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Attentat de Charlie

«Ce qui nous somme»

Par L'Economiste | Edition N°:4580 Le 03/08/2015 | Partager
Abdelkader Retnani revient sur l’ouvrage qui dénonce les amalgames
Des courants de pensée différents alimentent la réflexion

Suite aux attaques survenues à Paris les 7 et 9 janvier 2015 (Charlie Hebdo- Attaque de la supérette Casher)

 

et à la grande manifestation du 11 janvier qui s’en est suivie, près de 30 intellectuels marocains se sont réunis autour d’un seul et même ouvrage publié aux éditions La Croisée des chemins. «Ce qui nous somme: réflexions marocaines sur les évènements des 7 au 11 janvier à Paris», dont le titre n’est pas sans rappeler la typographie du fameux «Je suis Charlie».  Les profils des auteurs sont très hétérogènes: écrivains, politologues, journalistes… dénoncent les amalgames qui confondent musulmans-arabes et terroristes nés au lendemain de ces évènements. C’est Abdelkader Retnani, éditeur, qui ouvre le livre en condamnant ces actes barbares. Il sera suivi par tout un aréopage d’auteurs représentant différents milieux et courants intellectuels. Parmi eux,  André Azoulay, Tahar Benjelloun, Ali Benmakhlouf, Nouzha Guessous, Driss El Yazami, Bouthaïna Azami, Driss Ksikes… En exclusivité pour ses lecteurs, L’Economiste publie tout au long de ce mois d’août des extraits.
- L’Economiste: Pourquoi les musulmans sont les seuls à se sentir coupables après de tels actes?
- Abdelkader Retnani :
Pour la simple raison que la première déclaration faite par les médias et le gouvernement français a présenté les deux coupables en tant que «musulmans français». Ils n’ont pas parlé des frères Kouachi simplement, ils ont insisté sur le fait qu’ils soient musulmans. Lorsqu’un attentat est perpétré par un tamoul, un chrétien ou un juif, on ne parle que de sa nationalité et non de sa religion. Cet amalgame de l’intelligentsia française fait cette différence que nous combattons.
- L’élite marocaine s’adresse à une élite occidentale. Est-ce que l’ouvrage ne se trompe pas de cible étant donné que c’est la grande masse qui est prédisposée à faire dans l’amalgame?
- Au fait, le livre montre que 30 intellectuels marocains réagissent aux propos de la presse occidentale qui prend pour seul responsable l’Islam pour tous les maux et les attentats de l’Occident.

 

Comme il y a plus de 5 millions de musulmans qui sont de différentes nationalités, on a voulu mettre toute cette communauté issue de différents pays  dans le même panier. Le message de l’intelligensia marocaine s’adressait aussi bien à l’Occident, en particulier à l’Europe, qu’aux Marocains et nos politiques. Le livre a d’ailleurs connu beaucoup de succès auprès du grand public, car il se reconnaît dans ce qu’il contient. Certains textes ne rentrent pas dans ma conception du «vivre-ensemble», mais j’ai respecté les dires de leurs auteurs car c’est là où réside le débat. L’un des déclencheurs de ce projet vient de ma frustration au sein d’une radio française où l’on m’a demandé d’être Charlie pour passer à l’antenne, mais je ne suis pas Charlie, ce qui ne m’empêche pas de condamner ces actes.
- Suite aux évènements vécus récemment au Maroc, l’on s’aperçoit que la fermeture d’esprit et l’intolérance ne sont pas que l’apanage d’une frange de la société occidentale. A quand un ouvrage similaire destiné aux Marocains?
- Ce livre sera destiné aux Marocains et aux responsables qui ont mis du temps à réagir. Le problème vient de la faiblesse de l’Etat. Lorsqu’on prend les 2 jeunes filles d’Inezgane, habillées normalement, que l’on met en vedette de façon aussi malheureuse montre bien qu’il y a une part de la société qui se radicalise. L’Etat de droit devait réagir immédiatement, il ne fallait pas laisser cette histoire déborder de la sorte sur les réseaux sociaux entre autres. Il n’aurait pas dû y avoir de procès à la base. C’est très grave de constater qu’une fille mineure accompagnée de sa mère ne puisse pas sortir en short. Nous sommes en train de travailler sur ce livre avec toute une équipe. Nous voulons montrer que la société marocaine ne peut évoluer que s’il y a un Etat de droit dans les règles de l’art et que l’on ne peut plus s’attaquer à un ou une jeune sans être puni. Pour être moderne et juste, une société doit réfléchir sans réagir à chaud. Nous condamnons trop rapidement. La société n’évoluera pas tant qu’on ne prend pas les devants en brisant les tabous et en disant ce que l’on pense. Le livre sur lequel nous travaillons sera très dur et ne plaira pas à tous, mais c’est cela la réalité.
Propos recueillis par
Aïda BOUAZZA
 

 

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