un volume de 2.611 tonnes. Un goulot d’étranglement que la Snep tente de desserrer à travers sa demande d’enquête antidumping sur les importations en provenance de ces deux destinations. La demande déposée par la société auprès des autorités rapporte une croissance exceptionnelle du volume de PVC importé, passant de 9.368 tonnes en 2012 à quelque 44.672 tonnes dès 2013. Une progression de 377% en une année! Requête à laquelle le département du Commerce a répondu favorablement.
La Snep paraît confiante quant à l’issue de l’enquête. Le management vise l’application des mesures de sauvegarde contre les importations de PVC. La société s’attend également à un «retour à la normale» des conditions de marché sur le second semestre. Le redémarrage de l’activité de l’éthylène vient de reprendre pour la plupart des «crakers» en juillet dernier. Depuis, selon certains sites spécialisés, les prix connaissent, en moyenne, une baisse hebdomadaire de 25 euros la tonne.
 En attendant, la Snep compte améliorer sa compétitivité, à travers notamment la diversification des matières premières en important un produit intermédiaire, le «DCE» plus compétitif en termes de coûts. Sur le plan stratégique, la société projette de renforcer ses écoulements à l’export, en Afrique notamment et d’augmenter sa capacité de production annuelle de PVC. Celle-ci devrait doubler pour atteindre 140.000 tonnes.
Les investisseurs en Bourse semblent cependant bouder l’action Snep. Le titre a perdu près de la moitié de sa valeur depuis le début d’année pour s’échanger à 112 DH. Une situation à laquelle l’entreprise semble être habituée depuis son introduction en 2007. Mais cette année, une autre épée Damoclès plane sur la société. Les déboires judiciaires de la maison mère Ynna Holding ont éclaboussé sa filiale de pétrochimie, allant jusqu’à entraîner une vente aux enchères infructueuse de ses actions.
A.Lo
 

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