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Politique

Le paysage audiovisuel se prépare à la campagne électorale

Par L'Economiste | Edition N°:4584 Le 07/08/2015 | Partager
Le ministère de Communication distribue le temps de parole
Le Conseil supérieur de la communication audiovisuel émet son warning

Les préparatifs pour le lancement de la campagne électorale pour les élections générales communales et régionales du 4 septembre se poursuivent.  Mardi, c’était au ministère de la Communication de mettre les points sur les «i» concernant le temps de parole des partis politiques aux chaînes publiques. Il s’agit de répartir, à travers un tirage au sort, des plages horaires attribuées aux partis. Ainsi, les 34 formations participant aux élections ont été reparties, selon le nombre des sièges dont elles disposent au Parlement, sur 3 groupes.
Le premier concerne les partis disposant d’un groupe parlementaire, soit au moins 20 sièges dans l’une des deux Chambres. Chaque formation aura le droit à 21 minutes réparties sur trois passages dans les trois rendez-vous quotidiens de l’actualité sur les chaînes  (journaux télévisés de midi, fin d’après-midi, soir). Le deuxième groupe comporte les partis qui sont représentés au Parlement. Ceux-là auront droit à 15 minutes. Ces deux groupes disposeront d’un deuxième passage «bonus» en tant qu’invités des JT. Cinq minutes pour les premiers et trois pour les seconds. Quant au dernier groupe, dont les partis ne disposent pas d’une représentation au Parlement, il aura droit à 9 minutes.
Si seul le pôle public est concerné par cette distribution, le reste du paysage audiovisuel a été soumis à des strictes recommandations du Conseil supérieur de la communication audiovisuel. Les sages ont effectivement émis une liste de recommandations engageant le paysage audiovisuel (digital exclus) dans son intégralité «à  assurer la maîtrise d’antenne» et  à respecter les principes de neutralité, d’honnêteté, d’objectivité, d’équilibre et de pluralisme.
Par exemple, les sages imposent aux journalistes et animateurs d’éviter d’inviter des experts connus pour leur appartenance partisane à participer aux programmes, pendant la période de la campagne électorale, sauf si ceux-ci n’interviennent qu’exclusivement en leur qualité d’experts. Aussi, le Conseil interdit aux journalistes, animateurs et présentateurs qui se présentent aux élections, d’apparaître ou de s’exprimer dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions, à partir de la date de la déclaration officielle de leur candidature,  jusqu’à la fermeture du dernier bureau de vote.
Les radios et chaînes de télévision seront également privées de diffuser des résultats de sondages basés sur des données recueillies des électeurs à la sortie des urnes, des estimations de résultats ou des prévisions, le jour du scrutin.
Les recommandations des sages sont non seulement ultra-prudentes quant aux éventuelles manipulations ou maladresses des médias, mais elles encouragent les différentes tranches de la société à s’exprimer. Elles incitent aussi à interpeller sur des thèmes comme les droits des femmes et leur contribution à la gestion des affaires locales et régionales, la participation des jeunes, l’accès à l’information aux personnes à besoins spécifiques...

Un temps de parole pour trois partis?

La répartition des plages horaires pour les partis ne s’est pas faite sans susciter la polémique. Et cela en raison de la décision du département de Mustapha El Khalfi de ne donner qu’une seule plage horaire à l’Alliance de la gauche démocratique (formée par le Parti socialiste unifié, le Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste et le Congrès national ittihadi). Le ministère a considéré que l’attribution des plages horaires devait correspondre à la même logique que la loi des partis politiques emploie pour l’attribution des subventions. Celle-ci ne donne qu’une seule aide aux alliances.
Bien entendu, la contestation des trois partis n’a pas tardé. Nabila Mounib, secrétaire générale du PSU, estime qu’il s’agit d’une injustice qu’il faudra rectifier. «En 2009, nous avions eu droit à un temps de parole pour chacun des partis. Je ne vois pas pourquoi cela changerait aujourd’hui. Nous l’avons signalé aux responsables du ministère qui ont promis d’y réfléchir», déclare-t-elle.

Mehdi LAHDIDI
 

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