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Attentat de Charlie

«Ce qui nous somme»
Religion, migration et jeunesse, mes trois questions

Par L'Economiste | Edition N°:4583 Le 06/08/2015 | Partager

Quelles que soient les opinions, les valeurs et les croyances, les crimes perpétrés au nom

Psychanalyste, ca publié huit livres qui font tous référence et qui portent sur trois domaines: son métier, les déracinements humains et les jeunes. Il soutient qu’on assiste dans le monde arabo-musulman  à «l’émergence d’une prise de parole individuelle», qu’il importe donc de protéger. Jalil Bennani a fondé et présidé de multiples associations professionnelles et cercles de recherches; il a été maintes fois distingué

de la religion portent le signe d’une déshumanisation. S’ensuit un traumatisme collectif avec une sidération brutale, une stupeur, un choc. Les mots ne peuvent plus s’extérioriser (...)
Je m’arrêterai sur trois questions:
1- La place du religieux. Les guerres, les violences et les crimes se référant au texte religieux imposent d’ouvrir le débat sur sa contextualisation: chaque époque possède ses interprétations. Chacun se réapproprie l’Islam selon ses désirs, son éducation et ses angoisses. Ainsi, on constate qu’une culpabilité relative à certaines actions commises, accompagnée de regrets et de remords par rapport à un passé, conduisent certains à vouloir tout effacer par la pratique religieuse. Ils peuvent même chercher dans le recours au religieux un remède à leur maladie, une thérapie, un soulagement, une guérison (…)  Chacun a le droit de vivre sa spiritualité, en toute liberté et sans contraintes, qu’elles soient internes, liées aux névroses individuelles ou imposées de l’extérieur. La liberté de culte est donc une condition de cette spiritualité. Toutes les religions viennent de la même humanité. Une certaine forme de laïcité existe partiellement (…) Elle passe par les droits de l’homme et de la femme, par la liberté d’adhérer à des idées et à des croyances sans contrainte. Aucune discipline ne peut avoir la prétention de s’opposer à la montée de la théologie, mais l’alliance entre le théologique et le politique est en cause dans l’instrumentalisation du religieux.
2- Les migrations. Notre pays reçoit une vague d’immigrants subsahariens. Nombre d’entre eux, démunis, marginaux ou exclus (…) peuvent déclencher des sentiments contradictoires, quelque chose d’étranger à nous et en même temps de familier. Ils évoquent les souffrances que l’on préfère cacher, les douleurs enfouies, les destins malheureux qui côtoient ceux de la réussite sociale. (…) L’étranger est d’autant plus attaqué qu’il est vulnérable. Il subit la discrimination, les traitements injustes et le refus de droits. (…). L’histoire des migrations est celle de l’humanité et la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que «toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays».

Si la politique de régularisation n’avait pas été lancée au niveau du Souverain lui-même, l’opinion publique marocaine aurait-elle accepté les régularisations massives de clandestins? Pourtant cette file d’attente à Casablanca montre la diversité et la pluralité des candidats à l’installation au Maroc

3- La jeunesse, ses rêves et ses défis. Les jeunes veulent sortir de chez eux, quitter les parents (…) Ils rêvent de rupture: avec les modèles anciens, avec les habitudes, avec les lieux familiers. Sont-ils révoltés, sans valeurs, sans respect des traditions? Non, ils rejettent l’ancien, la stagnation, la stigmatisation de leur génération. Ils veulent du renouveau. Ils y aspirent et le défendent. (…) Ils communiquent différemment, par les bandes, les rituels, les jeux, les fêtes de leur âge. (…) Des jeunes bien socialisés, déjà engagés dans l’action sociale, enrichissent leurs activités et leurs rencontres grâce à la toile. D’autres, repliés sur eux-mêmes, en font un usage plus réduit et appauvri, venant suppléer leurs inhibitions et leurs frustrations affectives et sociales. Quand ils vont mal, ils se réfugient dans le virtuel, s’en font un abri. Ils (…) peuvent y subir les assauts des gourous, des obscurantistes et des extrémistes qui repèrent leur fragilité, exploitent leurs faiblesses, les endoctrinent et les poussent à commettre des actes antisociaux, des vandalismes et des crimes. Ils manquent d’esprit critique, d’où la radicalité avec laquelle ils s’adonnent à une cause qui vient combler leurs faiblesses intérieures. La réalité virtuelle leur semble plus séduisante et plus attirante que leur quotidien (…)

 

Suspicions exacerbées

Lorsque les attentats sont le fait d’individus marginaux, déculturés, ou tout simplement en échec d’intégration, on se doit d’interroger  la société où ils vivent et celle du pays dont ils sont originaires (…) Les causes des violences proviennent, d’une part, d’une société inégalitaire avec un système qui aggrave les discriminations et la fracture sociale, d’autre part des idéologies et des politiques véhiculant l’intolérance et le fanatisme.
La cruauté des meurtriers a eu comme conséquence malheureuse d’exacerber la suspicion, voire le rejet vis-à-vis d’une grande partie des membres de la communauté musulmane. (Mais) pourquoi devoir se justifier de n’avoir pas de lien avec ces individus dangereux?
Mais qui est l’autre? Son identité recouvre diverses acceptions: nationale, religieuse, sociale, existentielle (…)
On ne définit pas les personnes par leur culture et il est dangereux d’expliquer des comportements par le religieux. Il faut se situer sur le registre du droit et de la citoyenneté.

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