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Culture

Deux académies, une exposition

Par L'Economiste | Edition N°:4584 Le 07/08/2015 | Partager
«Resartit»: une synergie créative entre les Beaux-arts de Tétouan et de Casablanca
10 artistes à découvrir à l’Espace Expressions CDG jusqu’au 26 août

L’Espace Expressions CDG abrite jusqu’au 26 août une exposition unique en son genre car,

Autre coup de cœur du jury, Oussama Mahassine, lauréat du 2e prix avec ses portraits qui flirtent avec un autre univers dans lequel les personnages dégagent une grande émotion (Ph. Fondation CDG)

pour la première fois, les deux académies des Beaux-arts du Maroc, Tétouan et Casablanca, présentent une exposition commune. A l’initiative de Dina Naciri, directrice générale de la Fondation CDG, ce projet a immédiatement séduit les directeurs respectifs des deux écoles. Pour la directrice de la fondation, cette exposition est une manière de «compléter la relation ancestrale du maître et de l’élève» après avoir invité en 2013 cinq maîtres de l’art marocain, et ce, en évoquant la double connotation du mot «maître», la fondation a voulu, cette fois-ci, passer le flambeau à l’élève. «Resartist, premiers pas d’une carrière créative» est une rencontre articulée autour d’une résidence artistique de 9 jours durant laquelle chaque lauréat a laissé libre cours à sa créativité dans un seul et même état d’esprit, celui de faire rayonner l’art marocain. Les travaux réalisés par le futur de la scène artistique marocaine fait la part belle à plusieurs modes d’expression dont la peinture, la sculpture, l’installation ou encore le collage.
Parmi les jeunes artistes,  Hasnae Lachgar qui réalise un travail inspiré du pop’art et du néo-impressionnisme. Son style pointilliste réalisé avec le bout des mégots de cigarettes est très chromatique et n’est pas sans rappeler le travail de l’artiste japonaise Yayoi Kusama. Un autre travail très coloré, celui de Hicham Bermaky dont la démarche est cette fois-ci  basée sur la rétrospection. D’autre part, une installation, une peinture et une sculpture de Ichraq Bououd se font échos. Réalisé en jaune et bleu, «Houta Katbous» rappelle le travail de Ouazzani. Dans un autre univers, Manna Idaali, native de Laâyoune, est très imprégnée de la culture hassanie et n’hésite pas à l’intégrer dans son art. L’artiste peintre, vidéaste, installeur et photographe, compte déjà plusieurs expositions à son actif. Mohammed Aymane Mtarfi, quant à lui, remet en question le monde virtuel et les actualités dans le secteur arabe à travers ses peintures et ses installations. Son travail montre des télécommandes, des manettes de consoles, des caméras…

Le premier prix Nafie Ben Krich est le seul Tétouanais des Beaux-arts de sa ville. Son univers immaculé n’est pas sans rappeler celui de Safaa Erruas, tant dans son aspect monochrome que dans sa minutie
 

Lauréat des Beaux-arts de Tétouan, Mohammed Noujmi fait dans le recyclage en réalisant des œuvres intéressantes utilisant essentiellement des boîtes de sardines. De son côté, Nafie Ben Krich puise son inspiration dans le magasin de son père, commerçant de poulet.  Les plumes, les os, il en fait de l’art à travers une démarche expérimentale et de recherche tantôt dans les techniques traditionnelles tantôt dans les techniques plus modernes. Les portraits de Oussama Mahassine, qui propose un travail dans l’ère du temps alliant peinture et collage de magazine dans des teintes dorées, ont également su captiver le regard du spectateur. Un autre artiste qui travaille les portraits est Reda Bahrani. Son inspiration est puisée dans l’océan et le monde qui l’entoure, sa technique combine différents supports et matières. Enfin, Said Assarrar, artiste polyvalent, interprète le monde qui l’entoure à sa manière dans ses toiles très inspirées de son village natal près de Tiznit. L’Espace Expressions CDG est en lui-même intéressant. Son architecture modulable permet de monter ou démonter des cimaises, créer des pièces en fonction des besoins des expositions et des artistes qui y exposent. La prochaine exposition est une carte blanche à Amina Benbouchta qui se tiendra du 10 septembre au 10 novembre.

 

Sur le podium…

Les délibérations n’ont pas été tâche facile pour le jury (composé d’artistes, de directeurs de musées, directeur des Beaux-arts…) car le premier et le deuxième prix étaient très rapprochés. Un podium 100% masculin avec Nafie Ben Krich qui a décroché le 1er prix avec 18 points, suivi de Oussama Mahassine avec 16 points. Le 3e prix a été remis à Mohammed Noujmi qui a récolté 11 points avec son travail sur les boîtes de sardines.

Aïda BOUAZZA

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